♠️ Affiche De Recrutement Pour La Waffen Ss

Ilest connu pour ses affiches pour plusieurs compagnies maritimes mais également pour celles de la propagande de la Waffen-SS. Biographie. Fils d'un marchand, Ottomar Anton fait l'école nationale des arts appliqués, aujourd'hui l'université des Beaux-Arts de Hambourg. Il complète plus tard sa formation en travaillant à l'Institut d'affiches Arno Kypke à Hambourg, où il est chef

Carte mentaleÉlargissez votre recherche dans Universalis Occupation et collaborationsLa France occupée est sous l'administration militaire du Militärbefehlshaber in Frankreich Dépendant de l'état-major de la Wehrmacht il contrôle le réseau des Feldkommandanturen, soit 24 000 à 30 000 hommes, en plus des troupes d'opération dont les effectifs fluctuent, selon les périodes, entre 100 000 hommes au début de l'occupation à peut-être un million en 1944. Le doit composer avec d'autres services, qui reflètent la polycratie nazie et ses rivalités. La commission d'armistice de Wiesbaden, sa branche économique et ses bureaux d'achats partagent le contrôle des ressources françaises avec de multiples organismes, dont l'organisation Todt qui dépend du ministère de l'Armement, et, de plus en plus, l'administration de Fritz Sauckel, chargée du recrutement de travailleurs pour l'Allemagne. Le pillage des œuvres d'art relève d'Hermann Goering, la pénétration des industries culturelles notamment le cinéma de Joseph Goebbels dont les services la Propaganda Staffel cherchent à étouffer la culture française plus de deux mille livres interdits, alors que l'ambassadeur, Otto Abetz, ancien président du Comité France-Allemagne, fort de ses liens avec les intellectuels, veut la mettre au service de la collaboration. Abetz, sur lequel Laval s'appuie, reste très influent jusqu'au printemps de 1942. On assiste alors à la montée en puissance de la SS et de son bras policier, la Sipo-SD Sicherheitspolizei-Sicherheitsdienst ou police de sécurité, dont l'un des services, la Gestapo le service IV, devient, pour les Français, le synonyme de la » répression allemande. Le s'est d'abord engagé dans des exécutions massives d'otages, surtout communistes, à l'automne de 1941 98 fusillés en octobre, dont 27 à Châteaubriant, après les attentats de Bordeaux et Nantes, avant de leur préférer d'autres formes de répression. Mais, en dépit de la sévérité de ses tribunaux et bien que les déportations aient commencé pour les opposants à l'occupation nazie et les ennemis du Reich décret Nuit et brouillard », 7 décembre 1941, il est trouvé trop peu efficace par Hitler. La SS joue dès lors un rôle déterminant dans la lutte contre la Résistance, comme dans la mise en place de la solution finale ». À la suite de la conférence de Wannsee 20 janvier 1942, les déportations ont été étendues aux internés juifs un millier de départs en mars et juin 1942, mais elles prennent une autre portée avec la signature des accords du 2 juillet entre Karl Oberg, chef de la SS en France, et René Bousquet, secrétaire général au maintien de l'ordre, représentant Laval, qui permettent la rafle de trente mille juifs étrangers par la police française, le 16 juillet, à Paris rafle du Vél' d'Hiv' » et la livraison » de ceux de zone Sud en service allemand possède sa clientèle collaborationniste. Celle-ci est composée de révolutionnaires » d'extrême droite, que l'on trouve dans des groupuscules comme le Parti franciste de Marcel Bucard ou au Parti populaire français ou de militants issus de la gauche pacifiste ou fascinés par le socialisme » nazi, comme Marcel Déat ou l'équipe du journal La France socialiste. Tous militent pour l'alignement, idéologique et militaire, sur le vainqueur afin de régénérer le pays. Ce collaborationnisme, dont les bases sont en région parisienne, est utilisé par les Allemands pour étendre leur influence et pour peser sur Vichy. Il conduit quelques jeunes hommes à l'engagement militaire, d'abord dans la Légion des volontaires français contre le bolchevisme la n'alignera jamais plus de 3 500 hommes, créée en juillet 1941, puis dans la Waffen SS en 1943. Il fournit aux polices allemandes une partie de leurs agents et de leurs indicateurs. Il règne sur la propagande grâce à Radio-Paris et aux journaux autorisés, dont l'hebdomadaire Je suis partout, recréé par Brasillach en février 1941, est le plus notoire. Il régente la culture. Il contrôle la vie politique à travers des partis dont le principal est le Parti populaire français créé en 1936, présent dans les deux zones et en Algérie, et soutenu par la SS. Son [...]1 2 3 4 5 …pour nos abonnés, l’article se compose de 10 pagesAfficher les 11 médias de l'articleÉcrit par professeur émérite des UniversitésClassificationHistoireHistoire chronologieHistoire, xxe s. et xxie Guerre mondialeHistoireHistoire chronologieHistoire, xxe s. et xxie Guerre mondialeMouvements de résistance, Seconde Guerre mondialeHistoireHistoire par régions et paysHistoire de l'Europe occidentaleAllemagne, histoireHistoireHistoire par régions et paysHistoire de l'Europe occidentaleFrance, histoireAutres références OCCUPATION, France » est également traité dans OCCUPATION FRANCE - Mémoires et débatsÉcrit par Laurent DOUZOU • 3 876 mots • 3 médiasC'est un fait, quelque soixante-dix ans après la Libération, l'histoire de la période de l'Occupation en France a été surabondamment évoquée, étudiée, scrutée sous tous ses aspects. 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D'une part il coordonnait les services civils da […] Lire la suiteAFFICHE ROUGE L'Écrit par Stéphane COURTOIS • 2 049 mots • 1 média En février 1944, une gigantesque affiche fut placardée dans les principales villes de France par les services de la propagande allemande. Sur un fond rouge se détachaient en médaillon les visages de dix hommes aux traits tirés, avec une barbe de plusieurs jours. En haut de l'affiche, on pouvait lire, en larges lettres Des libérateurs ? » La réponse était au bas de l'affiche La libération p […] Lire la suiteARMISTICE DE 1940Écrit par Guy ROSSI-LANDI • 929 mots • 1 média L'armistice franco-allemand signé à Rethondes le 22 juin 1940 par le général Huntziger et le général Keitel reste l'un des sujets les plus controversés de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. La drôle de guerre » a pris fin le 10 mai 1940 avec l'invasion de la Belgique et de la Hollande par l'armée allemande . Le 13 mai, le front français est rompu dans la région de Sedan. La capitulation d […] Lire la suiteART SOUS L'OCCUPATIONÉcrit par Laurence BERTRAND DORLÉAC • 7 393 mots • 2 médias Dans le chapitre La France occupée » […] Le 22 juin 1940, la convention d'armistice ratifiait la victoire de l'Allemagne nazie. Le 9 juillet 1940, le ministère de la Propagande du III e Reich donnait au vaincu un avant-goût du sort qu'il lui réservait la France ne serait pas considérée comme une alliée » mais jouerait en Europe le rôle d'une Suisse agrandie », réserve agricole et touristique pouvant éventuellement assurer certaine […] Lire la suiteBOUSQUET RENÉ 1909-1993Écrit par Charles-Louis FOULON • 1 100 mots Né le 11 mai 1909 à Montauban Tarn-et-Garonne, fils de notaire et docteur en droit de la faculté de Toulouse, René Bousquet était devenu, à vingt ans, chef de cabinet du préfet du Tarn-et-Garonne. Rendu célèbre, dès mars 1930, par le