🎰 C Était Anne De Bretagne Duchesse En Sabots

NotreDuchesse Anne. La Duchesse Anne est une des dernières dames du canal de Nantes à Brest en Bretagne. Avant de porter le titre de Duchesse, la péniche était un bateau affecté au transport de marchandises qui portait le nom d’Idéal. Elle fut construite en 1929 en Loire Atlantique et fut mise à flot le 21 novembre 1929.
22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 1600 Henriot marque HR utilisée jusqu'en 1922. Signature sur les deux faces. Décor attribué à Jacques Pohier. Assiette à bord contourné, diamètre 24 cm. Ecusson formé d'une croix de Saint-André de couleur verte et portant la mention "Breiz". Le marli de cette assiette est formée d'une plaine azur d'ajoncs et de bruyères entourée de filets jaunes. Au bas de l'assiette, il est écrit dans le ruban "C'était Anne de Bretagne". Nous ignorons pourquoi l'artiste a souhaité flanquer une paire de sabots en face du regard de la duchesse Anne ? Ce n'est quand même pas elle qui serait passé par la Lorraine avec ses sabots ? Dondaine ! Henriot with the HR mark used until 1922. Signature on both faces. Decoration attributed to Jacques Pohier. Plate in the by-passed edge, the diameter 24 cms. Badge formed by Saint André's cross of green color and showing the mention "Breiz". The marli of this plate shows a plain azure of gorses and heathers surrounded with yellow nets. At the foot of the plate, it is written in the ribbon "C'était Anne de Bretagne". We ignore why the artist wished to put a pair of clogs in front of duchess Anne ? It is not her who would be crossed by the Lorraine with her clogs ? Dondaine ! It is necessary to be French to understand ! Published by pse - dans Pohier Jacques Henriot Annede Bretagne. Duchesse et reine de France. Claire L’Hoër. Chacun connaît la chanson C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots. Recueillie en 1880 par un folkloriste breton, elle célèbre à la fois une reine proche de son peuple et une région rurale qui Bienvenue devant la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul!! Bonjour, je me présente je suis la jeune Alix, l’héroïne de l’œuvre "Les ateliers de Dame Alix" et je vais te faire visiter la Cathédrale qui aujourd'hui accueille le superbe tombeau de François II et de son épouse, conçu à la demande d'Anne de Bretagne, leur fille. Sur la place de la Cathédrale, tu as un départ pour le petit train touristique, où Framboise et Grenadine te feront découvrir les sites principaux de Nantes en 40 Minutes. QUE DIRE SUR CETTE CATHÉDRALE ? De style gothique flamboyant, elle a été construite selon les plans de l’architecte Mathelin RODIER, entre 1434 et 1891. Sur la façade, tu peux admirer les portails à voussures finement sculptés ainsi que la statue de Saint Pierre au milieu du portail principal L'intérieur de la Cathédrale est très lumineux grâce à l'éclatante blancheur de la pierre et la féerie des vitraux modernes réalisés entre 1977 et 1982. surtout avec le soleil du matin La grande nef mesure 37 mètres de haut, elle est donc plus haute que celle de Notre Dame de Paris! LE TOMBEAU La chose à voir dans La Cathédrale Autour du tombeau, il y a quatre statues Prudence, Tempérance, Force, Justice Continue vers la rue de Verdun pour aller vers le quartier moyenâgeux, tu vas aller te promener dans des quartiers qui ont voyagé dans le temps et ressemblent à peu près à ceux qu'ont connu Alix et la Duchesse Anne "C'était Anne de Bretagne, duchesse en sabots, Revenant de ses domaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Revenant de ses domaines, duchesse en sabots, Entourée de châtelaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Entourée de châtelaines, duchesse en sabots, Voilà qu'aux portes de Rennes, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Voilà qu'aux portes de Rennes, duchesse en sabots, L'on vit trois beaux capitaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! L'on vit trois beaux capitaines, duchesse en sabots, Offrir à leur Souveraine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Offrir à leur Souveraine, duchesse en sabots, Un joli pied de verveine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Un joli pied de verveine, duchesse en sabots, S'il fleurit, tu seras reine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois !" Que nous révèle cette première partie de la fameuse comptine "La duchesse en sabot" ou "C'était Anne de Bretagne" ? C'est un hommage rendu après coup à la duchesse. L'auteur met de nombreuses répétitions pour mettre en avant certaines phrases. "sabots mirlitontaine" peuvent faire référence au fait qu'Anne de Bretagne était proche des habitants de son Duché et cette expression fait le rythme de la mélodie. De plus on sait que la Duchesse voyagea beaucoup dans celui-ci. C'est une halte à Rennes qui est le support de cette comptine et de cette fameuse prémonition " S'il fleurit, tu seras reine". Dans l'Histoire, Anne de Bretagne, le sera deux fois.
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Youare currently viewing the French edition of our site. You might also want to visit our International Edition.. It is filled with translated abstracts and 30 Avril 2010 , Rédigé par Elvy Bonjour Je n'ai pas l'intention de vous faire un cours d'histoire , mais le fait est, qu'en publiant deux billets sur la chapelle du château d'Amboise , ma curiosité concernant ce personnage a été un peu aiguisée !! Anne de Bretagne , la duchesse en sabots comme on la surnommait ! A ce propos , vous souvenez -vous ? de cette comptine que l'on fredonnait sur l'air de " en passant par la Lorraine " et qui disait > Vrai où faux ,portait -elle des sabots lorsqu'elle administrait et parcourait sa région natale ? La courte vie qui fût la sienne ,a- t'elle été heureuse ? Penchons -nous un peu sur ce que fût son existence . Elle naît à Nantes en janvier 1477 et meurt à Blois en janvier 1514 , à l'âge de 37 ans . A 13 ans en 1490 ,son père lui fait épouser par procuration le futur Maximilien 1er d'Autriche ,qui deviendra roi des romains et Anne reine par la même occasion . Puis l'année suivante en 1491 , sa précédente union annulée elle épouse le roi Charles VIII au château de Langeais . La voici de nouveau Reine ,mais des français . 15 et 21 ans sur ce tableau , on dirait des enfants ..... avec déjà un immense poids sur les épaules . Le roi meurt accidentellement , 7ANS plus tard en heurtant avec son front un linteau de pierre dans la montée cavalière du château de BLOIS . Anne pendant ces sept années de règne à ses côtés les passera quasiment toutes ...ENCEINTE . Elle mit au monde six enfants qui sont tous morts en bas âge !! TROIS jours après le dc de son époux , le principe du mariage avec le roi Louis XII est acquis . Elle se remarie donc avec le successeur de son deuxième époux en 1499 et devient ainsi Reine des français pour la seconde fois . De cette troisième union naquirent 8 enfants , dont deux seulement survécurent dont CLAUDE DE FRANCE celle des prunes !!! lol qui épousa le roi François 1er . Voilà survolée en gros l'histoire de cette femme reine, par trois fois dans sa courte existence qu'elle passa la moitié en grossesses .!!!!! Pour ses funérailles , un poème écrit par un anonyme , est aujourd'hui chanté par le groupe breton TRI YANN " Si mort à mors ............etc... Je suis sure que si vous aimez ce groupe vous avez en mémoire ceci Bonne journée et à plus tard ... elvy
Laguerre folle est la dernière des révoltes des grands seigneurs du royaume de France contre l'autorité royale de Louis XI et de sa fille, la régente Anne de Beaujeu.En août 1485, la Bretagne signe une trêve, mais en janvier 1487 le duc d'Orléans se réfugie en Bretagne et en mai les troupes françaises entrent en Bretagne.. Après la défaite des troupes bretonnes lors de la

1 – C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots, Revenant de ses domaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 2 – Revenant de ses domaines, duchesse en sabots, Entourée de châtelaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 3 – Entourée de châtelaines, duchesse en sabots, Voilà qu’aux portes de Rennes, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 4 – Voilà qu’aux portes de Rennes, duchesse en sabots, L’on vit trois beaux capitaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 5 – L’on vit trois beaux capitaines, duchesse en sabots, Offrir à leur Souveraine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 6 – Offrir à leur Souveraine, duchesse en sabots, Un joli pied de verveine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 7 – Un joli pied de verveine, duchesse en sabots, S’il fleurit, tu seras reine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 8 – S’il fleurit, tu seras reine, duchesse en sabots, Elle a fleuri, la verveine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 9 – Elle a fleuri, la verveine, duchesse en sabots, Anne de Bretagn’fut reine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 10 – Anne de Bretagn’ fut reine, duchesse en sabots, Les Bretons sont dans la peine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 11 – Les Bretons sont dans la peine, duchesse en sabots, Ils n’ont plus de souveraine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! 12 – Ils n’ont plus de souveraine, duchesse en sabots, C’était Anne de Bretagne, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois !

Cettebelle chanson sur le mariage d'Anne de Bretagne et de Charles VIII Roy de France est elle-même dérivée d'une plus ancienne chanson bretonne "En revenant de Rennes". Elle a été remise au goût du jour sous la troisième République - en changeant quelques paroles - quand le simple mot de "Lorraine" faisait vibrer le cœur de tous les Français. Anne de Bretagne Histoire et légende Une duchesse en sabots Un 25 janvier 1477 naissait en Bretagne une enfant qui allait faire parler d'elle. Anne duchesse puis reine de France . On disait que fillette , Anne courait dans la lande en sabot avec les enfants des villages et des fermes. .Que nous dit la chanson populaire ? C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots bis Revenant de ses domaines en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Revenant de ses domaines, duchesse en sabots bis Entourée de châtelaines en sabots mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Entourée de châtelaines, duchesse en sabots bis Voilà qu’aux portes de Rennes en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! .... Anne de Bretagn’ fut reine, duchesse en sabots bis Les bretons sont dans la peine en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Les bretons sont dans la peine, duchesse en sabots bis Ils n’ont plus de souveraine en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Que nous apprend cette chanson populaire que la duchesse Anne était une personne somme toute , peu conventionnelle et assez libre , et qu'elle fut reine au grand dam des bretons qui avaient perdu et leur souveraine et leur "indépendance" !.... La légende de Anne de Bretagne , la duchesse en sabots Anne vécut au Xvème siècle, duchesse de Bretagne et comtesse de Montfort et d'Etampes puis par ses mariages reine des romains et reine de France, reine de Naples et duchesse de duché de Bretagne est un duché qui existe depuis le Xème siècle à l'époque des invasions vikings, des Normands . De son enfance aucune source ne nous ait historiens et les poètes bretons ont construit une légende" .Cette belle histoire dénudée de tout fondement historique présente Anne, comme une combattante pour l'indépendance de la Bretagne de sa langue et de ses traditions .La réalité est que nous n'avons que peu de documents évoquant sa par sa marraine, elle aurait eu un précepteur breton un poète Son père François, sans héritier mâle pour lui succéder ,afin d'éviter l'annexion de son duché par le roi de France, décide de faire de sa fille Anne l'héritière du duché de Bretagne brisant ainsi les calculs du roi de France .Pour cela , le duc François fait reconnaître héritière Anne par les Etats de Bretagne à Rennes parlement. Dès lors le roi est furieux et les prétendants pour épouser Anne se père utilise sa fille pour obtenir des aides militaires et financières afin de contrer le roi de France. Ainsi la légende de la duchesse aux dix prétendants peut s'écrire Fiancée -au prince de Galles, - à Henri Tudor en exil en Bretagne, -à Maximilien d'Autriche roi des Romains , -à Albert d'Albret c'est le cousin de son père,mais Anne refuse de l'épouser il lui inspire du dégout , -Louis XII mais il est déjà marié à Jeanne la Boiteuse ; -Jean de Chalon prince d'Orange ; -à Stafford duc de Buckingham ; -le vicomte Jean II d e Rohan. -Charles VIII roi de France -Louis XII de France A la mort de Francois II de Bretagne ce dernier confie au maréchal Rieux la tutelle de ses deux filles Anne et Isabeau et la mission de les marier .Le roi de France veut récupérer la tutelle des filles de François II de Bretagne .Une guerre éclate entre le roi et le duché de Bretagne .Les états de Bretagne proclament Anne duchesse. Cette dernière fait publier des actes "Seront reconnus coupables du crime de lèse-majesté ceux de ses sujets qui la trahiraient et qui rallieraient le camp du roi de France" . Anne épouse de Charles VIII, reine de France Peu de temps après ,dans la cathédrale de Rennes Anne, épouse en premières noces et par procuration le roi des Romains, Maximilien , veuf de Marie de dépit de renforts anglais et castillans ses alliés venus soutenir les troupes ducales, le printemps 1491 voit Charles VIII mettre le siège devant Rennes où se trouve Anne, afin qu’elle renonce à ce mariage avec l’ennemi du royaume de France. Acculée, la jeune duchesse cède , malgré elle Le 6 décembre 1491 à l'aube, Anne épouse officiellement dans la grande salle du château de Langeais le roi de France Charles VIII. Ce mariage est une union personnelle entre Couronnes. À la mort de Charles VIII, il y a séparation des Couronnes clause du contrat. Anne de Bretagne redevient souveraine légitime sur son Duché, dès le deuxième jour d'avril 1498, elle rétablit la Chancellerie en Bretagne. En plus de son titre de reine, rien ne l'oblige à se marier au roi de France. Elle a eu de nombreuses grossesses et fausses couches..Six enfants sont nés mais morts en bas âge. La disparition précoce de tous ses enfants demeure un mystère . Duchesse de Bretagne, épouse de Louis XII Second couronnement d'Anne de Bretagne en 1504 à Saint-Denis, Waddesdon Manor Dès la mort de Charles VIII, héritière légitime des droits des Ducs de Bretagne sur le Duché de Bretagne, elle reprend la tête de l'administration du duché de Bretagne clause du contrat. Elle fait acte de souveraineté en tant que chef d'État du Duché par les nombreux actes qu'elle fait, elle restaure notamment la chancellerie de Bretagne au profit du fidèle Philippe de Montauban, nomme lieutenant général de Bretagne son héritier Jean de Chalon, convoque les États de Bretagne, émet un monnayage à son nom une monnaie d'or à son effigie. Elle nomme aussi responsable du château de Brest son écuyer Gilles de Texue. Trois jours après la mort de son époux, le principe du mariage avec Louis XII est acquis, à la condition que Louis obtienne l'annulation de son mariage avant un an. Elle retourne pour la première fois en Bretagne en , après avoir échangé une promesse de mariage avec Louis XII à Étampes , après le début du procès en annulation de l’union entre Louis XII et Jeanne de France. Elle eut d'autres enfants avec Louis XII, Claude et Renée de France deux filles ; Claude sera la reine de François Ier et donnera son nom à une variété de prune. Une reine mécène à l'image d'Aliénor d'Aquitaine Anne aime la poésie,la réthorique, la philosophie, l'art ,la musique, les artistes . Elle possède de très nombreux livres qui lui viennent de son père de ses acquisitions personnelles ,de cadeaux , de legs de ses époux . Parmi ses poètes de cour ,citons l'humaniste FausteAndrelin de Forlì, le chroniqueur Jean Lemaire de Belgeset le rhétoriqueur français Jean Marot. Les musiciens de sa cour sont Johannes Ockeghem, Antoine de Févin, Loyset Compère, Jean Mouton. Anne de Bretagne est sans aucun doute la première reine de France à apparaître comme une mécène recherchée par les artistes et auteurs de son y prend également à son service les musiciens les plus célèbres de son temps, Médaille d'Anne de Bretagne réalisée pour son passage à Lyon en 1499. Elle eut d'autres enfants avec Louis XII, Claude et Renée de France deux filles ; Claude sera la reine de François Ier et donnera son nom à une variété de prune. Claude l'ainée épousera contre la volonté de sa mère ,Francois Ier craignant l'annexion définitive de la Bretagne au royaume de France ! Crainte oh combien fondée ! Anne meurt vers héraut d'armes de Bretagne Pierre Choque prononce pour la première fois le cri funèbre La reine est morte ! la reine est morte ! la reine est morte La reine Anne de Bretagne est inhumée dans la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis. Ses funérailles sont d’une ampleur exceptionnelle elles durent quarante jours, et inspirent toutes les funérailles royales jusqu’au XVIII è siècle. 78histoire. par Félix Lorin. "L'histoire de St Léger en Yvelines est intimement mêlée à l'histoire de France, les dates de séjour des rois de France à St Léger, ses divers possesseurs à travers les âges. Les divers évènements qui s'y sont déroulés font mieux connaître l'histoire générale de notre pays que toute autre source. Anne de Bretagne a très tôt fait l'objet de représentations. Les propagandes royales de Charles VIII puis de Louis XII l'ont idéalisé en faisant le symbole de la reine parfaite, de l’Union entre le royaume et le duché, de la paix revenue. L’Autriche de Maximilien évincé du mariage, a porté un autre regard sur ces évènements. Au cours des siècles, les historiens et l’imaginaire populaire ont forgé une Anne de Bretagne fort différente, lui attribuant des caractéristiques physiques ou psychologiques ou des actes qui ne sont pas nécessairement vérifiables par des éléments historiques. Cet article relève les principales d'entre elles. Le physique d'Anne de Bretagne Le visage d'Anne sculpté par Michel Colombe sur l'allégorie de la Prudence, au coin du tombeau de François II. Son contemporain, le poète Disarvoez Penguern, natif de Cornouaille ou des Cornouailles ?, dit sa grande vertu, prudence ». Du physique d'Anne de Bretagne nous sont parvenues quelques descriptions de chroniqueurs, d'assez nombreux portraits sur bois ou dans des manuscrits enluminés, son profil sur des médailles, les statues des Justi sur le monument funéraire de Saint-Denis et peut-être son visage sculpté par Michel Colombe sur l'allégorie de la Prudence, au coin du tombeau de François II à Nantes[réf. nécessaire]. À l'époque, la beauté physique était encore peu estimée, et n'était que le reflet de la beauté morale. Portraits et statues présentent une femme au visage régulier et agréable, répondant à des canons universels dans l'Europe des XVe et XVIe siècles. Ceux-ci sont tous des travaux de commande, et comportent peu de signes distinctifs sous le règne de Charles VIII, toutes ses représentations sont sans personnalité elle n’est qu’une reine aux côtés de son époux ; sous le règne de Louis XII, elle incarne la paix, l’union entre la Bretagne et la France on lui donne les traits de la Vierge Marie. Anne de Bretagne est toutefois généralement représentée comme blonde. Les descriptions contemporaines et toutes les représentations qui en sont faites la parent des vêtements dignes de son rang robes de brocart rehaussées de fourrure, colliers et bijoux, hennin. Zaccaria Contarini, ambassadeur de Venise, la décrit ainsi en 1492 La reine a 17 ans, elle est de petite taille, fluette, et elle boite visiblement d'une jambe, bien qu'elle porte des chaussures à haut talon pour cacher sa difformité. Elle a le teint foncé et elle est assez jolie. Sa finesse d'esprit est remarquable pour son âge et une fois qu'elle a décidé de faire quelque chose, elle s'efforce d'y parvenir par n'importe quel moyen et à n'importe quel prix. » Symbole de l’Union entre la France et la Bretagne L’image qu’Anne répand d’elle, par ses commandes portraits, histoires, est celle d’une reine incarnant l’union entre la France et la Bretagne. Jusqu’à ce que le rattachement de la Bretagne soit assuré[1], elle est appelée Reine de Sure Alliance[2]. Elle se dévoue, comme toutes les reines de France, pour son royaume. Elle apparaît comme un symbole de paix et d’union entre la Bretagne et la France, surtout après son mariage avec Louis XII, ce qui lui vaut le surnom de "Dame Union" après son troisième mariage[3]. Dans les arts, la France est alors représentée comme un jardin enchanté tradition depuis le début du XIVe siècle, où courent porcs-épics symbole de Louis XII et hermines symbole d’Anne de Bretagne[4]. On la dote des vertus convenant à la reine de France elle est libérale, pieuse et aimante, et contribue par ces trois qualités au gouvernement générosité, prière et amour du roi, exemple vivant pour les sujets du royaume. Ces manifestations publiques d’attachement renforcent l'alliance entre les Bretons et les Français. L’épisode de la Marie la Cordelière[5] 10 août 1512, lors de la guerre contre l’Angleterre, démontre un rapprochement même si certains Bretons sont réticents à se battre pour un monarque excommunié »[6]. C'est une flotte franco-bretonne unie qui combat la marine anglaise, la nef Marie la Cordelière battant pavillon breton en tête. Anne de Bretagne commande trois histoires de Bretagne au cours de sa vie la première commande est passée en 1498 à Pierre le Baud il en avait déjà écrite une en 1480 pour Jean de Derval, et retrace l’histoire de la province de Conan Meriadec à François II, et qui est éditée en 1505 ; la deuxième est commandée à Alain Bouchard, conseiller de François II et avocat au Parlement ; elle est achevée et éditée en 1514, puis rééditée en 1518, 1531, 1532 et 1541. Chaque édition comporte des ajouts sur les règnes des rois de France à partir de Charles VIII ; la troisième est commandé en 1512 à Jean Lemaire de Belges, mais jamais éditée. Évolution de l’image d’Anne de Bretagne Dans son essai sur les biographies de la reine, Anne de Bretagne, Didier Le Fur reprend l'image d'Anne que donnent certains écrivains et historiens au cours des siècles qui ont suivi sa mort et la compare aux sources dont il dispose. Il en conclut que l'histoire d'Anne de Bretagne s'est enrichie d'éléments hagiographiques ou dépréciateurs non relatés par les écrits contemporains à la duchesse, difficiles à démontrer ou inventés. Les paragraphes ci-dessous résument l'essentiel des arguments de son livre. L’Anne de Bretagne de Georges Minois brosse au contraire un portrait sans complaisance du personnage d'Anne par une lecture critique des sources. Anne, orpheline héroïque » [7] et duchesse aimée des Bretons La réédition de l’Histoire de Bretagne de Bouchard de 1518 comprend un ajout sur son voyage en Bretagne de 1505 lors de la maladie du roi, et qui comprend un pèlerinage pour insister sur l’atmosphère de fête lors du voyage, et l’amour réciproque entre la reine et le duché ce qui est une figure obligée des comptes-rendus de voyages royaux[réf. nécessaire], l’affection populaire étant la meilleure manifestation de la légitimité des rois. Le gouvernement de la Bretagne par Louis XII n’est pas évoqué par Bouchard, qui affirme au contraire qu'Anne de Bretagne gouvernait seule le