sauvetage de plusieurs personnes qu'emportait une inondation et fait chevalier de la Légion d'honneur à titre exceptionnel, il fut détaché à la présidence du Consei […] Lire la suiteCHOLTITZ DIETRICH VON 1894-1966Écrit par André BRISSAUD • 212 mots • 2 médias Né à Schloss Wiese en Silésie, Dietrich von Choltitz sert comme officier dans l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. Au cours de la seconde, il se révèle excellent chef de corps, parfaitement discipliné et sans pitié. Il participe aux campagnes de Pologne et de France et est remarqué par Hitler lors de la prise d'Amsterdam. C'est à von Choltitz qu'est confié l'écrasement de la vil […] Lire la suiteCINÉMA Aspects généraux - HistoireÉcrit par Marc CERISUELO, Jean COLLET, Claude-Jean PHILIPPE • 21 828 mots • 37 médias Dans le chapitre La France, de la poésie à la littérature » […] Sous l' Occupation, le cinéma français devient inévitablement un cinéma d' évasion ». Les Allemands ont offert leurs capitaux pour maintenir une production française. Mais, pour la contrôler, ils ont créé aussi le Centre national du cinéma qui a survécu à l'Occupation, à la Libération, et par lequel le gouvernement continue à surveiller le cinéma français. Pourtant, malgré de grandes difficultés, […] Lire la suiteCRÉMIEUX-BRILHAC JEAN-LOUIS 1917-2015Écrit par Charles-Louis FOULON • 1 050 mots • 1 média Homme de devoir, homme de savoir, homme de mémoire cette triple qualification fut énoncée par le président de la République François Hollande, dans la cour d'honneur des Invalides, le 15 avril 2015, pour dire les mérites éminents de Jean-Louis Crémieux-Brilhac , ancien conseiller d'État en service extraordinaire. Le jeune officier évadé d'Allemagne, secrétaire du comité de propagande de la Franc […] Lire la suiteVoir aussiCOLLABORATIONGESTAPO Geheime StaatspolizeiJOSEPH GOEBBELSHERMANN GÖRINGPPF Parti populaire français 1936-1945RÉPRESSIONSSLes derniers événements2-28 février 2021 France. Reconfinement partiel dans les Alpes-Maritimes et à Dunkerque. Le 4, le gouvernement annonce le reconfinement à compter du lendemain de Mayotte, où le taux maximal d’occupation des lits de réanimation est dépassé. Des malades seront évacués vers La Réunion et la métropole. Le 6, des chercheurs français publient dans le European Journal of Epidemiology une étude qui avance, avec un haut niveau de preuve, que le SARS-CoV-2 était déjà présent en France en novembre 2019, soit un mois avant son signalement à Wuhan, en Chine. […] Lire la suite6-21 décembre 2017 États-Unis – Israël. Reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël. Le 8, le Conseil de sécurité, réuni en urgence à la demande de huit de ses membres dont la France et le Royaume-Uni, dénonce la décision américaine. Le 9, la Ligue arabe fait de même, sans toutefois adopter de mesures concrètes. Le 13, Tsahal frappe une position du Hamas dans la bande de Gaza après le tir d’une première roquette vers Israël. Le 18, au Conseil de sécurité, les États-Unis mettent leur veto à un projet de résolution égyptien, adopté par les quatorze autres membres, qui dénonce l’occupation illégale par Israël de la partie orientale de Jérusalem et rappelle que le statut de la Ville sainte doit faire l’objet de négociations entre Israéliens et Palestiniens. […] Lire la suite26 juin 2016 France. Consultation locale sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les habitants de Loire-Atlantique se prononcent à 55,2 p. 100 en faveur du transfert de l’aéroport de Nantes sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, à quinze kilomètres plus au nord. Le taux de participation est de 51,1 p. 100. Décrétée par le gouvernement en avril, cette consultation locale visait à mettre un terme à la contestation du projet marquée notamment par l’occupation, à partir de 2008, de la zone d’aménagement différée ZAD devenue zone à défendre » pour les opposants. […] Lire la suiteRecevez les offres exclusives Universalis Descriptiondu lot 113. Casque modèle 42 à double insigne de la Waffen SS, tampon de réception au fond du casque, coque de casque «CKL 70» n°2355, complet avec son intérieur (remonté) et jugulaire (datée 1936).

Lammerding, le Kommandeur de la "Das Reich", aurait bénéficié de protections américaines. © DR 22/02/2015 à 0300, Mis à jour le 19/02/2015 à 1759 Soixante-dix ans après le massacre d’Oradour-sur-Glane , ses causes ne sont toujours pas clairement suscitent des interprétations diverses, parfois opposées, et le procès de Bordeaux, en 1953, censé juger les auteurs de ce crime de guerre, n’a rassemblé que des sans-grades et provoqué des blessures profondes entre Français. Rares sont les témoins encore en vie, et ce que Georges Boos a à nous dire vaut certainement d’être analysé, d’autant qu’il n’avait plus parlé depuis 1953. Le portrait qui vient d’être dressé se fonde en partie sur celui établi au lire Notre enquête sur Georges Boos, l'exécuteur d'Oradour A cette époque, ce Français de Moselle, engagé volontaire dans la Waffen-SS, ne pouvait qu’être un monstre. Né le 25 août 1923 près de Sarreguemines, Georges Boos est cultivateur dans la ferme paternelle. Après la défaite de la France et l’annexion de l’Alsace-Moselle au Reich nazi, il devient ouvrier dans une usine métallurgique à Hagondange, en Moselle. En avril 1941, il s’engage, pour des motifs qui nous échappent il se dit que son père aurait été pronazi, dans la Waffen-SS et intègre une école d’infirmier le mois suivant. En août, il est infirmier dans la division blindée Das Reich », sur le front Est. En juillet 1942, il est Feldgendarme gendarme militaire en Normandie, avant d’être renvoyé sur le front russe en décembre 1942. Début 1944, il rejoint la 3e compagnie dans la région de Bordeaux. A Oradour, il a le grade de sergent et dirige le 6e groupe de la 2e section commandée par l’adjudant-chef Egon Töpfer. La suite après cette publicité En échange de la protection des Etats-Unis, les anciens officiers de la Waffen-SS se mettaient à leur disposition en cas de conflit avec le bloc soviétiqueIl aurait été fait prisonnier par les Alliés près de Compiègne. Inculpé pour infraction contre la sûreté de l’Etat, il est incarcéré, de 1947 à 1948, à la prison militaire de Bordeaux, ce qui ne l’empêchera pas de se retrouver sur le banc des accusés du procès de Bordeaux en 1953, au côté de sept Allemands et de treize Alsaciens qui, eux, avaient été incorporés de force. En tant que sergent, il est l’un des plus hauts gradés jugés et va être condamné à mort. Il est vrai que seuls les officiers étaient alors protégés par la CIA, ce qui nous a été révélé, il y a quelques années, par Me Richard Lux, un des défenseurs alsaciens à Bordeaux. Selon lui, un accord avait été passé avec les anciens officiers de la Waffen-SS à l’issue de la guerre en échange de la protection des Etats-Unis, ces hommes s’engageaient à se mettre à leur disposition en cas de conflit avec le bloc soviétique. Dans ses recherches, le juriste américain Douglas W. Hawes évoque également ces protections américaines dont le Kommandeur de la Das Reich », Heinrich Bernhard Lammerding, avait aussi bénéficié. La suite après cette publicité A l’heure actuelle, on ignore tout des tractations diplomatiques que le procès a générées. Cette correspondance recèle-t-elle des révélations sur l’affaire d’Oradour ? Est-ce à l’absence des officiers supérieurs et aux sinuosités de la diplomatie que fait référence Georges Boos lorsqu’il évoque une trahison des hommes, l’axe Berlin-Paris ou lorsqu’il cite le nom du chancelier Konrad Adenauer ?Mais revenons à l’atrocité d’Oradour. Il est exact que Boos et son groupe descendent au lieu-dit Bellevue pour ramener jusqu’au bourg les civils qui se trouveraient sur la route. Il est ensuite en faction à Puy-Gaillard, où il dit avoir renvoyé une fillette de 7-8 ans qui voulait entrer dans le village. Il rejoint le champ de foire, là où d’autres Waffen-SS ont regroupé les habitants du village, et il aurait servi à un moment d’interprète au chef de la compagnie, Erich Otto Kahn. Puis il conduit une vingtaine d’hommes au garage Desourteaux. Le groupe doit empêcher ces civils de se sauver et, ainsi que l’avait ordonné le commandant Adolf Diekmann, de les abattre si Kahn tirait une rafale de mitraillette. Entre 15 h 30 et 15 h 45, une forte explosion se fait entendre. Kahn donne le signal d’ouvrir le feu. Boos dit ne pas avoir tiré, mais il a donné le coup de grâce aux agonisants au garage Desourteaux ; il n’est pas attesté qu’il l’ait également fait à la remise Beaulieu, comme cela a souvent été dit. Après avoir mis le feu au garage, le groupe rejoint l’église. Il est singulier de constater que les dépositions des uns et des autres deviennent plus confuses, voire contradictoires, lorsqu’il s’agit de l’horreur qui s’y est déroulée. Boos a-t-il abattu deux femmes dans ce secteur ? La question reste ouverte. Par contre, il est établi qu’il a quitté Oradour après l’exécution des hommes dans les granges pour conduire l’adjudant Gnug et un autre blessé à Limoges, et qu’il n’est rentré qu’à la nuit tombée. Des dépositions qui nous sont connues, il apparaît que Boos se conforme aux ordres de Diekmann, Kahn et Töpfer. Seule l’exécution – si elle était avérée – des deux femmes près de l’église relèverait d’une initiative personnelle. La suite après cette publicité La suite après cette publicité Seules les identités des 13 "malgré-nous", amnistiés, seront affichées à l'entrée des ruines d'Oradour Oradour était bien le bon endroit. » Cette phrase de Boos montre que les Allemands n’y sont pas venus par hasard. Dans la troupe, il se dit que c’est pour libérer un officier retenu prisonnier. Dans sa déposition faite en 1947, le capitaine Heinz Werner est plus précis sur la mission de Diekmann anéantir le PC du maquis, fouiller le village pour retrouver le commandant Helmut Kämpfe enlevé la veille par la Résistance, faire un maximum de prisonniers afin de procéder à un échange pour libérer l’officier. A quoi Boos a-t-il exactement fait allusion ? Il est bien plus clair lorsqu’il évoque la promesse faite à Marcel Nussy-Saint-Saëns, président du tribunal militaire de Bordeaux en 1953, de ne rien dire de toute cette affaire. Il admet ainsi clairement que tout n’a pas été dit au procès. Cela rejoint le fait, ô combien révélateur, que Me Lux nous avait relaté la défense alsacienne, à peine arrivée à Bordeaux, fut convoquée séance tenante par Nussy-Saint-Saëns. Ce dernier voulait inciter les avocats des malgré-nous » à plaider coupable », en échange de quoi il ferait en sorte que les peines soient atténuées. Cela confirme que le président était partial et qu’il avait déjà rendu son verdict avant même le début du procès. Rappelons à ce sujet que le général de Gaulle déclara, dans le Times » du 17 février 1953, que le jugement était injuste à l’égard des treize incorporés de force alsaciens. Un chef d’Etat aurait-il pu prendre la défense de vulgaires assassins de femmes et d’enfants ? Pourtant, ce sont uniquement les identités des treize malgré-nous », amnistiés, qui seront affichées à l’entrée des ruines d’Oradour jusqu’au milieu des années 1960 ; ni celles des Allemands ou de Boos n’ont été exposées à l’opprobre du peuple. Tout cela porterait à croire que le procès de 1953 était bien celui des treize incorporés de force. Au final, un crime de guerre nazi devenait une affaire franco-française. Entre deux fronts » par Nicolas Mengus et André Hugel, éd. Pierron, 2007.

Lerecrutement pour l'engagement volontaire Le recrutement pour l'engagement volontaire fut activement pousse, en premier lieu parmi les membres de la Jeunesse hitlerienne. Par une savante propagande, les chefs allemands de la Jeunesse hitlerienne entreprirent, le plus souvent en vain, de gagner les jeunes Alsaciens a leur doctrine pour les decider a entrer comme News Bandes-annonces Casting Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Photos Musique Secrets de tournage Récompenses Films similaires noter de voirRédiger ma critique Synopsis Pendant la Seconde Guerre Mondiale, 25 000 hommes, les SS néerlandais, ont rejoint la Waffen SS et grossi les rangs de l’armée hitlérienne. Dans Zwarte Soldaten, six d’entre eux prennent la parole pour la première fois et expliquent leur choix. Infos techniques Nationalité Pays-Bas Distributeur - Récompense 1 nomination Année de production 2011 Date de sortie DVD - Date de sortie Blu-ray - Date de sortie VOD - Type de film Court-métrage Secrets de tournage - Budget - Langues Néerlandais Format production - Couleur Couleur Format audio - Format de projection - N° de Visa - Commentaires Acette époque, ce Français de Moselle, engagé volontaire dans la Waffen-SS, ne pouvait qu’être un monstre. Né le 25 août 1923 près de Sarreguemines, Georges Boos est cultivateur dans la News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Photos Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Amen" et de son tournage ! Comédiens européens en anglais Costa-Gavras avait d'abord pensé engager des acteurs américains pour Amen. Il a finalement choisi les Allemands Ulrich Tukur et Ulrich Mühe pour interpréter Kurt Gerstein et le Docteur. Alors que la production est entièrement française, seuls deux comédiens principaux le sont Mathieu Kassovitz et Michel Duchaussoy. Enfin, le tournage s'étant déroulé à Bucarest, beaucoup de seconds rôles sont tenus par des Roumains comme celui du Comte Fontana interprété par Ion Caramitru. Mais la langue de tournage a été l'anglais. Grumberg et Costa-Gavras Avec Amen., c'est la deuxième fois que Costa-Gavras a l'occasion de travailler avec le dramaturge et scénariste Jean-Claude Grumberg. Celui-ci avait en effet signé les dialogues de La Petite Apocalypse en 1993. Pour Amen. il a collaboré directement à l'écriture du scénario. L'affiche d'Olivieiro Toscani C'est le très médiatique photographe italien Olivieiro Toscani, responsble entre autres des campagnes-choc pour Benetton, qui a trouvé le titre Amen. grâce à une scène où Mathieu Kassovitz prononce ce mot. Il a également réalisé l'affiche une croix catholique rouge déformée en croix gammée sur fond noir avec des crédits blancs. Trois couleurs communes aux Nazis et au Vatican. Le Vicaire de Rolf Hochhuth Amen. est librement inspiré de la pièce Le Vicaire de Rolf Hochhuth. Créée à Berlin dans une mise en scène de Erwin Piscator en 1963, cette oeuvre avait provoqué un scandale en Allemagne et en Italie. Même en France, certains critiques s'offusquèrent des accusations portées contre le Vatican. Jean Vigneron écrivit ainsi dans La Croix "Je pense que les chrétiens disposent contre le Vicaire d'une seule arme, mais très efficace