duché, et défendait les privilèges de la Bretagne. Ces ajouts sont supprimés en 1531 lors de la négociation du traité d’Union et restitués en 1532 et 1541. Cette histoire est là pour défendre les privilèges de la noblesse bretonne[réf. nécessaire], et comme une incitation, un rappel au roi à les respecter[réf. nécessaire]. Quatre ans après sa mort, Anne est présentée comme une personne aimée de son peuple et bien qu'il n'y ait pas de trace de cela de son vivant, cette relation affective sera reprise en permanence au cours des siècles suivants. En 1577, les États de Bretagne s’opposent à la levée de nouveaux impôts. Ils se basent pour cela sur le second contrat de mariage d’Anne passé en 1499 avec Louis XII, et redécouvert au milieu du XVIe siècle. Les nobles bretons y lisent la volonté que la Bretagne ait un duc, qu'elle conserve sa fiscalité et qu'elle soit administrée par les gens du pays[8]. Puis, afin d'asseoir ses revendications, la noblesse bretonne commande les Annales de Bretagne à Bertrand d’Argentré, juriste breton et petit-neveu de Le Baud. Ces Annales, éditées à Rennes en 1582 et à Paris en 1588, 1605, 1611, 1618 et 1668, font scandale d’Argentré est accusé de soutenir les prétentions du duc de Mercœur au duché de Bretagne, sont partiellement censurées, et ouvrent un débat sur la suzeraineté du roi de France sur la Bretagne. Henri III commande une réfutation à Nicolas Vignier qui meurt en 1596 ; son histoire n’est publiée qu’en 1619. Se basant sur les quelques actes signés par Anne entre 1489 et 1491, et sur deux citations[9], il crée l’image d'une jeune fille que Didier Le Fur appelle l’"orpheline héroïque" qui dirige l’État breton de 1488 à 1491 de onze à quatorze ans ; et qui doit faire face à une campagne brutale de Charles VIII. Cette image est reprise et amplifiée par la suite. François de Mézeray, historien royal, ajoute en 1646 qu’elle mène campagne seule, refuse qu’on gouverne à sa place en 1489-91 et rejette le mariage qu’on veut lui imposer, et reprend la thèse de sa volonté de gouverner seule la Bretagne par la suite. Il le fait pour justifier la capacité d’une femme, Anne d’Autriche alors régente de Louis XIV, à gouverner la France, peu avant la Fronde[réf. nécessaire]. Une seconde contestation de la levée de nouveaux impôts royaux a lieu en Bretagne à la fin du XVIIe siècle, avec la révolte du papier timbré. Cet épisode provoque un renouvellement des histoires de la Bretagne, et notamment une commande des États de Bretagne aux bénédictins de Saint-Maur. Commencée par Dom Audren, qui meurt lors de la rédaction, elle est achevée par Dom Lobineau, Elle reprend les thèses d’Argentré, et fait également scandale, sans être censurée. Elle est réfutée par l’abbé Vertot[10]. Lobineau transforme les précédentes considérations privées[réf. nécessaire] sur le refus d’épouser Alain d’Albret en volonté politique ; elle se sacrifie durant la guerre de 1489-1491 pour le bonheur de son peuple. Au début du XVIIIe siècle, l’image d’Anne de Bretagne plus duchesse que reine devient celle d’une Anne plus attachée à son duché qu'au royaume de France, notamment avec l’Histoire de Bretagne de l’abbé Desfontaines 1739, qui est souvent repris par la suite celui-ci affirme que le titre de duchesse lui était plus cher que celui de reine ; il multiplie les voyages de la reine en Bretagne ; Anne de Bretagne est peinée du rattachement de la Bretagne à la France. Pour Le Fur, sa volonté de gouverner seule devient une évidence[11]. L’image d’"orpheline héroïque"[7] se développe par la suite elle mène campagne seule avec son peuple contre le roi de France, des épisodes patriotiques nombreux sont inventés. Au XIXe siècle, le caractère de défenderesse de la Bretagne s’accentue dans un ouvrage, elle apparaît à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier[12], elle n’a d’amour que pour son pays natal[13], ses voyages sortent les Bretons de leur léthargie, suscitent fondations de couvents et constructions d’édifices religieux[14]. Ses biographies du XIXe sont consacrées pour moitié à sa jeunesse jusqu’à 1491, partie de sa vie sur laquelle existent très peu de sources. Après 1850, dans les histoires régionalistes et quelquefois dans les histoires républicaines, Anne de Bretagne n’est plus jamais présentée comme française, à l’exception des cérémonies officielles dans lesquelles elle est habillée de ses vêtements de reine ; c’est elle qui conserve l’autonomie de la Bretagne après 1491. Cela en devient une évidence, même pour les historiens français, comme Le Moyne de la Borderie[15]. Avec la création du mouvement séparatiste en 1911, Anne sacrifie sa vie pour que le nom et l’indépendance de la Bretagne soient préservés. Elle ne fait rien pour l’union du duché à la France, France qui devient coupable du non-respect de ses engagements. En 1934, un historien peu connu, Bardin, la compare même à Jeanne d'Arc[16]. Enfin, Didier Le Fur retrouve systématiquement les caractères de l'autonomisme dans toutes les descriptions qui sont faites de la duchesse Anne dans les histoires de Bretagne d'après 1945. Le mariage forcé De cette image de duchesse bretonne, attachée à l’indépendance et au bonheur de son duché, découle un autre mythe celui du mariage forcé, un mariage consenti devenant incompatible avec une lutte contre le roi de France et la défense de l’autonomie du duché. L’histoire du mariage forcé repose sur un passage de Jean de Molinet, chroniqueur bourguignon attaché à Marguerite d'Autriche, délaissée par Charles VIII au profit d’Anne de Bretagne, passage où Anne avait plus d’affection pour Maximilien d’Autriche que pour le roi de France. Il fait de ce dernier l’ennemi mortel d’Anne. La seule raison du mariage est la raison d’État. Cette thèse est corroborée par le chroniqueur royal Philippe de Commines[17]. Cette vision est reprise par Bernard d’Argentré les histoires de Bretagne, à sa suite, font de Maximilien un mari accepté car lointain donc préservant l’autonomie du duché, mais le condamnent car il ne défend pas son épouse ; le mariage avec Charles VIII répugne à Anne, pour des raisons religieuses son engagement avec Maximilien d’Autriche, thème qui donne naissance à la légende de sa piété, puis de sa bigoterie et politique elle se sacrifie. Ce sacrifice devient de plus en plus important dans les histoires du XIXe siècle, et même le mariage avec Maximilien en devient un. Le thème du rapt, issu de la propagande autrichienne des années 1491-1492, réapparaît au milieu du XIXe siècle, puis est repris abondamment par les séparatistes qui affirment tirer l’histoire du rapt d’une tradition populaire[18], le rapt délégitimant le rattachement de la Bretagne. Il est également repris dans les années 1940, les nationalistes bretons manifestant leur sympathie envers l’empire hitlérien et voyant dans l’union de la Bretagne avec le Saint-Empire un signe précurseur[réf. nécessaire]. Mauvais caractère et traître à la France Cette partie de l’image posthume d’Anne est plus le fait des histoires royales, puis nationales. Sa réputation de mauvais caractère vient d’un passage des Mémoires de Commynes, où elle montre de la rancune à Louis d’Orléans, d’humeur joyeuse malgré la mort du fils qu’elle avait eu de Charles VIII peu de temps auparavant. Cet aspect est ignoré jusqu’au XVIIe siècle, puis repris et amplifié par Brantôme. Avec une lecture partielle de quelques sources le procès du Maréchal de Gié, elle devient cynique, calculatrice, dévorée d’ambition ; ce procès révèle » son désir de fuir en Bretagne. À partir du XVIIIe, elle domine Louis XII, amoureux ses conseils auraient provoqué les défaites de 1512-13, elle aurait voulu voler le trésor royal épisode de Gié lors de la fuite inventée[réf. nécessaire], est prête à s’allier aux ennemis de la France. Cette description culmine avec Michelet, qui fait de Louis XII un roi faible dominé par sa femme ; à sa suite, les histoires de France la dotent de nombreux défauts, mis en rapport avec sa préférence pour son duché natal. Récemment,Gilles Martin-Chauffier la considère comme une reine capricieuse, dépensière, aimant le luxe et se souciant bien peu de peuple[19]. Anne, duchesse en sabots », une image d'Épinal Pour Didier Le Fur, les régionalistes bretons cherchent, dès la fondation de l’Association bretonne, un personnage capable d’incarner leur idéal de renouveau agraire et régional[20], tout en manifestant leur attachement à la nation française[21]. Leur choix se porte sur Anne de Bretagne, qui est progressivement dotée, dans les histoires de Bretagne, du costume breton[22]. Comme le veut la bienséance au XVe siècle, la duchesse porte une coiffe en permanence[23] cf. les représentations contemporaines de la duchesse. Pour Didier Le Fur, les régionalistes se servent de cet accessoire vestimentaire pour rattacher Anne à leur race[24], démontrant la simplicité des goûts nationaux bretons[réf. nécessaire]. Ensuite, Didier Le Fur rapporte que les régionalistes font porter à Anne des vêtements simples et sombres sauf lors des occasions officielles, où elle porte des habits somptueux tels qu’on les voit sur l’iconographie officielle. Mais la coiffe est adoptée par les bourgeoises fin XIXe, ce qui ôte du caractère paysan d’Anne de Bretagne. Les sabots d'Anne de Bretagne Le Voleur, 1885 Les sabots d'Anne de Bretagne Le Voleur, 1885 Fin XIXe siècle se répand l'expression Anne de Bretagne, duchesse en sabots » qui s'appuie sur la comptine Les Sabots d’Anne de Bretagne. Le Fur décrit cette chanson comme un pastiche d’En passant par la Lorraine. Cette chanson apparaît en 1880, grâce à Adolphe Orain qui dit l'avoir recueillie en Ille-et-Vilaine et a rajouté un couplet. La chanson est popularisée d'abord dans la presse enfantine[25];[26]. Elle est ensuite adoptée par les participants aux banquets celtiques de Paris qui la chantent dès 1884 à la fin des repas, ce qui la porte au rang de Marseillaise des Bretons [réf. nécessaire]. Historiquement cette image de duchesse en sabots n'a jamais été justifiée. Elle n'a jamais non plus été présentée comme une vérité historique. Elle est remise en cause par les historiens à partir de 1976[27]. L'expression, bien connue en France au début du XXe siècle, est encore été utilisée de nos jours dans certains livres d'histoire[28],[29],[30] ainsi que dans la littérature enfantine[31] et sur des dépliants touristiques. Notes et références ↑ Avec la signature des traités d'Étaples avec l’Angleterre novembre 1492 et de Barcelone avec l’Espagne janvier 1493 ↑ Didier Le Fur, p 26 ↑ Didier Le Fur, Anne de Bretagne, éditions Guénégaud, 2000. p 27 ↑ Didier Le Fur, p 29 ↑ Didier Le Fur, p 34-35 ↑ Henry Poisson et Jean Pierre le Mat, p 241 ↑ a et b Expression de Didier Le Fur ↑ Didier Le Fur, C'était Anne de Bretagne, duchesse en sabots... », L'Histoire, no 254,‎ mai 2001, p. 64 ↑ dans la Généalogie de Disarvoez Penguern, publiée quand Anne est reconnue comme duchesse, et de manière à justifier son choix comme reine, on trouve après la mort de François II Ces Sesdeux filles faisaient grande douleur Dame Anne étoit la successeresse Et commença à penser en son cœur De ses affaires comme vraie duchesse Tout le monde parloit de sa sagesse Nul ne pouvoit, à droit, apercevoir Sa grande vertu, prudence, noblesse C’est un abysme que de le concevoir. » et dans une histoire de Louis XII, de Jean de Saint-Gelais parue en 1511, on trouve, après la prise de Nantes, et lors de la rencontre de Rieux et d’Albret où estoit pour l'heure la duchesse en croupe derrière Monseigneur Dunois, ores son chancelier » . ↑ Traité historique de la mouvance de Bretagne, publié en 1710 et Histoire critique de l’établissement des Bretons en Gaule, publié en 1720 ↑ Didier Le Fur, p 161 ↑ Didier Le Fur, p 169 ↑ Jamin La Bretagne, 1844 ↑ de Courson Histoire du peuple de Bretagne, 1846 ↑ Collectif, Anne de Bretagne. Une histoire, un mythe, Somogy, 2007, p. 45 ↑ Bardin. L’autonomisme breton. 1815-1930. Poitiers, 1934. Il la juge supérieure grâce, outre ses qualités d’honneur et de bonté, à la ténacité raisonnableme de son caractère breton », et à la volonté de toute la race celtique dont elle était l’interprète ». ↑ le Roi [Charles VIII] renonça à la fille du roi des Romains, la sœur de l'archiduc [d'Autriche] qui était bien jeune [13 ans, Anne de Bretagne en avait 14...] et il prit pour femme la fille du duc François de Bretagne, pour tenir en paix le duché de Bretagne que, au moment du traité, il possédait presque en entier, sauf la ville de Rennes [qui résistait et qu'il assiégeait] et la fille du duc qui était là [dans Rennes]… » Philippe de Commines ↑ Trévaz. Histoire de Bretagne et des Celtes. 1910 ↑ Gilles Martin-Chauffier, Le Roman de la Bretagne, éditions du Rocher, 2008. ↑ Le Fur, p 188 ↑ Didier Le Fur. p 188 ↑ Didier Le Fur. p 187 et suivantes ↑ Toutes les représentations contemporaines d'Anne la montrent portant une coiffe, à l'époque partie habituelle du vêtement des femmes de toutes conditions dans toute l'Europe. Cette coiffe ne ressemble pas aux coiffes bretonnes de la fin du XIXe siècle. ↑ Didier Le Fur, p 162, 197-199 ↑ Elle paraît pour la première fois en 1881 dans une revue enfantine, La Poupée Modèle, citée par Didier Le Fur ↑ Le Voleur, numéro 1435, 1 janvier 1885, p. 8-9 ↑ Hervé Le Boterf, Anne de Bretagne, 1976 il trouve cette image pitoyable ↑ Didier Le Fur Cette image, sans être expliquée, sert de titre aux chapitres des monographies quand on évoque son règne breton, p 198 ↑ Joël Cornette. Histoire de la Bretagne et des Bretons, tome 1. Paris Seuil, 2005. p 408 et précédentes ↑ Philippe Tourault. Anne de Bretagne. Paris Perrin, 1990. Réédité en 2004, 2006. Chapitre 3 Quand une duchesse en sabots devient reine de France. ↑ Anne-Sophie Silvestre. Duchesse en sabots. Paris Père Castor Flammarion, 2005 Voir aussi Article connexe Histoire des représentations

Uneduchesse en sabots, mirlitontaine ! Ainsi, une autre comptine a véhiculé l’image de la bonne duchesse Anne de Bretagne, une noble dame en sabots. Couplet 1. C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots Revenant de ses domaines en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois !

Et le reportage de Savoie News Photo Le DL /Sophie Vercueil Après une olympiade de bons et loyaux services Thierry Pecherand, président de Chambéry Triathlon depuis maintenant quatre ans a passé le flambeau à Sophie Vercueil. Neurologue de profession, sportive accomplie et spécialiste de la distance Ironman, Sophie aura à Cœur de mettre son temps libre au profit du club sportif qui lui est cher. Élue présidente de Chambéry Triathlon pour au moins deux ans, elle est la seconde femme à tenir les rênes du club savoyard après Nathalie Frontfreyde qui avait tenu quatre ans elle aussi. Le noyau dur de l’équipe dirigeante est conservé L’équipe dirigeante conserve son noyau dur avec Maxime Cloquié vice-président, Philippe Faucheux trésorier, Maia Fourreau secrétaire et section trail, Alexandre Garin responsable technique et école de triathlon, David Labbé responsable tenues, Caroline Burgod communication, Bastien Copetti responsable pôle élite mais compte aussi deux nouvelles recrues suite au départ de Thierry Pecherand et de Fred Bihan. En effet Maxime Mithouard aura en charge l’équipe de D2 femmes ainsi que l’école de triathlon et Nicolas Cante devrait dynamiser le pôle longue distance. Les bases sont posées à Chambéry triathlon et fort de plus de 250 membres le club a de fortes ambitions pour la saison 2022. Si les équipes Élites sont toujours membres du gotha des grands clubs français D1 pour les hommes et D2 pour les féminines, l’école de triathlon monte en puissance plus de 70 jeunes et espère bien décrocher une 3e étoile des clubs formateurs, la plus haute distinction pour les clubs français. Plus que jamais les triathlètes chambériens sont dans les starting-blocks pour 2022 avec le traditionnel stage de printemps dans le sud de la France à Argelès-sur-Mer pour lancer les festivités ! Article Dauphiné Libéré du 13 novembre 2021 Article Dauphiné Libéré du 3 septembre 2021 Article Dauphiné Libéré du 6 juillet 2021 Article Dauphine Libéré du 1er juillet 2021 Article Dauphiné Libéré du 15 juin 2021 Article Dauphiné Libéré du 26 mai 2021 Article Dauphiné Libéré du 17 juin 2021
Ilsn'ont plus de souveraine, duchesse en sabots, C'était Anne de Bretagne, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! haut de page Les images présentées sur ce site appartiennent à leurs auteurs respectifs, et peuvent être enlevées sur simple demande de leur part. webmaster@
Pubblicato il 26 Mar 2001 C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots, bis Revenant de ses domaines, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Revenant de ses domaines, avec des sabots, bis Entourée de châtelaines, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Entourée de châtelaines, avec des sabots, bis Voilà qu’aux portes de Rennes, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Voilà qu’aux portes de Rennes, avec des sabots, bis L’on vit trois beaux capitaines, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! L’on vit trois beaux capitaines, avec des sabots, bis Offrir à leur souveraine, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Offrir à leur souveraine, avec des sabots, bis Un joli pied de verveine, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Un joli pied de verveine, avec des sabots, bis “S’il fleurit, tu seras reine”, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! “S’il fleurit, tu seras reine”, avec des sabots, bis Elle a fleurit la verveine, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Elle a fleurit la verveine, avec des sabots, bis Anne de France fut reine, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Anne de France fut reine, avec des sabots, bis Les Bretons sont dans la peine, en sabots, mirlitontaine. Ah ! Ah ! Ah ! Vive les sabots de bois ! Stampa Precedente Successivo » Iljustifie sa politique en la montrant dominée par l'intention, non pas de dresser la Bretagne contre la France, non pas de faire sortir le duché du royaume, mais de lui ménager une dynastie particulière et de lui assurer la conservation d'institutions séculaires, la première condition étant tenue pour la garantie de la seconde. Là fut l'idée directrice de la reine Anne, on peut Le château des Ducs de Bretagne consacre une exposition à Anne de Bretagne, du 30 juin au 30 de Bretagne, superstar depuis cinq sièclesLe château des Ducs de Bretagne consacre son expo d'été à cette figure qui connut la surmédiatisation posthume, surtout aux XIXe et XXe était Anne de Bretagne ? Le mythe a fait oublier son histoire réelle, comme il arrive aux stars modernes. La duchesse-enfant n'est pas l'impératrice Sissi, ni Marylin Monroe, mais elle a avec elles un point commun la médias du XVe siècle sont les manuscrits enluminés, instruments de la propagande royale. Comme l'explique Pierre Chotard, commissaire de l'exposition nantaise Anne fut, selon les points de vue, une reine idéale, plus duchesse que reine, une Bretonne irréductible. »Séparer l'histoire du mythePierre Chotard a pris le parti de décrire distinctement les deux réalités l'histoire et le mythe. Anne de Bretagne a fait écrire. Et travailler les imaginations. Il s'agissait de démêler l'histoire de la mythologie en s'appuyant sur des objets historiques incontestables. Ces originaux, qui viennent du monde entier, parlent et racontent l'histoire d'Anne de Bretagne. » Ils ne répondent certes pas aux questions les plus fréquentes des visiteurs du château, lieu de naissance d'Anne Où est sa chambre d'enfant ? Où sont ses sabots ? Ses bijoux ? Après Anne de Bretagne, le château devint une coquille vide. Elle vivait à la cour d'Amboise, à Paris, Lyon et Blois. Elle y a passé quelques années de son enfance et ensuite quelques mois seulement. »Une icône du XXe siècleAnne de Bretagne a connu l'autre avatar des figures mythiques elle fait vendre. Au XIXe siècle, elle devient une figure centrale du patrimoine breton. Un vrai label qui anticipe l'actuel produit en Bretagne » affiche ferroviaire, faïenceries, cartes postales, produits alimentaires et autres dérivés sont signés du profil de la Duchesse, élevée au rang d'icône quasi-warholienne. Utilisée pour le tourisme, promue par les fêtes folkloriques, l'image d'Anne devient une sorte d'AOC pour les productions bretonnes », remarque l'historien Didier Guyvarc'h. Gardienne des privilèges bretons, duchesse en sabots, paysanne et catholique, elle devient même aux yeux des celtomanes une boiteuse mal nippée, pas spécialement belle mais têtue, puisque bretonne. Anne a donc eu de nombreuses vies. Mais ce qu'on retient d'elle aujourd'hui, c'est peut-être son destin duchesse de 11 ans, reine à 14 ans et décédée à 37 ans après avoir vu mourir sept de ses neuf enfants. Marchandisée, starisée, revendiquée par tous, Anne reste l'enfant jetée dans les tourbillons de l'histoire. Une histoire qui, 530 années après sa naissance, nous touche MORVAN. Anne de Bretagne, une histoire, un mythe » exposition du 30 juin au 30 septembre. Ouverture 7 jours/7. Cour et remparts 9 h à 20 h. Nocturnes jusqu'à 23 h le vendredi soir. Pendant la programmation Aux heures d'été », du 10 juillet au 17 août à partir de 20 h, concerts le mardi, cinéma de plein air le 15 août, et bal breton le 17 août. Musée et exposition de 9 h 30 à 19 h. Musée ou exposition 5 €/3 €. Musée + exposition 8 €/4,80 €. Château des Ducs de Bretagne - Musée d'histoire de Nantes, 4, place Marc-Elder 44000 Nantes. Tél. 0 811 46 46
Quelplaisir, jadis, de glisser avec des sabots non ferrés. Qui ne se souvient avec quelque nostalgie des sabots que l'on chaussait autrefois ? Chaussures du pauvre disait-on, pourtant on chante encore « c'était Anne de Bretagne, duchesse en sabots » Qu'importe après tout, elles étaient devenues idéales pour les écoliers pendant l
Le printemps avait eu, cette année-là, une douceur si déchirante que les Français, longtemps, n’avaient pas voulu y croire. Le gouvernement avait multiplié les déclarations rassurantes, proclamé sur... 8. La mort aux trousses Par Laurent-Henri Vignaud 16. L’invention du populisme Par Jean-Louis Thiériot 18. Comment peut-on être ottoman ? Entretien avec Nicolas Vatin, propos recueillis par Geoffroy... PAR LAURENT-HENRI VIGNAUD Il y a deux façons d’appréhender le danger épidémique. La première, la plus évidente, est de déterminer en quelle proportion la maladie tue ou rend gravement malade. En... Populisme, le mot qui tue, le mot qui déconsidère l’adversaire en l’excluant du club des raisonnables. Que Viktor Orbán veuille protéger les frontières de la Hongrie populisme ! Que Donald Trump... PROPOS RECUEILLIS PAR GEOFFROY CAILLET Quels sont ces textes qui dessinent en creux le portrait d’un homo ottomanicus ? Il s’agit de textes de tous ordres textes administratifs, lettres privées,... Dans le langage courant, affirmer qu’une pratique sociale ou un comportement privé est digne de l’Ancien Régime » est péjoratif, tant deux cents ans d’enseignement républicain ont profondément... PAR MICHEL DE JAEGHEREChantal Delsol met en scène dans un livre étincelant la réaction que suscite désormais l’hégémonie de l’individualisme libertaire. Populisme contre progressisme l’opposition ne... Chacun connaît la chanson C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots. Recueillie en 1880 par un folkloriste breton, elle célèbre à la fois une reine proche de son peuple et une région rurale qui... Eusèbe, qui fut évêque de Césarée, en Palestine, rédigea, sans doute entre 308 et 311, un ouvrage historique majeur, distinct de son Histoire ecclésiastique. Il s’agit d’une vaste histoire... Pourquoi lire encore César ? Par nostalgie des versions de l’enfance, pense l’ancien élève. Pour la foule de renseignements historiques, dit l’érudit. Pour la langue, suggère le philologue. Pour le... 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L’auteur, photographe d’art, a découvert un jour, au détour d’un virage » dans le Gers, les frères mineurs capucins du couvent de Castelnau-d’Arbieu. Après plusieurs visites à ces religieux fidèles... Aboutissement de dix ans de recherche sur l’extermination des Juifs en Union soviétique occupée », de 1941-1944, ce livre dresse un tableau plus qu’un bilan. Selon les données communément admises,... Après L’Europe en enfer 1914-1949, Ian Kershaw propose l’histoire du continent entre 1950 et aujourd’hui. Avançant, après 1945, au rythme des deux superpuissances, l’Europe allait vivre selon deux... Après une histoire de l’herbe, une histoire du silence, Alain Corbin surprend encore en consacrant ce livre à ce que l’on ne savait pas aux XVIIIe et XIXe siècles avec comme focus la terre.... Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es tel est le fil de ces essais. Depuis que Thiers a posé, appuyé à un livre, chaque président se veut lecteur et écrivain autant qu’homme d’action. Ce... 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En outre, son verbe et ses écrits, qu’il manie à la perfection, sont parfois... Pur produit de l’école de la République, il choisit le 1er régiment de tirailleurs à Alger à sa sortie de Saint-Cyr et se distingue notamment en parcourant, seul, 200 km à pied en plein Sahara pour... Le 12 juin 1940, à Saint-Valery-en-Caux, le général Paul Vauthier est fait prisonnier et il passera le reste de la guerre à la forteresse de Königstein Saxe. Triste destin pour ce précurseur génial... A sa sortie de Saint-Cyr en 1900, il choisit l’infanterie coloniale où se déroule l’essentiel de sa carrière jusqu’en 1938. Diplômé de l’Ecole supérieure de guerre, il participe à la Grande Guerre... Né dans une famille bourgeoise, catholique, il choisit l’infanterie à sa sortie de Saint-Cyr et participe, comme capitaine, à la Grande Guerre. Fait prisonnier en mars 1916, il passe le reste de la... Le 20 mai 1940, les rivières susceptibles de barrer la route de l’invasion sont mises en état de défense. A l’Ecole militaire d’application de la cavalerie et du train de Saumur revient un secteur de... Ils sont trois, tous prussiens, tous nés dans des familles de militaires depuis des générations, tous formés dans des écoles de cadets, tous combattants de la Grande Guerre. Gerd von Rundstedt est le... Fils d’un aubergiste de Châteldon, dans le Puy-de-Dôme, socialiste révolutionnaire, avocat des pauvres » et des organisations syndicales, député pacifiste en 1914, il s’éloigne peu à peu du monde... Au printemps 1940, des deux maréchaux survivants, avec Franchet d’Espèrey, de la Grande Guerre, Pétain est le plus populaire, le plus humain, le plus républicain. Les anciens combattants... C’est un panorama détaillé de ce sombre mois - dans le droit fil de son très remarquable ouvrage consacré aux combats oubliés » La Fin de la campagne de France, Economica, 2010 - que présente... Ancien chef du corps expéditionnaire à Suez, théoricien de la guerre révolutionnaire et de la guerre nucléaire, ami de Liddell Hart, André Beaufre fut l’une des étoiles de la pensée stratégique... Si vous ne devez lire, sur le sujet, qu’un livre, lisez celui-là. En trente chapitres, Rémy Porte y fait le tour des interrogations que suscite légitimement la défaite. Le haut commandement... Le livre impressionne par la variété des connaissances, la qualité de la langue, l’amplitude du champ de vision. Ancien combattant de la France libre, Jean-Louis Crémieux-Brilhac a consacré neuf... C’est l’un des généraux les plus décriés des deux guerres mondiales. Repéré par Joffre, placé par celui-ci auprès de Foch, avec lequel il formera un très efficace duo, Maxime Weygand 1867-1965... Remarquablement doué au point de vue physique et intellectuel. … Excellent et parfait en tous points. » Telle est l’appréciation qu’il reçoit à sa sortie de l’Ecole supérieure de guerre. André... La destinée d’un génie peut être tragique. C’est de bout en bout le cas de celle du général Paul Vauthier 1885-1979 que Max Schiavon retrace dans cette biographie qui déstabilise bien des idées... Capturé en 1916, De Gaulle n’avait pu briller sur les champs de bataille. Homme de relations, introduit très tôt dans les coulisses de la vie politique, il s’était surtout fait connaître entre-deux-... Ce soldat saigna à blanc l’armée française. A la tête de ses Panzers, Guderian fut le fer de lance de l’armée de Hitler pendant les campagnes de Pologne, de France et de Russie. Publiés en 1950, ses... Publiés pour la première fois, les carnets du général Huntziger 1880-1941 permettent de mieux saisir la complexité de la situation pour les responsables politiques et militaires français au début... Cinq hommes dans un char. Cinq Français, jeunes et moins jeunes, venus des quatre coins de France et de milieux divers, serrés dans un B1bis de 32 tonnes lancé dans la bataille de France en cette... Depuis Herbert Lottman jusqu’à Bénédicte Vergez-Chaignon en passant par Marc Ferro et quelques autres, l’image de Pétain ne cesse de se noircir au fil des biographies qui lui sont consacrées. Au... En septembre 1939, le général Georges déplore que la France se lance dans une telle aventure pour la Pologne ». Sentiment partagé par Vuillemin qui commande l’armée de l’air. Or depuis l’année... Considéré comme le type même de l’officier prussien, Gerd von Rundstedt 1875-1953 fut l’un des plus célèbres généraux de Hitler. Il commanda en Pologne, en France puis en Russie avant d’être retiré... PAR GEOFFROY CAILLETCentré sur l’appel du 18 juin et sur la vie de famille du fondateur de la France libre, le premier film consacré à De Gaulle se tire inégalement du sujet. Alors que dix-huit films... PAR FRANÇOIS-JOSEPH AMBROSELLIAlors qu’elle paraissait inéluctable depuis l’accession de Hitler au pouvoir, la guerre qui éclate en septembre 1939 semble prendre de court la France qui, après huit... PAR FRANÇOIS-JOSEPH AMBROSELLIPAR FRANÇOIS-JOSEPH AMBROSELLILudwig van Beethoven vécut trente-cinq ans à Vienne. La capitale autrichienne conserve les traces de son passage. Il fut l’enfant chéri de... PAR MARIE-LAURE CASTELNAUJoyau de l’Art nouveau, classée Monument historique et Maison des illustres, la villa Majorelle à Nancy vient de rouvrir ses portes après quatre ans de travaux. Une maison... PAR GEOFFROY CAILLETAbritée par de nouvelles vitrines dans une galerie d’Apollon restaurée, la fascinante collection des Diamants de la Couronne brille à nouveau de tous ses feux au musée du Louvre.... PAR SOPHIE HUMANNRemontant le temps de la cité royale, d’ingénieux et gracieux trompe-l’œil habillent les murs et le mobilier urbain de Versailles. La trottinette s’est arrêtée net au milieu du...
\n \n \n c était anne de bretagne duchesse en sabots
JAustenDuchesse de Bretagne . hummm il y a encore du chemin à parcourir ! “C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots, Revenant de ses domaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois !” Diana Forever 28 mai 2012 @ 01:49 C’est assez paradoxal, de sortir un nouveau billet alors que les banques européennes sont en crise 1477-1514 Jean Perréal, Portrait présumé d'Anne de Bretagne vers 1492-1495 Bibliothèque nationale de France Paris Ce visage juvénile d'une jeune fille de 15 ou 18 ans est touchant et sans doute assez ressemblant car tous les portraits d'elles donnent les mêmes caractéristiques. C'est un visage de jeune-fille doux, dont le traits ne sont pas très fins, ni "aristocratiques". Est-ce la douceur de ce visage qui est à l'origine de la légende de la "Duchesse en sabots", jeune femme certainement à l'écoute des malheureux de son temps par son désir de proximité avec tous et de faire le bien. I. Etude morphologique succincte Jean Bourdichon, l'auteur offrant son livre à Anne de Bretagne. Miniature du Voyage de Gênes de Jean Marot, vers 1508. Paris, Bibliothèque Nationale Jean Bourdichon, Anne de Bretagne en prière avec ses siantes patronnes, sainte Anne, sainte Hélène et sainte Ursule. Miniature des Grandes Heures d'Anne de Bretagne, vers 1505-1508, Bibliothèque Nationale de France, Paris Dans les autres portraits ou sculptures que l'on a d'elle, est repris le grand front très rond, les yeux peu abrités, le nez important et qui se retrousse en un bout charnu. Il y a peu ou pas de verticalisation-rétraction frontale la bouche, le nez et les yeux sont sur une protubérance. La chair est douce, pas très tonique. Ces caractéristiques morphologiques sont en corrélation avec un caractère adaptable, très réceptif et influençable, un besoin de faire plaisir pour être aimée. La flèche verte montre que le profil est peu avancé devant les oreilles On voit peu d'aérodynamisme- rétraction latérale, la seule indication que l'on a de son profil en voyant son oreille, est son gisant, le transi de la reine[1] » . Ce n'est pas une femme d'action, elle ne prend pas d'initiatives, ne s'impose pas. Nous pouvons remarquer une nette expansion affective, un nez important, à la concavité charnue émouvante. Avec les autres éléments que nous venons de décrire, elle est mue par les sentiments de façon assez enfantine, le besoin d'être aimée et d'être prise en charge dans une atmosphère de douceur familiale. Médaille à l'effigie d'Anne de Bretagne par Jean et Colin Lepère, sur un modèle de Nicolas Le Clerc et Jean Saint-Priest, exécutée pour l'entrée royale à Lyon en 1500. Bronze. Musée du château royal de Blois L'étage cérébral, qui monte plus haut sur l'os frontal, est peut-être un peu épilé pour suivre la mode du temps, est aussi expansif, suivi par un étage instinctif plus étroit, à la bouche enfantine, douce et peu tenue et au modelé tendre et légèrement atone. C'est une grande rêveuse idéaliste et romantique. L'action est motivée par le besoin de faire ce qu'on lui demande pour être aimée, sans ambition ou affirmation personnelle. II. Vie relationnelle Nous pouvons faire l'hypothèse que c’était une femme douce et adaptative. Elle était mue par le désir d’être aimée, elle faisait sans doute tout ce qu’elle pouvait pour l’être. Jeune fille tendre et câline comme une enfant qui veut faire plaisir, elle se pliait au désir de l’autre sans en avoir de sien propre, son corps et son cœur étaient trop immatures pour cela bouche et nez enfantin, pas suffisamment de verticalisation-rétraction frontale pour lui donner du recul et un jugement personnel réfléchi. Par sa dominance affective, son moteur principal était l’affectivité. C'était d’abord une femme qui vivait au milieu des autres, échangeait beaucoup quand elle se sentait en sécurité, joyeuse et bavarde quand elle était avec des familiers grand triangle de communication, peu de verticalisation, timide et craintive en milieu inconnu. Sa recherche permanente d’être acceptée besoin d'appartenance prioritaire devait la rendre très aimable et chaleureuse, maternelle avec ceux qui sont faibles, malades ou solitaires, faisant le bien avec naturel et chaleur de cœur. Ce qu’elle aimait, c'était créer du lien entre les personnes, aider ceux qui en ont besoin, plaire à tous ceux qui l’approchaient, naturellement, sans s’en rendre compte. Elle avait autant besoin de recevoir de l’amour que d’en besoin d’appartenance devait lui faire rechercher les personnes qui faisaient clan autour d’elle, la protégeant et la rassurant. Elle était généreuse avec eux, cherchant toujours à faire plaisir. Elle était certainement humble par manque d’affirmation personnelle et sereine dans sa foi estime d’elle-même dépendait du retour positif qu'on lui faisait et en particulier de celui de sa famille. Elle faisait tout son possible pour avoir bonne conscience en obéissant aux injonctions de son éducation religieuse. Elle devait être soumise à son mari, à ses ainés et aux religieux qui l’entouraient, vivant dans un monde idéal nourri par la vision de l’imaginaire merveilleux de son époque, dont rendent compte les miniatures magnifiques par leurs enluminures des livres d’heure qu’elle affectionnait. III. Tempérament et volonté La douceur des chairs et des communicateurs alliées à ce peu d’aérodynamisme du profil vont avec un rythme tranquille, elle suivait gentiment les directives que les personnes dont elle voulait être aimée lui donnaient, ce que son éducation lui avait enseigné, sans remettre en question leurs biens fondés. Ce n’est pas sa volonté propre, son élan explorateur qui lui donne du dynamisme, mais son besoin de plaire à tous. Elle n’avait pas d’ambition, supportait très mal le conflit et voulait qu’un consensus de fraternité et de charité chrétienne l’entoure. Pas d’autre défi que de suivre ses obligations et ses dévotions le mieux possible. Elle avait certainement peur devant l’inconnu, un très grand besoin de sécurité affective, d’être entourée et