l'abstention." Le personnage historique de Kurt Gerstein Le personnage principal, Kurt Gerstein, interprété par Ulrich Tukur a réellement existé. Ingénieur et médecin évangéliste, il s'oppose aux Nazis dès 1933 bien qu'il ait adhéré au Parti National Socialiste pour des raisons professionnelles. Arrêté deux fois et interné dans un camp de concentration en 1938, il décide de rejoindre les rangs des SS en mars 1941. Grâce à ses compétences techniques et scientifiques, il occupe un poste à l'institut d'hygiène de la Waffen SS et combat efficacement le typhus. Il est nommé Obersturmführer et assiste aux essais du Zyklon B sur les Juifs. Il ne cesse dès lors d'alerter les représentants des Eglises chrétiennes et des Alliés sur le génocide et tente de rencontrer le nonce du Pape. A la fin de la guerre, il est fait prisonnier par des Français à Rottweil où il rédige son Rapport Gerstein. Transféré à Paris, il est accusé de crimes contre l'Humanité. Il est retrouvé pendu dans sa cellule en juillet 1945. Le doute plane toujours sur son suicide. Son corps fut inhumé à Thiais puis jeté à l'ossuaire. Il a été réhabilité en 1965. Les Nazis vus par Costa-gavras Le réalisateur Costa-Gavras a déjà abordé le thème de la Seconde guerre mondiale et des Nazis dans plusieurs de ses films. Section spéciale évoquait la création d'une Cour spéciale par le gouvernement de Vichy pour juger les résistants. Music Box racontait l'histoire d'une Américaine qui découvre que son père est un ancien Nazi. Enfin, dans Un homme de trop, Costa-Gavras suivait un groupe de maquisards chargés de libérer des condamnés à mort des mains des Allemands. Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours Bullet Train 2022 Thor Love And Thunder 2022 Nope 2022 La Nuit du 12 2022 One Piece Film - Red 2022 As bestas 2022 Krypto et les Super-Animaux 2022 L'Année du requin 2022 Top Gun Maverick 2022 Joyeuse retraite 2 2022 Vesper Chronicles 2022 Les Minions 2 Il était une fois Gru 2020 Ducobu Président ! 2021 Menteur 2022 Elvis 2022 Prey 2022 La très très grande classe 2020 Tempura 2020 La Petite Bande 2022 Decision To Leave 2022 Affichede recrutement du Waffen-SS L'affiche indique que tous les Européens travaillent ensemble avec le mêmes objectif: pour fournir les armes à la Milice. Jan 1, 1941 Affiche de RECRUTEMENT pour la WAFFEN-SS» Utilisée en EUROPE à partir de 1943 pour favoriser l'engagement dans la WAFFEN-SS. Elle figure le volontaire SS Karl DANOIS - Peter KÖPEN, au bas de l'affiche, trois soldats de la SS-Freiwilligen - Légion Flandern» montant à l'assaut sur le front de LÉNINGRAD en 1942. - 64 x 42 - État A Citation j'ai fini de taper un article sur la classe de sous-marin à propulsion classique russe KILO et sur l'aéroglisseur géant russe POMORNICK, mais j'ai pas encore de cherche. vous pourriez me contactez à l'adresse suivante pour savoir 2 ou 3 trucs à propos des articles d'Air Défense.net: y.hellcat@hotmail.fr. merci, @+.
La 11 division SS Nordland La division Nordland est formée suite à une directive de Heinrich Himmler du 11 février 1943, réorganisant les légions de volontaires d'Europe du nord servant dans la waffen-SS au sein d'une même formation. Cette note explique que la nouvelle division comportera essentiellement trois régiments d'infanterie, qui prendront les noms de Nederland, Danmark et Norge. Quand à la division elle-même, Himmler propose de l'appeler retenu, cette 11° division recevra finalement le 17 mars le nom de Nordland. Cette division serait alors associée avec la Wiking pour former le tout nouveau III. germanisches SS-Panzerkorps. La mise sur pied de cette 11. SS-Division débute en mars 1943 au camp d'entraînement de Gräfenwöhr. Le noyau en est est constitué par le SS-Panzergrenadier Regiment Nordland, détaché de la division Wiking et les Freiwilligen Legion Norwegen et Freikorps Danmark. Afiche de recrutement du régiment Norge à l'époque encore un bataillonUn troisième régiment devait être formé à partir de la Freiwilligen Legion Niederland, mais cette dernière formera une brigade indépendante à 2 régiments, la Nederland. Le premier commandeur de la division sera le SS-Brigadeführer Fritz von Scholz, ancien chef du régiment beaucoup des personnels sont des vétérans, l'entraînement est achevé en août 1943, et la division déclarée opérationnelle. La division Nordland entre en action dès septembre dans le nord de la Croatie, pour combattre les partisans communistes de Tito. L'armistice italien qui tombe voit la division participer au désarmement de la 57° division italienne "Lombardie". Fin novembre la division quitte la Croatie pour le nord du front Est, assignée à la 18. 14 janvier 1944, le secteur Orienbaum sur le golfe de Finlande est attaqué par la 2° Armée de Choc soviétique. Inférieur numériquement, les allemands combattent à quatre contre un. La situation de la division devient critique suite à la défection d'une unité de la wehrmacht. Soumise à une forte pression, la division tient solidement ses lignes, parvenant même à lancer des contre attaques avec le régiment Norge. Après deux jours de durs combats, la division ainsi que la brigade Nederland sont contraintes de reculer sur la rivière Luga. Le 25 janvier, une attaque soviétique anéanti complètement le I./ Danmark. dans la soirée du 30 janvier, les unités allemandes sont forcées d'abandonner leurs positions pour se retirer sur la ligne - 45 Narva, Courlande et PoméranieEntre février et août 1944, les unités du III. germanisches SS-Panzerkorps réussissent à conserver leurs positions autour de Narva, en dépit de la pression continuelle exercée par l'Armée rouge. Les positions allemandes sont écrasées sous de perpétuelles bombardements d'artillerie, le plus dru tombant sur les positions tenus par la brigade Nederland. La division nordland dépechent alors des renforts pour maintenir les positions de cette brigade. Durant cette période de guerre de position, les unités les plus durement éprouvés, les I./ Norge et Danmark sont retirés du front et envoyés en Allemagne pur y être 22 juin 1944, l'Arme Rouge déclenche l'opération Bagration qui enfonce les lignes du Heeresgruppe Centre sur 400 kilomètres. Le front baltique du nord est maintenant en danger et menacé d'être complètement isoler. En juillet les positions allemandes sont reculées sur la ligne Tannenberg. Là, de nouveaux assauts sont repoussées au prix de lourdes pertes, dont le commandeur le de la division, le SS-Brigadeführer von Scholz, tué au cours d'un la mi septembre les forces allemandes en Estonie reçoivent l'ordre de reculer en lettonie. Le 23 septembre, la Nordland prend position au sud-est de Riga, ou elle participe à la défense de la ville. Le 6 octobre, le Heeresgruppe Nord, auquel est attaché la division retraite en direction de la Courlande, région située à l'ouest de la Lettonie. Le 12 elle prend position au sud de la poche et le 13 les derniers ponts sur la rivière Daugaua sont détruits et Riga abandonnée au 20 janvier 1945, l'Armée Rouge lance une nouvelle offensive, et la régiment Danmark est presque totalement anéanti. Il est décidé d'évacuer la très affaiblie division par mer en direction de l'Allemagne pour y être reconstituée. Embarquée à Libau, elle appareille le 28 janvier. Débarquée en Poméranie, elle est attachée à la 11. Panzerarmee du Heeresgruppe Steiner. A la mi février, le II. germanisches SS-Panzerkorps lance une offensive contre les flancs du 1er front russe de Zhukov dans la région de Arnswalde. Conçu sur un large front, l'offensive "Sonnenwende" est réduite par ordre de Hitler en contre attaque localisée. L'assaut de la division est un succès, elle repousse l'ennemi jusqu'au lac Ihna, secoure la garnison de Arnswalde et facilité l'évacuation de la population civile. Passé la surprise du premier choc, la résistance russe se durcit et le SS-Oberstgruppenführer Steiner décide finalement de retraiter. Le 28 février la nordland est de retour dans le région de Stargard - Stettin sur l' 1945 BerlinLe 1er mars 1945 l'Armée rouge déclenche le plus grand bombardement d'artillerie. Les défenseurs allemands reculent lentement devant la poussée des chars ennemis, et après une semaine de combat, la Nordland est repoussée jusqu'à l'Altdamm, dernier pont allemand sur la rive est de l'Oder. Le 14 mars, elle traverse la rivière et se retrouve dans la ville même. Au cours des jours suivant, les volontaires combattent dans les décombre d'Altdamm. Le 19 mars, elle est retirée des lignes et envoyée dans la région de Schwendt - Angermünde, 65 kilomètres au nord est de Berlin ou elle reçoit un contingent de renfort provenant pour la plupart de la Lutwaffe et de la finale russe est déclenchée le 16 avril. La Nordland est alors à l'est de la capitale avec le LXI. Panzerkorps. Dès le 18 avril elle est repoussée vers les faubourgs et intégré dans la garnison. Réorganisée en kampfgruppen, les volontaires nordiques battent en retraitent à travers Mahlsdorf, Biesdorf et Neukölln vers l'aéroport de Te mpel hof. Au plus fort des combats, le bataillon blindé Herman von Salza lance une contre attaque qui stoppe les soviétiques aux environs de Treptow. Un Panther du bataillon Herman von Salza .Cependant, lorsque la division reçoit l'ordre d'attaquer le 25 avril, son commandeur le SS-Brigadeführer Ziegler refuse de sacrifier une nouvelle fois ses hommes dans des actions inutiles. Il est relevé de son commandement et remplacé par le SS-Brigadefüherr Dr. Gustav Krukenberg, qui vient d'arriver avec 300 français de la division Charlemagne. Un 251 de la division détruit lors de la tentative de percée du 1er Mai 1er mai, les survivants combattent dans les ruines autour de la Chancellerie. Krukenberg autorise à tenter une percée que seule une poignée réussiront, le reste étant tué ou capturé dans les derniers jours de la résistance. Un Untersturmführer du régiment la patte de col solaire ,la bande de bras et le drapeau Norvégien sur la manche .Quelques informations diverses La division avait des pattes de col de plusieurs type Les runes classiques pour allemands ,la roue solaire pour les étrangers ,le drapeau danois pour le régiment Danmark et trois lions pour la régiment Norge . [img][/img]Une patte de col solaire . 27 hommes de la division Nordland seront décorés de la bande bras de la régiments de la Nordland portaient des titres honorifiques Le SS-Grenadier-Regt. 23 Norge Le SS-Grenadier-Regt. 24 DanmarkLa SS-Pz. Abt. 11 Hermann von SalzaLa division a commis un crime de guerre recensé Le massacre de 100 civils et partisans à Popovaca le 16 septembre 1943.[img][/img]Sources Axis historyWaffen-ss combattant sites et livres divers .Amicalement Victor.
Afficheimprimée par la Légion des volontaires français contre le bolchévisme (LVF) pour favoriser le recrutement. La LVF créée en juillet 1941 par les partis collaborationnistes, est une nouvelle unité sous uniforme allemand, versée dans les Waffen SS pour combattre sur le front russe, août 1941. Introduction1Au xxe siècle, l’histoire des 75 000 Belges germanophones est celle d’un passé mouvementé [2]. Devenue belge à la suite du traité de Versailles, la population, prussienne depuis 1815, des deux Kreise d’Eupen germanophone et de Malmedy en partie wallonne ou francophone a vécu des conflits de loyauté résultant du nationalisme exacerbé si typique de la première moitié du siècle dernier. Le symbole de ce passé, mais aussi de ces conflits d’allégeance, ce sont les 8 700 jeunes hommes recrutés par la Wehrmacht à partir du mois de novembre 1941, soit deux mois après l’octroi de la nationalité allemande à la population d’un territoire annexé de facto au Reich par un Führererlass du 18 mai 1940. Entre 3 200 et 3 400 d’entre eux, soit 39 %, ne reviendront pas, mourant au champ d’honneur » ou dans des camps de prisonniers soviétiques [3]. 2La terminologie a fait de ces soldats des Zwangssoldaten – des enrôlés de force ». Ce terme est d’abord créé par les autorités gouvernementales bruxelloises pour les distinguer de leurs compatriotes flamands et wallons qui s’étaient portés volontaires dans l’armée allemande. Il est ensuite repris par les intéressés et les représentants de leurs associations. À travers les décennies, ce sont une connotation de victimes et le potentiel de victimisation de cette terminologie qui ont forgé l’image de ces soldats, mais aussi, à travers eux, de toute la population germanophone. Ce terme ne prend cependant pas en compte les conflits entre probelges et proallemands qui ont régi la vie politique et sociale de tout l’entre-deux-guerres. Il ne permet pas non plus de poser la question du comportement de ces soldats sur le front. En ce sens, il s’intègre dans une conception de l’histoire qui est née à la fin de la Seconde Guerre mondiale au moment de l’ épuration civique », et qui, en insistant sur le caractère belge » du territoire et de sa population, a empêché toute approche nuancée de l’histoire, voire déformé grossièrement le passé le plus récent [4]. À cet égard, le rapport à la figure du soldat reflète le rapport au passé marqué par les deux guerres s’est également plutôt tardivement penchée sur ces soldats. Si une thèse suisse décrit en 1975 pour la première fois les implications juridiques et administratives de l’annexion du territoire d’Eupen- Malmedy par l’Allemagne en mai 1940 et donc l’enrôlement à partir des mois d’automne 1941 [5], il a fallu attendre 2008 pour qu’un jeune historien régional analyse pour la première fois en profondeur les mécanismes de recrutement de la Wehrmacht [6]. Dans l’historiographie belge, qu’elle soit flamande ou wallonne, ces soldats n’ont jusqu’à présent jamais eu leur place. Dans les statistiques de pertes belges de la Seconde Guerre mondiale les plus récentes, les 3 200 jeunes hommes de la région tués ou disparus n’apparaissent pas – au contraire des volontaires flamands et wallons dans la Wehrmacht ou la ss [7]. Pendant la décennie 1980, ce sont les souvenirs des intéressés qui ont fait l’objet de publications qui les présentent la plupart du temps comme des victimes innocentes du grand jeu de la politique internationale, en général, et du rattachement à l’Allemagne en 1940, en particulier [8].Bref regard sur l’entre-deux-guerres3Le changement de nationalité de 1920 soulève le difficile problème de faire le deuil des hommes morts pour l’Allemagne – l’ennemie de la nouvelle patrie » belge. On y constate le repli dans l’espace religieux et dans des formes de deuil s’abstenant de toute appréciation politique – on honore les morts de toutes les nations. Il soulève également le problème de l’intégration des survivants », frères ou fils des soldats allemands, dans l’armée