rassurée, la religion y contribuant énormément. Quelles que soient les contraintes de sa position, elle s’y adaptait avec grâce et souplesse, jouait le rôle pour lequel on la préparait. Quel délice pour ses guides et son confesseur. Elle n’osait pas prendre d’initiatives sauf pour plaire, donner des cadeaux. Sa grande générosité vient de là, de l’observance des enseignements de son éducation, surtout religieuse. Elle les a appliqués avec une dévotion filiale soumise, une grande simplicité. Elle devait cependant être capable de grandes choses, de dépasser ses limites pour accomplir ce qu’elle pensait être son devoir, faire le bien autour d'elle et avoir la conscience tranquille. Elle recherchait une reconnaissance pour sa valeur de femme de foi et d’obéissance. IV. Vie intellectuelle Son intelligence, très intuitive, était participative, les rêves et la réalité se mélangeant un peu. Elle était dans la beauté du monde, participant mystiquement avec l’environnement par son sens esthétique qui l'a faisait adhérer à ce qu’elle voyait, et ressentait dilatation générale, front uniformément rond, grands yeux à fleur de visage, bombé sous le sourcil. Elle devait avoir une conversation très primesautière, sautant d’un sujet à lautre, comme les idées ou plutôt les images se présentent, sa grande mémoire fonctionnant par associations successives, une image en appelant une autre. Elle devait écouter avec bienveillance, disponible et très intéressée par l’autre. Elle devait avoir une excellente mémoire, retenant intégralement ce qui se disait. Cela la rendait certainement encore plus attachante, car elle pouvait restituer les détails d’une conversation ancienne, le contexte et même éventuellement ce que portait la personne. Il n’y a pas de logique et de raisonnement mais une pensée magique qui croit que les pensées et les prières ont une vraie action sur les autres, que les superstitions sont effectives, il faut conjurer, prier sans cesse pour ne pas subir le mauvais sort. .Le problème avec cette incapacité à prendre du recul et considérer objectivement ce qui se passe autour d’elle a dû être très douloureuse en cas d’accident ou de traumatisme, car elle n’avait pas de capacité à mettre la vision traumatisante à distance et donc de pouvoir la voir se dissoudre, petit à petit, dans l’oubli. Les visions et sensations traumatisantes continuaient à l’habiter avec la même force persistante. Bombé traduisant un sens esthétique de la forme Un sens esthétique très prononcé et une grande imagination la rendaient très sensible à la beauté, du monde ou des objets. On sait à quel point elle fut une mécène, au goût très fin, et, bien sûr, à la grande générosité. Jean Pichore, scène de dédicace Antoine Dufour offrant son livre à la Reine Anne de Bretagne. Miniature des Vies de femmes célèbres, Nantes, Musée Dobrée Hors Série Histoire N°75 L'Objet d'Ar Je déduis de sa participation mystique au monde, une foi simple, pleine de merveilleux. Son imagination et son besoin d’affiliation devaient se retrouver dans sa conception de la divinité, elle devait idéaliser un couple parental. Un père sévère mais bienveillant surveillant son obéissance à ses lois et une mère aimante la rassurant et la consolant du haut du ciel. C'est ce qu'on lui avait sans doute enseigné et cela devait se mélanger aux contes, aux superstitions qu'on lui racontait et aux images magnifiques de ses psautiers. Par contre, je la crois peu capable d’introspection et donc d’une capacité à progresser et à évoluer psychologiquement vers une plus grande maturité que cela soit dans le domaine relationnel ou d'une vision de la spiritualité V. Conclusion Orant d'Anne de Bretagne, Détail du tombeau d'Anne de Bretagne et Louis XII Antoine et Jean Juste ou Antoine Regnault. 1516-1520 Basilique Saint Denis Cette Duchesse que des militaires prirent pour une paysanne en sabot, comme le dit la chanson, doit certainement sa légende à son caractère doux et généreux, à sa proximité non affectée avec les personnes et à sa foi "de cordonnier", proche de celle de son peuple à cette époque. Duchesse et deux fois reine, elle ne marqua pas son pouvoir par son autorité mais par sa bonté, c'est assez rare pour qu'on la chante encore après 500 ans. Toutes les photos sont extraites du très beau Hors Série Histoire N°75 sur Anne de Bretagne L'Objet d'Art Dans le cadre de l’exposition Le Cœur d’Anne de Bretagne », Caroline Vrand anime mercredi 10 septembre une conférence à Nantes autour des collections d’art d’Anne de Bretagne. Ouest-France, 2 septembre 2014Dans le cadre de l’exposition Le Cœur d’Anne de Bretagne », Caroline Vrand, archiviste paléographe et conservatrice du patrimoine au service des musées de France, propose une conférence autour des collectionsd’art d’Anne de travers cette conférence, elle fera le point sur l’état actuel des connaissances concernant les collections d’art constituées par Anne de Bretagne comment se sont-elles constituées ? Quelles sont les pièces qui les composaient ? Et quel usage en fit la reine? Conférence gratuite, mercredi 10 septembre de 18 h 30 à 20 heures Passage Sainte-Croix – 9, rue de la Bâclerie quartier Bouffay à Nantes. Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles. Je vous conseille d'aller sur le site très documenté qui donne toutes les festivités autour de la célébration des 500 ans de la mort d'Anne de Bretagne Et qui donne une biographie succincte d'Anne que je vous recopie ici. Héritière… Anne de Bretagne naît le 25 janvier 1477 dans le château de Nantes alors en pleins travaux. Fille aînée de François II, elle passe ses premières années entre Nantes, Vannes et Clisson. Elle s’initie au latin, à la littérature française et à l’histoire. Elle reçoit également une solide instruction religieuse. Le temps de l’enfance est bref pour Anne. Très tôt, en effet, son destin est conditionné par les menaces qui pèsent sur le duché breton. Depuis le XIVème siècle, la Bretagne a cherché à s’émanciper du royaume de France. Pour assurer l’avenir du duché, en l’absence d’héritier mâle, le mariage d’Anne devient une question essentielle. Duchesse à 11 ans 1488-1491 Anne se retrouve à l’âge de 11 ans à la tête du duché. Avant de mourir, son père a confié sa garde au maréchal de Rieux et à Françoise de Dinan qui voudraient la marier à l’un de leurs parents, Alain d’Albret, qui a mené des mercenaires en Bretagne depuis 1487. Anne n’est pas d’accord et le gouvernement breton divisé doit faire face à la reprise des hostilités avec Charles VIII. Pour sortir de son isolement, Anne doit trouver un époux qui puisse l’aider à défendre ses droits. Reine de France pour la première fois La construction du château de Langeais débuta en 1465 à la demande de Louis XI. Jean Bourré, capitaine de Langeais, en dirigea la construction et Jean Briçonnet, général des finances et maire de Tours, fut commis au paiement des travaux de 1465 à 1467. C’est donc dans un monument médiéval récemment terminé qu’eut lieu le mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne. Les jeunes époux avaient respectivement 21 et presque 15 ans. Cet événement est un épisode important dans le processus qui devait aboutir au rattachement du duché de Bretagne au royaume de France. A la suite de jeux d’alliances complexes concernant les cours d’Angleterre et d’Autriche notamment, et sous la pression de leur entourage respectif, Anne et Charles VIII acceptent finalement un mariage de raison, qui est donc célébré à Langeais le 6 décembre 1491. Le roi impose ses conditions à la duchesse dans le contrat signé à l’occasion du mariage tout est mis en place pour préparer une union de la Bretagne à la France. L’union avec Charles VIII 1492-1498 Le 8 février 1492, Anne décrite alors comme petite, maigre de sa personne, boiteuse d’un pied et d’une façon sensible, brunette et jolie de visage, et pour son âge fort rusée », est couronnée et sacrée dans la basilique Saint-Denis elle est la première reine à bénéficier d’un tel traitement. Mais elle est soumise à la puissance de son mari, qui est seul habilité à administrer ses biens. Vivant entre Amboise principalement, Paris et Lyon, elle donne naissance à cinq enfants entre 1492 et 1496. Tous meurent en bas âge. Quand Charles VIII décède au château d’Amboise le 7 avril 1498, Anne, qui est alors âgée de 21 ans, est donc sans enfant et elle redevient pleinement duchesse. A nouveau pleinement Duchesse Elle rétablit la Chancellerie de Bretagne que Charles VIII avait supprimé en 1493. Elle choisit de porter le deuil en noir selon l’usage breton alors que c’est le blanc qui était de tradition à la cour de France. Anne de Bretagne retrouve les revenus de son duché et le train de vie de sa maison » devient luxueux. Lors de sa venue en Bretagne à l’automne 1498, elle fait don à la population du deuxième terme de l’impôt et fait battre monnaie d’or à son nom. Reine pour la seconde fois Ayant réaffirmé son autorité sur le duché de Bretagne après le décès de Charles VIII, Anne peut négocier les conditions de son mariage avec le nouveau roi de France, Louis XII. Lors de la cérémonie qui est célébrée à Nantes dans le château qui l’a vue naître le 8 janvier 1499, elle obtient la rédaction d’un contrat qui redéfinit les relations entre la Bretagne et la France. Elle s’y réserve de son vivant la jouissance du duché et prévoit qu’après sa mort, celui-ci reviendra à son second enfant mâle et non à l’aîné. À partir de 1499, Anne réside le plus souvent au château de Blois, disposant d’une grande maison de 300 personnes, d’une garde personnelle de gentilshommes de Bretagne, donne de l’éclat à son statut de reine. Mécène, elle est dépeinte comme une reine vertueuse, modèle d’attachement conjugal. Duchesse, reine, mécène, une femme d’exception Tout en étant reine de France, Anne assume ses fonctions de duchesse. Elle nomme les officiers, gère le domaine et intervient pour maintenir les institutions en activité, qu’il s’agisse de la chancellerie ou de la chambre des comptes. Elle dispose d’une grande partie des revenus du duché et fait édifier par Michel Colombe dans l’église des Carmes de Nantes un tombeau pour son père François II et sa mère Marguerite de Foix. Elle accomplit, de juin à septembre 1505, un tour du duché de Bretagne qui est l’occasion d’une rencontre avec ses sujets et constitue le dernier acte politique de son règne. Anne meurt le 9 janvier 1514 à l’âge de 37 ans ; son corps est inhumé à Saint-Denis alors que son cœur est déposé à l’église des Carmes de Nantes. Cette double sépulture, qui était ordinaire pour les princes de l’époque, devient, avec le temps, le symbole d’une vie partagée entre la Bretagne et la France. [1] il a été exécuté entre un an et cinq ans après sa mort, mais apparemment d'après le moulage en cire de son cadavre, la représentant à ses funérailles. Le vérisme est particulièrement cru et sévère. De plus ont participé à ces statues Michel Colombe et ses collaborateurs dont guillaume Regnault, disciple de Colombe qui avait été le sculpteur et le valet de chambre d'Anne. Il connaissait donc ses traits particulièrement bien. Celundi 22 août, la place du Vally, à Guingamp, ne résonne plus que par les bruits des machines. Le site de la Saint-Loup se déconstruit et la page de l’édition 2022 se tourne.