belge [9]. Jusqu’en 1939, l’armée belge réussit plutôt bien cet examen, d’abord en ne réclamant pas pour des raisons psychologiques jusqu’en 1923 le service militaire, puis en garantissant l’instruction du soldat en langue allemande – du moins quand le nombre d’officiers maîtrisant la langue le permet. Entre-temps, le conflit entre le camp proallemand ou révisionniste » par référence à la soi-disant consultation populaire sur le changement de nationalité en 1920 et le camp probelge s’est radicalisé au sein même du territoire, conduisant à une barrière de communication » [10]. On peut cependant observer que les fils de familles proallemandes notoires effectuent généralement leur service militaire belge sans trop de difficultés ; le nombre d’incidents est assez insignifiant. Il n’était pas rare même de voir des germanophones effectuer leur service militaire dans une unité francophone ; en effet, il n’existe probablement pas de meilleur moyen d’apprendre une autre langue pour ces jeunes gens dont le niveau d’instruction ne dépasse pas le plus souvent l’école primaire [11]. Celui qui ne fait pas son service militaire n’est pas un vrai homme », tels sont les motifs que les jeunes soldats des années 1920 et 1930 avançaient pour expliquer que la question de l’armée ne constitue pas alors pas un champ clos du conflit dominant la vie politique et sociale dans les cantons d’Eupen, de Malmedy et de la mobilisation d’août 1939, la situation change. L’État-Major général de l’armée réagit il retire les réservistes mobilisés de leurs unités pour les verser dans les Troupes auxiliaires d’armée » taa, des troupes d’étapes ne possédant que 25 armes par bataillon. Si certains politiques considèrent cette mesure comme contre-productive et si on reversera finalement une grande partie de ces soldats dans leurs unités d’origine, il n’en reste pas moins que la propagande du printemps 1940 s’est amplement servie de ce signe de méfiance si apparent et de ce sigle permettant des jeux de mots Tiere Aller Art, ou animaux variés. La propagande allemande justifie par cette humiliation » les nombreuses désertions – on estime à environ 10 % les soldats des trois cantons qui ont fuit le drapeau belge avant mai 1940 – et le passage de la frontière par une grande partie de ces hommes qui s’engageront dans la fameuse unité spéciale allemande du Bau-Lehr-Bataillon 800 Brandenburg ». En revanche, la propagande belge considère que ces désertions confirment la légitimité des mesures belges et le bien-fondé d’une méfiance à l’égard de ces soldats. Pendant la campagne des Dix-Huit jours, le comportement et le loyalisme des soldats germanophones semblent avoir été plutôt honorables. Certes, il y a eu des défections, mais qui semblent être le résultat de la situation générale défavorable à l’armée belge, plutôt que d’une volonté de passer dans les rangs de la Wehrmacht. À la fin du mois de juin 1940, presque tous les soldats sont de retour dans le territoire d’Eupen-Malmedy, une vingtaine étant morts au combat sous l’uniforme belge. En général, l’attente du retour des soldats qui avaient combattu dans l’armée belge semble avoir été un des rares éléments perturbant l’enthousiasme de la population devant la libération » du territoire par les du territoire au Reich et l’octroi de la nationalité allemande4L’invasion du 10 mai 1940 ne constituait pas vraiment une surprise pour les Belges. Depuis l’automne 1939, on s’attend à une telle attaque dans les milieux gouvernementaux et militaires belges [12]. Début 1940, quelques familles de probelges éminents et de fonctionnaires dans les trois cantons sont évacuées vers l’intérieur du pays. Parmi ceux qui n’ont pas connu cette faveur, nombreux sont ceux qui deviendront les premières victimes des persécutions nazies – plus d’une fois résultant de dénonciations. Parmi eux, le journaliste Henri Michel, directeur du Grenz-Echo, journal catholique probelge de langue allemande, qui passera presque cinq ans au camp de Sachsenhausen, ainsi que le commissaire de police d’Eupen, Fritz Hennes, et le bourgmestre socialiste de Malmedy, Joseph Werson, tous deux morts dans des camps de concentration [13]. 5Dans la recherche historique, il y a aujourd’hui un large consensus pour affirmer que le sentiment prédominant dans la population au moment de l’arrivée des troupes allemandes le 10 mai 1940 fut l’enthousiasme. Le rattachement à Allemagne ne se fit pas attendre et eut lieu le 18 mai 1940 par voie d’un décret du Führer. À ce moment, l’armée belge n’avait pas encore capitulé, ce qui aura pour conséquence la non-reconnaissance juridique de cette annexion dans l’immédiat après-guerre [14]. Le Reich n’en restera pas là. Par un décret du ministre de l’Intérieur, il annexe également, en date du 29 mai 1940, dix communes situées à proximité du territoire d’Eupen-Malmedy mais qui n’avaient jamais fait partie de la Prusse ou de l’Allemagne. L’argument utilisé est celui de la langue maternelle allemande d’une partie des habitants de ces communes. Depuis la Première Guerre, l’utilisation de l’allemand dans le domaine public était cependant en net recul, c’est ce qu’on a appelé la romanisation patriotique » [15]. En tout, l’Allemagne nazie gagnait 87 000 habitants par ces annexions [16]. 6Après une semaine sous administration militaire, c’est l’Administration du Reich qui reprend le territoire d’Eupen-Malmedy. Il est incorporé au Regierungspräsidium d’Aix-la-Chapelle sans que celui-ci ne se voie attribuer plus de fonctionnaires pour cette tâche. Le ministère de l’Intérieur fonctionne comme instance d’approbation pour les différents décrets relatifs au rattachement [17]. Sur le plan politique, le territoire est rattaché au Gau Cologne-Aix-la-Chapelle du nsdap. 7Après le départ et/ou la destitution des bourgmestres belges, ce sont d’abord des membres du parti proallemand, le Heimattreue Front [18], qui reprennent ces fonctions à Eupen, l’Ortsgruppenleiter Walter Rexroth, les Kreisleiter Wilhelm Buhrke à Malmedy et Franz Genten à Saint-Vith ces deux derniers seulement jusqu’en automne 1940. Aux échelons administratifs inférieurs, il n’y a pas de modifications significatives [19]. 8Les limites administratives sont adaptées au système du Reich. En lieu et place des trois cantons belges, il n’y a plus que deux Kreise allemands. Les deux Landräte Felix Seulen Eupen et Heinz Ehmke Malmedy ainsi que le Kreisleiter du nsdap, Gabriel Saal, sont issus de l’intérieur du Reich, ce qui sera finalement le cas de presque tous les bourgmestres-fonctionnaires. Cette politique, qui peut être expliquée par une certaine méfiance mais surtout par des considérations pratiques, crée un sentiment de déception auprès des anciens militants de la cause allemande. Seul, le Kreisleiter d’Eupen, Stefan Gierets, est un ancien du hf, mais pas son successeur Karl Herwanger [20]. 