Voilà une histoire intéressante ,alors je suis parti fouiller sur internet ,comme d'habitude j'ai trouvé divers liens De la même façon que c’est souvent chez les éditeurs régionaux que l’on trouve les meilleures monographies, réalisées par un érudit qui connait bien l’histoire de sa commune, c’est aussi chez les généalogistes que l’on va trouver des études sur une famille ou un métier les plus fouillées et documentées. C’est le cas avec l’étude sur les sabotiers de Simone vous avez un ancêtre sabotier, alors ce site est pour vous ! Simone Lagoutte, dont le mari descend d’une famille de sabotiers sur plus de dix générations, s’est penchée sur ce métier aujourd’hui disparu, et a réalisé une étude passionnante, publiée aujourd’hui sur son site web une rapide présentation, on plonge dans le vif du sujet, et Simone nous explique ce qu’étaient les “cordonniers du bois” qui vivaient dans la région de Fougères, en Ille-et-Vilaine. Elle nous présente ensuite ses ancêtres, au travers de plusieurs découvrons ensuite les différentes étapes de la fabrication d’un sabot les différentes étapes du processus de fabrication, et les outils du sabotier. Enfin, Simone évoque toutes les traditions liées au métier de sabotier proverbes, coutumes, sans oublier de nous fournir quelques liens précieux pour approfondir le quelques pages ont le mérite d’abonder de photos et illustrations qui vous permettront de bien appréhender ce métier, et d’imaginer vos ancêtres dans leur environnement, avec leur famille, tous vivant autour des sabots à confectionner pour leurs congénères paysans du moins pour ceux qui ne circulaient pas pieds nus, et ils étaient nombreux, la chaussure ne concernant alors que les bourgeois aisés et autres gens de robe ou d’épée… partir de ce lien j'ai donc poursuivi mon chemin ...vous arrivez sur le blog très riche de SIMONE LAGOUTTE[url=Bienvenue sur le site de Simone Lagoutte]Bienvenue sur le site de Simone Lagoutte[/url]SabotiersDu plus loin qu'on puisse remonter, les Lagoutte étaient sabotiers. Métier, coutumes et mode de vie, avec une vingtaine de photos pour tout savoir. Nouvelles photographies de Simone et Maurice en dernière page des sabotiers. .......................................................Maurice, mon mari, parlait souvent de son grand-père et de son oncle Jules, tous deux sabotiers à Saint-Denis-de-Gastines en Mayenne, au début du siècle. Assez curieusement, ils ne lui avaient jamais raconté qu'ils tenaient ce beau métier de leurs parents et grands parents. Mais quand nous eûmes contracté le virus de la généalogie, quelle ne fut pas notre surprise, en "remontant l'arbre", de n'y trouver que des sabotiers, mariés à des sabotières, et ce, sur plus de dix générations ! précédemment les métiers étaient rarement mentionnés dans les actes d'état civil. L'apprentissage se faisait toujours en famille. Il fallait bien cinq années pour savoir faire de bons sabots. Le métier se transmettait ainsi, de génération en génération, à tous les enfants, filles et garçons, d'où de véritables "dynasties de sabotiers". A SUIVRE ET A DECOUVRIR POUR LES AMATEURS SUR LE MEME LIEN /Le monde à part des sabotiersLes cordonniers du bois Les Familles de Sabotiers Le travail du sabotTraditions - Remerciements
Traductionde « C’était Anne de Bretagne » par French Children's Songs (Chansons Enfantines Françaises), français → anglais Deutsch English Español Français Hungarian Italiano Nederlands Polski Português (Brasil) Română Svenska Türkçe Ελληνικά Български Русский Српски العربية فارسی C'était Anne de Bretagne C'était Anne de Bretagne, duchesse en sabots, Revenant de ses domaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Revenant de ses domaines, duchesse en sabots, Entourée de châtelaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Entourée de châtelaines, duchesse en sabots, Voilà qu'aux portes de Rennes, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Voilà qu'aux portes de Rennes, duchesse en sabots, L'on vit trois beaux capitaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! L'on vit trois beaux capitaines, duchesse en sabots, Offrir à leur Souveraine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Offrir à leur Souveraine, duchesse en sabots, Un joli pied de verveine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Un joli pied de verveine, duchesse en sabots, S'il fleurit, tu seras reine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! S'il fleurit, tu seras reine, duchesse en sabots, Elle a fleuri, la verveine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Elle a fleuri, la verveine, duchesse en sabots, Anne de Bretagn'fut reine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Anne de Bretagn' fut reine, duchesse en sabots, Les Bretons sont dans la peine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Les Bretons sont dans la peine, duchesse en sabots, Ils n'ont plus de souveraine, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Ils n'ont plus de souveraine, duchesse en sabots, C'était Anne de Bretagne, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Dorothée: C'était une chanson qui nous venait du Canada. Et maintenant, nous partons en Bretagne. Nous sommes en 1491. Beaucoup de monde parle de la duchesse Anne : va-t-elle épouser le roi de France ? Ah ! Mais à la cour beaucoup se moquent de cette petite duchesse en sabots, oui. Mais écoutez plutôt. chanson 2: Anne de Bretagne / interprètes: Dorothée & Ariane,

C’est un classique de nos comptines françaises. Qui ne connait pas l’air de  En passant par la Lorraine », avec ses sabots, sa dondaine, ses trois capitaines et le fameux  oh Oh OH » ? Mais derrière cette joyeuse comptine se cache toute une histoire bourrée d’anecdotes. A coup sûr, après avoir lu ces lignes, vous ne l’entendrez plus de la même façon ! [lwptoc min= »5″ depth= »3″ hierarchical= »1″ skipHeadingLevel= »h5,h6″] La mélodie de la comptine En passant par la Lorraine Rien de tel qu’une vidéo pour se faire une idée de la mélodie… au cas où vous auriez oublié vos classiques Ÿ™‚ Cette vidéo publiée sur YouTube a été vue plus de 3,6 millions de fois, preuve de son succès auprès des enfants… et des plus grands ! Les paroles de la comptine En passant par la Lorraine Avant de rentrer dans les détails, rappelons-nous des paroles. On ne retient souvent que les paroles du premier couplet… mais la ritournelle est plutôt longue pas moins de 6 couplets. Et elle raconte une histoire assez singulière, celle d’une paysanne moquée par des nobles. Couplet 1 En passant par la Lorraine, Avec mes sabots. En passant par la Lorraine, Avec mes sabots, Rencontrai trois capitaines, Avec mes sabots, Dondaine, oh ! Oh ! OH ! Avec mes sabots. Couplet 2 Rencontrai trois capitaines, Avec mes sabots. Rencontrai trois capitaines, Avec mes sabots. Ils m’ont appelée Vilaine ! Avec mes sabots, Dondaine, oh ! Oh ! OH ! Avec mes sabots. Couplet 3 Ils m’ont appelée Vilaine ! Avec mes sabots. Ils m’ont appelée Vilaine ! Avec mes sabots. Je ne suis pas si vilaine, Avec mes sabots, Dondaine, oh ! Oh ! OH ! Avec mes sabots. Couplet 4 Puisque le fils du roi m’aime, Avec mes sabots. Puisque le fils du roi m’aime, Avec mes sabots. Il m’a donné pour étrenne, Avec mes sabots, Dondaine, oh ! Oh ! OH ! Avec mes sabots. Couplet 5 Un bouquet de marjolaine, Avec mes sabots. Un bouquet de marjolaine, Avec mes sabots. Je l’ai planté sur la plaine, Avec mes sabots, Dondaine, oh ! Oh ! OH ! Avec mes sabots. Couplet 6 S’il fleurit, je serai reine, Avec mes sabots. S’il fleurit, je serai reine, Avec mes sabots. S’il y meurt, je perds ma peine, Avec mes sabots, Dondaine, oh ! Oh ! OH ! Avec mes sabots. Les protagonistes de la comptine Après avoir lu les paroles de la comptine, force est de constater qu’elle n’existe pas pour promouvoir la destination Lorraine aux auditeurs. En tout cas, ce n’est pas son propos. Mise à part l’allusion à la province dans le premier couplet, la chanson populaire fait intervenir trois groupes de personnages une jeune fille, trois capitaines et un prince le fils du roi. La  vilaine aux sabots » et les trois capitaines Les trois capitaines Commençons par les trois compères. La comptine ne nous dit rien d’eux mais leur rang de capitaine les associe à la noblesse. Sont-ils des chevaliers du duc de Lorraine ? Du roi de France ? Mystère et boule de gomme je vous donne un élément de réponse plus tard. Ce que nous dit la chanson, c’est que ces messires se moquent d’une jeune fille de Lorraine. Une donzelle qu’ils prennent pour une gueuse  Ils m’ont appelée Vilaine ! Avec mes sabots » Aujourd’hui, le mot  vilaine » est synonyme de  méchante »,  malsaine » ou  mauvaise ». Toutefois, au moyen-âge, le mot  vilain » avait une signification un peu différente un paysan, un gueux, un villageois, une personne laide. En nette opposition aux nobles, l’élite raffinée de la ville… qui, elle, ne chausse pas de vulgaires sabots ! Tiens, ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Une réplique d’un film de 1993 dans laquelle un certain Jacquouille la Fripouille lance  Merci, la gueuse ! Tu es un laideron mais tu es bien » La vilaine fille de Lorraine Attardons-nous un instant sur l’histoire de cette gueuse… euh, je veux dire de cette jeune fille aux sabots. Qui est-elle ? Là aussi, la chanson ne nous le dit pas. Mais nous avons quelques pistes. Ainsi, l’histoire de la comptine rappelle curieusement le destin d’une pucelle de Lorraine. Non pas Jeanne de Domrémy… mais une certaine Louise de Nomeny. Nomeny, c’est où ? Nomeny est aujourd’hui une petite bourgade de 1150 habitants située à l’est de Pont-à -Mousson, à mi-chemin entre Nancy et Metz. Je connais assez bien la région car ma tante habitait dans les environs. Elle a l’air de rien cette commune… mais si vous connaissiez son histoire, vous seriez surpris par ses liens avec Henri III… le roi de France en personne ! Ruines du château de Nomeny Jusqu’en 1548, Nomeny et son château-fort appartenaient aux évêques de Nicolas de Lorraine 1524-1577, fils du duc de Lorraine, Antoine le Bon, reçut très jeune l’évêché de Metz 1543 puis celui de Verdun 1544. En 1548, il renonça à sa carrière épiscopale et acquit à son propre compte le ban de Nomeny. Il se maria l’année suivante à Marguerite d’Egmont. De leur union naquit Louise 30 avril 1553 au château de Nomeny. A l’âge de 10 ans, la fillette fut placée au Palais ducal de Nancy, chez son cousin germain, le duc Charles III de Lorraine. La cour du Palais Ducal de Nancy sous la neige © French Moments La belle-mère de Cendrillon La troisième épouse de son père, Catherine de Lorraine-Aumale se révéla une odieuse marâtre pour Louise et ses demi-frères et sÅ“urs. On raconte qu’à vingt ans, la Louise était d’une grande beauté grande et fine, blonde au teint blanc… oui, c’est ça une véritable Cendrillon. Louise de Lorraine A l’automne 1573, Henri, le frère du