9Le Heimattreue Front est déjà rattaché au nsdap dans le courant du mois de mai 1940. Ce rattachement ne concerne toutefois pas ses membres dont l’affiliation au parti nazi n’est pas automatique. La mission du hf est terminée. La mise au pas et l’auto-intégration de la population progressent rapidement. Schärer estime à 7 000 le nombre de membres du nsdap peu avant la libération de la région par les Alliés en septembre 1944. Des organisations telles la Hitlerjugend et la ns-Frauenschaft comptent à peu près le même nombre de membres. La sa connaît également un grand succès et les 1 240 certaines sources évoquant même le chiffe de 1 500 membres de la Standarte 174 peuvent accueillir le Stabschef sa Viktor Lutze le 18 mai 1941 pour la prestation de serment. La ss semble avoir beaucoup plus de peine dans le recrutement de membres [21].Un décret d’Hitler, daté au 23 mai 1940, prévoit l’introduction de la législation allemande et prussienne à partir du 1er septembre 1940 [22]. Une nouvelle fois, c’est au ministère de l’Intérieur qu’échoit la mise en œuvre. Une ordonnance du 3 septembre 1940 spécifie des dispositions intermédiaires en droit civil en vue de l’adaptation des principes de droit allemands [23].La question la plus compliquée est cependant celle de la nationalité. Elle ne trouve un règlement final que par une ordonnance du ministère de l’Intérieur du 23 septembre 1941. Le décret du 23 mai 1940 avait seulement conféré la nationalité allemande provisoire » aux habitants [24]. Le nouveau droit de nationalité distingue entre deux groupes dans le territoire d’Eupen-Malmedy et des dix communes ». La grande majorité des habitants acquiert la nationalité allemande. Environ 20 000 habitants des dix communes » deviennent des Deutsche auf Widerruf Allemands sur révocation », parce qu’ils étaient déjà Belges avant le traité de Versailles. Cette révocation est possible dans un délai de dix ans, qui sera cependant levée peu après. Il est remarquable que la nouvelle réglementation n’enlève pas explicitement la nationalité belge. Ainsi, la population va ignorer complètement qu’en vertu du droit international, elle possède en réalité une double nationalité » [25].L’enrôlement dans la Wehrmacht de l’engagement volontaire à l’obligation10L’octroi de la nationalité allemande a une autre conséquence lourde elle introduit le service militaire dans le territoire d’Eupen-Malmedy. Il s’applique aussi bien aux nouveaux » Allemands qu’aux Allemands sur révocation ». Ces derniers peuvent même obtenir définitivement la nationalité allemande s’ils se montrent particulièrement méritants au front [26]. Toutefois, certains jeunes hommes portent déjà l’uniforme de l’armée allemande avant septembre 1941. Outre les déserteurs de l’armée belge qui avaient passé la frontière au printemps 1940, il y a également des volontaires qui s’engagent dans la Wehrmacht entre mai 1940 et l’été 1941. Il ressort de rapports belges d’après-guerre que le nombre de volontaires s’élevait à environ 700. Cependant, nous ne savons pas si ce chiffre concerne la seule période précédant l’octroi de la nationalité allemande ou s’il comporte également les volontaires des années de guerre, c’est-à-dire des jeunes qui veulent s’engager avant même l’appel de leur classe de milice [27]. 11Les grades conférés par l’armée belge à ces soldats sont seulement confirmés par les Allemands après six mois de service. Il s’agit donc d’une sorte de probation qui s’étend également aux volontaires. Les anciens officiers de l’armée belge sont exclus de l’enrôlement dans la Wehrmacht à la notable exception près de quelques volontaires [28].La procédure établie par les Allemands se déroule en quatre étapes 12l’enregistrement. ;le test d’aptitude. ;six mois de service au Reichsarbeitsdienst rad qui ne s’appliquent pas aux hommes qui ont déjà combattu dans l’armée impériale entre. 1914 et. 1918. ;l’appel sous les autorités allemandes n’attendent d’ailleurs pas la décision sur la nationalité des habitants pour mettre en œuvre cette procédure. Ainsi, l’enregistrement des classes de milice commence en octobre 1940, tandis que les tests d’aptitude prennent cours en décembre 1940. Suivant le plan de mobilisation du Reich, c’est la classe 1922 qui est alors la première concernée, de même que les anciens officiers de l’armée impériale. Au cours de l’année 1941, malgré la création d’un Wehrmeldeamt, le rythme des enregistrements est considérablement ralenti en attendant le règlement de la question de la nationalité [29]. 13Une fois les habitants devenus Allemands », la reprise des enregistrements et des tests d’aptitude suit rapidement. À partir de novembre 1941, les jeunes de la classe 1922 étant déjà enrôlés, les hommes des classes 1900-1921 sont enregistrés et ceux des années 1914 à 1921 testés. Les tests d’aptitude de janvier à mars 1942 concernent alors les classes 1900 à 1913 ainsi que 1923 et 1924. À partir de ce moment, l’adaptation à la mobilisation dans le Reich est achevée [30]. 14Afin de ne pas trop peser sur le moral de la population, les enrôlements ne sont pas affichés sur la voie publique – il ne semble pas y avoir eu des listes aux valves des mairies, mais les hommes concernés sont informés directement par les autorités allemandes. On ne peut douter que l’enrôlement dans la Wehrmacht était soumis à un jeu d’influences diverses qui se manifestent dans des différences du taux d’enrôlement qui ne peuvent être expliquées par le seul facteur démographique. Ainsi, dans deux communes du Kreis d’Eupen, Lontzen 2 085 hab. en 1941 et Raeren 3 271 hab., le taux des enrôlés était respectivement de 6,33 %, et de 16,01 %. La même observation peut être faite pour deux communes du Kreis de Malmedy à Amblève Amel ; 1 769 hab. et à Saint-Vith 2 703 hab., où le taux est de 20,91 % et de 9,98 %. Dans ces communes paysannes, l’enrôlement ne signifie pas seulement un danger personnel pour l’appelé, mais souvent d’abord la perte d’une main-d’œuvre dans les fermes de la région. Ces contraintes socio-économiques expliquent aussi pourquoi la pression directe de dirigeants nazis et un climat de dénonciations peuvent régner sur de nombreuses communes [31]. Au total, le taux d’enrôlement s’élève à 12,87 % pour le Kreis d’Eupen, à 13,64 % pour les communes wallonnes du Kreis de Malmedy et à 15,47 pour les communes germanophones de ce Kreis [32]. 15Initialement, les autorités allemandes avaient également prévu d’enrôler les hommes originaires d’Eupen-Malmedy qui vivaient en Belgique occupée. Des affiches du 14 avril 1942 annoncent l’enrôlement de tous les Allemands nés entre 1908 et 1924 vivant en Belgique, en spécifiant que cette mesure concerne également les habitants des territoires devenus allemands en septembre 1941. On peut imaginer la consternation chez ces derniers dont on peut aisément soupçonner les sentiments antiallemands. Sur intervention du ministère belge de la Justice, l’administration militaire allemande renonce finalement à cette mesure en acceptant l’argument de la nationalité belge de ces personnes sans s’interroger sur les conséquences en droit international de cette décision. Le Militärbefehlshaber officialisera la renonciation provisoire dans une lettre au secrétaire général du ministère de la Justice datée du 30 mai 1944 [33]. 16Le nombre total des enrôlés du territoire d’Eupen-Malmedy est finalement de 8 700. Il y a cependant aussi des réfractaires qui fuient le service dans la Wehrmacht – généralement en passant la frontière avec la Belgique occupée où ils doivent vivre dans la clandestinité pendant les années de guerre. Le nombre de réfractaires est estimé à 430 180 pour le Kreis d’Eupen, 230 pour le Kreis de Malmedy. Il semble que le taux de réfractaires ait été légèrement plus élevé dans les communes wallonnes autour de Malmedy [34]. Leur assurance-vie reposait alors sur le silence de leurs proches [35]. 