roi de France, fut élu roi de Pologne. Il quitta la France en route pour Cracovie afin de prendre possession de son nouveau royaume. En passant par la Lorraine, il s’arrêta à Nancy où il fut accueilli au Palais ducal par son beau-frère le duc Charles III de Lorraine, marié à la sÅ“ur d’Henri, Claude de France. Souvenons-nous qu’à l’époque, le duché de Lorraine était un état autonome au sein du Saint-Empire romain germanique. Au bal de Cendrillon Tous les membres de la noblesse lorraine furent invités aux réjouissances données en l’honneur du nouveau souverain polonais. Dont Louise, en sa qualité de princesse de Vaudémont et cousine du duc de Lorraine. Henri de France remarqua Louise et trouva en elle une certaine ressemblance avec son idylle d’alors, Marie de Clèves. Le cÅ“ur d’Henri battait pour Marie et souhaitait tant l’épouser. Pas de chance, elle était déjà mariée à Henri de Bourbon, prince de Condé. Le roi est mort, vive le roi ! Moins d’un an plus tard, le roi Charles IX de France mourut prématurément. Henri fut rappelé en France pour succéder à son frère… sous le nom de Henri III de France. Quelques mois plus tard, Marie de Clèves mourut en couches à l’âge de 21 ans. Le nouveau roi, qui avait tant espéré l’épouser, fut inconsolable. Les services d’Entremetteuse Matrimonial SA ! La reine-mère Catherine de Médicis fut bien décidée à trouver une illustre princesse étrangère pour caser son fils Henri une fois pour toutes. Celui-ci devait absolument se marier pour assurer la descendance de la dynastie des Valois. Catherine était en quelque sorte aux commandes de Entremetteuse Matrimoniale SA et comptait bien mener ses affaires jusqu’au bout. Mais c’était contre le gré du jeune roi qui jouait au difficile. Il refusa toutes les jeunes filles qu’on lui présentait. C’est alors qu’il se souvint de Louise, celle qui ressemblait tant à la princesse de Clèves. Vous vous souvenez. il l’avait rencontrée au bal en passant par la Lorraine ! Autant vous dire que la reine-mère ne fut de bonne humeur à l’annonce de cette nouvelle… car Louise était d’un parti très très modeste pour un roi de France ! Une vilaine, quoi ! Les envoyés du roi Contre toute attente, le roi décida d’épouser la vilaine et mandata deux officiers pour ramener l’heureuse élue auprès de lui. On connait même les noms des deux hommes de confiance du roi  Philippe Hurault de Cheverny, son futur chancelier, et Michel Du Guast, marquis de Montgauger. Ahh, quand je vous disais que c’était une histoire de Cendrillon ! Le duc de Lorraine Charles III accueillit les messagers du roi de France à Nancy et demanda à un de ses hommes de les accompagner jusqu’à Nomeny. Ainsi, les trois hommes s’en allèrent chercher la Louise dans une petite bourgade perdue dans le terroir de lorraine… tels trois capitaines qui s’aventurent hors des murs du palais ! A la recherche d’une gueuse en pleine campagne. La comptine nous dit que  Rencontrai trois capitaines, Avec mes sabots. Ils m’ont appelée Vilaine ! Avec mes sabots » Ceci est un petit raccourci historique. Car les trois capitaines en question se sont rendus à Nomeny sans rencontrer de jeune paysanne sur leur chemin pas Louise en tout cas. On sait que la jeune fille était en pèlerinage à Saint-Nicolas-de-Port pendant la visite des envoyés du roi… et ce fut le père de Louise, Nicolas de Lorraine, qui les reçut à grailler ! comprenez, à manger Pour une surprise, c’est une surprise ! Comme on peut le deviner, le père de Louise n’attendit pas le retour de sa fille pour lui demander son avis. Honoré à l’idée de devenir le beau-père du roi de France, le Nicolas donna son consentement sans hésitation. Ah bah ça, les absents ont toujours tort, c’est bien connu ! Ce n’est qu’au retour de son pèlerinage que la Louise apprit la nouvelle. Et elle refusa même d’y croire au début ! En fait, on ne sait trop bien ce qu’elle en pensait vraiment… soit elle jouait à l’ado rebelle  Môôôn !!! T’es vraiment une quiche si tu crois qu’je vais me marier à un inconnu contre mon gré ! » Soit elle était folle de joie  Oh, et moi qui croyais moisir toute ma vie dans ce trou perdu avec ces fichus sabots ! Adieu la Lorraine et à moi PARIS ! » Et on l’imagine bien chanter un autre répertoire  Libérée, délivrééeeee ! » Henri III et Louise de Lorraine Un mariage royal Les événements s’enchainèrent. Ainsi, le 15 février 1575, on célébra à la fois le sacre du roi de France Henri III et son mariage avec Louise de Lorraine-Vaudémont dans la cathédrale de Reims. Bah oui, tant qu’on peut faire d’une pierre deux coups ! À la fin du mois, c’est ensemble en amoureux qu’ils entrèrent à Paris. Louise s’installa au palais du Louvre. La voici désormais reine de France.  Adieux sabots, dondaines et capitaines moqueurs… moi je suis à Paris !! Si l’histoire de Louise vous enchante, lisez sa bio sur wikipedia. Vous apprendrez que son union avec Henri III fut un mariage d’amour, ce qui n’empêcha pas le roi de multiplier les aventures avec d’autres jeunes filles… Et les Dondaines dans tout ça ? Bah tiens, on a oublié de parler des Dondaines qui ponctuent la comptine. C’est quoi au juste une dondaine ? Une dame avec de l’embonpoint ? Un mot créée juste pour faire un effet de style ? Le synonyme de  Dis donc » ? Il s’agit tout simplement d’un projectile tiré par les arbalètes au moyen-âge. La dondaine ou le dondon était réservée à un usage militaire et avait la forme d’une grosse femme… mouais, une sorte de dondon dodue ! En passant par la Bretagne ! Ahh, cette comptine quel beau fleuron du patrimoine culturel lorrain ! Et pourtant, quand on cherche un peu, il y a quelque chose de troublant. Car la fameuse mélodie ne serait pas du tout lorraine mais… bretonne ! En effet, on retrouve son origine au pays des dolmens “M’en revenant de Rennes”. Oui, Rennes en Ile-et-… Vilaine ! En voici les deux premiers couplets M’en revenant de Rennes Mignon de la goguette tout doux Cheminant vers Paris Landeri, landera, landeri Cheminant vers Paris J’ai rencontré trois Dames Mignon de la goguette tout doux Qui chantait à ravi’ Landeri, landera, landeri Qui chantait à ravi’ Une chanson tombée dans l’oubli qui date du 16e siècle au moins. Et surtout, une chanson dont la mélodie a vite fait des variants ! Une duchesse en sabots, mirlitontaine ! Ainsi, une autre comptine a véhiculé l’image de la bonne duchesse Anne de Bretagne, une noble dame en Couplet 1 C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots Revenant de ses domaines en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Couplet 4 Voilà qu’aux portes de Rennes, duchesse en sabots bis Voilà qu’aux portes de Rennes, duchesse en sabots bis L’on vit trois beaux capitaines en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Entendez-vous combien la mélodie n’est pas si éloignée de celle d’En passant par la Lorraine ? J’ai appris qu’elle a longtemps animé les dÃners celtiques à Paris entre de nombreuses personnalités bretonnes. Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ! Comme on l’a dit, la mélodie était tombée dans l’oubli… jusqu’à la fin du 19e siècle. Ouvrons à présent nos livres d’histoire. La guerre franco-prussienne de 1870-71 se solda par la défaite de la France. Au traité de Francfort, le chancelier prussien Bismarck obtint l’Alsace et le département lorrain de la Moselle. Face à cet affront, la jeune IIIe République ne manqua pas d’insuffler aux Français la revanche. On ne devait jamais oublier l’Alsace-Lorraine. Et quoi de mieux que de préparer les esprits chez les enfants… ceux qui deviendront plus tard les soldats dont la France aura besoin pour récupérer les provinces perdues ! Allez, ni vu ni connu, je vous glisse-là une petite comptine innocente qui fera l’affaire dans les écoles de la République. On ressortit des cartons la mélodie bretonne, on ajouta un refrain les sabots, dondaine puis on dota le tout d’une musique militaire. C’est ainsi que des chansons populaires comme En passant par la Lorraine permirent de préparer les enfants à la guerre… de façon discrète bien sûr ! C’est ça, vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ! Alsace-Lorraine ou Alsace-moselle ? Par ailleurs, l’Alsace-Lorraine est un terme qui peut prêter à confusion. Contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas toute la Lorraine qui a été annexée. Lors du Traité de Francfort 10 mai 1871, Bismarck a brillamment négocié l’annexion de plusieurs communes lorraines à l’Allemagne. Metz bien sûr, mais également des centres miniers et industriels stratégiques Thionville, Forbach, Sarreguemines…. Pour se faire, on a démembré les départements de la Meurthe et de la Moselle pour satisfaire les exigences territoriales de l’ennemi. Ainsi, on a défini de nouvelles limites départementales à la Lorraine en créant notamment un nouveau département la Meurthe-et-Moselle [54] avec pour préfecture Nancy. Celui de la Moselle [57] a vu ses limites remaniées. Longwy et le Pays-Haut furent rattachés à la nouvelle Meurthe-et-Moselle. Sarrebourg et Château-Salins furent englobés à la nouvelle Moselle et devinrent de facto allemands ! Pour résumer Nancy, Epinal et Bar-le-Duc restèrent françaises tandis que Metz devint allemande. Inauguration de la Gare de Metz le 17 août 1908 pendant la période allemande Ainsi, seulement un quart de la superficie de la Lorraine fut annexée par l’Allemagne… ce qui amène certains à parler d’Alsace-Moselle plutôt que d’Alsace-Lorraine. Lorsque les Français récupérèrent l’Alsace-Moselle en 1918, on préféra ne rien changer des limites départementales établies en 1871. C’est ce qui explique la forme étrange du département de Meurthe-et-Moselle… à la fois démesuré 200 km du nord au sud et étriqué 6 km dans sa partie la moins large. En passant par la Lorraine l’histoire continue… La retour de l’Alsace-Lorraine à la France ne signa pas la fin de la ritournelle. En Passant par la Lorraine resta une comptine populaire, interprétée à de nombreuses reprises faites une recherche sur YouTube pour vous en rendre compte ! La chansonnette a notamment influencé Georges Brassens pour écrire Les sabots d’Hélène Le mot de la fin Enfin, pour terminer en beauté, voici une interprétation d’En passant par la Lorraine par le groupe Revels dans son recueil de chants irlandais, écossais et bretons… avec un charmant petit accent british Ÿ˜‰ Le mot de la fin ? Comme on dit en Lorraine A la revoyotte !  Transparence Certains articles et pages du blog peuvent contenir des liens affiliés ou sponsorisés. Si vous planifiez un voyage, l’utilisation de ces liens nous aide à faire fonctionner le site et l’absence de publicité. Il n’y a aucun coût supplémentaire pour vous. Tout ce que vous avez à faire est de cliquer sur le lien et toute réservation que vous faites est automatiquement suivie. Nous vous remercions de votre soutien !

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