17Le taux de réfractaires est par ailleurs un des éléments qui illustrent au mieux la grande différence entre le territoire d’Eupen-Malmedy et les dix communes ». En effet, le recrutement de soldats pour la Wehrmacht dans ces dernières s’avère être particulièrement délicat et loin de connaître le même succès. Les organisations de Résistance avancent dans des rapports d’après-guerre le chiffre de 624 réfractaires pour les dix communes et celle de La Calamine, l’ancien Moresnet-Neutre, voire de 671 réfractaires sur 675 conscrits. Un rapport allemand évoque en juillet 1943 la fuite vers la Belgique de 282 des 585 conscrits des classes 1922 à 1925, soit 48 % [36]. À défaut de la découverte de chiffres plus précis, on peut penser que les données allemandes sont plus proches de la réalité. En effet, même si les activités de la Résistance dans les dix communes » sont nettement plus nombreuses et denses qu’à Eupen-Malmedy, un taux de presque 100 % de réfractaires paraît très improbable et relève plutôt de la mythologie belge de l’après-guerre [37].Les autorités allemandes voient très vite la nécessité de différencier les modalités de recrutement. Elles décident de n’enrôler que les classes à partir de l’année 1922, les classes plus âgées sont jugées trop probelges » et, dès lors, peu utilisables comme soldats dans l’armée allemande. La méfiance généralisée à l’égard des Allemands sur révocation » se traduit également dans le fait que les tests d’aptitude n’auront lieu qu’à partir de juin 1943, à un moment, où presque la moitié des conscrits potentiels ont déjà gagné la Belgique occupée. De plus, ceux dont le comportement au rad n’est pas exempt de tout reproche, ne sont pas enrôlés dans la troupe, mais versés dans des organismes tels que l’Organisation Todt ou le nskk [38].À travers le recrutement, on peut constater que le service dans la Wehrmacht est accepté à Eupen-Malmedy comme une conséquence lourde, mais logique de l’annexion par l’Allemagne et de l’octroi de la nationalité allemande. Ce constat ne vaut cependant pas pour les dix communes également rattachées qui avaient toujours été belges et où la résistance à cet enrôlement est extrêmement forte à certains égards, elle peut être comparée à celle des habitants du Grand-Duché de Luxembourg [39].Au front18Nous savons que l’immense majorité des soldats d’Eupen-Malmedy ont fait leur instruction dans des casernes à l’intérieur du Reich avant de gagner le front de l’Est. Cette destination ne peut surprendre. En effet, c’est en Russie que l’armée allemande a le plus gros besoin d’hommes au moment de l’enrôlement. La proportion de ceux qui sont stationnés à l’Ouest en Normandie par exemple est très petite [40]. Nous ne disposons que de très peu d’informations sur le comportement de ces soldats sur le front de l’Est. Les témoignages connus relatent la participation de certains à la bataille de Stalingrad ou au siège de Leningrad, mais le caractère forcé » de leur engagement et la tendance à la victimisation » de l’après-guerre ont empêché une approche plus sereine du vécu de ces soldats. Leurs récits et, le plus souvent, leurs lettres de campagne contiennent presque exclusivement des descriptions de ce qu’on pourrait appeler la routine de la guerre [41]. Il n’en reste pas moins que ces soldats ont participé à une des entreprises militaires les plus meurtrières de l’histoire, la guerre d’extermination à l’Est dont les crimes de guerre avec participation des soldats de la Wehrmacht ont été analysés par la recherche la plus récente [42]. La question de l’implication personnelle de soldats d’Eupen-Malmedy dans des crimes de guerre doit donc être posée. Quelques rares témoignages font référence à des fusillades en masse de civils en Russie [43], mais une étude systématique sur base de toutes les sources disponibles reste un desideratum. 19Dans ses travaux, Quadflieg analyse un échantillon de 263 soldats originaires de la région, ce qui nous permet de dégager certaines tendances générales. Ainsi, il démontre que 20,7 % des affiliations de ces soldats à une organisation nazie datent d’avant le 10 mai 1940, tandis que 79,3 % de ces affiliations sont effectuées après l’annexion de 1940. Un effet suiviste » est donc incontestable, toutefois un endoctrinement nazi le plus souvent au sein des jeunesses hitlériennes ou du daf pour un soldat sur cinq voire 1 sur 4 peut être constaté. Il n’y a que deux cas où une attitude de refus à l’égard de l’autorité allemande avant l’enrôlement est documentée [44]. Sur le plan strictement militaire, les soldats de la région servent essentiellement dans l’armée de terre 87,5 %. Environ 10 % des enrôlés appartiennent à la Luftwaffe. Le taux des engagés dans la Waffen-SS ne s’élève qu’à 1,5 %. Ceux qui se retrouvent dans des troupes sur le front de l’Est passent 38,5 % de leur temps de service dans des unités de combat, 34,8 % dans des unités de soutien et 26,6 % dans l’armée de réserve [45]. Nous possédons des informations sur leur sort pour environ 68,6 % des cas analysés dans l’échantillon. Le taux des morts au combat est de 21,5 %, celui des prisonniers de guerre s’élève à 24,4 %, 11,7 % sont libérés du service avant la fin de la guerre, 9,5 % sont portés disparus et 1,5 % ont déserté la Wehrmacht [46]. 20Il est par ailleurs intéressant de noter que, selon les chiffres de Quadflieg, les décorations et promotions pour des soldats d’Eupen-Malmedy correspondent largement à la moyenne générale de la Wehrmacht et sont nettement plus élevées que pour les soldats luxembourgeois qui constituent le groupe de comparaison de l’historien d’Aix-la-Chapelle [47].Les conclusions de Quadflieg sont claires les soldats d’Eupen- Malmedy se sont comportés dans la Wehrmacht comme des soldats originaires du Reich. Leur attitude révèle une conformité incontestable [48]. Ce qui fera d’eux un groupe particulier est leur sort d’ difficile retour21Cinq mille cinq cents c’est le nombre d’hommes dont on ne possède aucune information sur le sort en date du 8 mai 1945 [49]. Il faut attendre le 1er août 1945 pour que les autorités belges disposent d’une liste de ceux qui, dorénavant, s’appelleront les enrôlés de force ». Dans le courant du mois d’août 1945, on estime pour la première fois que 2 500 jeunes hommes sont encore prisonniers de guerre dans des camps soviétiques. Et alors que les quelques centaines de soldats prisonniers dans les camps des Alliés occidentaux sont libérés dans le courant de l’été 1945, il faudra attendre encore quelques années avant que les derniers prisonniers ne puissent regagner leur région. Ainsi, en mars 1946, 2 724 prisonniers sont revenus, tandis que 2 784 se trouvent toujours dans des camps. Un accord de rapatriement belgo-russe ne contribue que très peu à une accélération de la procédure [50]. À la date du 31 décembre 1947, le nombre de rentrés s’élève à 5 417, celui des prisonniers à 106 et celui des disparus à 1 327. Les autorités ont délivré 1 298 attestations de décès officielles. 22En mai 1945, les autorités belges reconnaissent que la contrainte est la principale raison de l’enrôlement. Toutefois, de nombreux anciens soldats de la Wehrmacht qui reviennent dans la région dans le courant de l’année 1945 se retrouvent pour quelques jours ou quelques semaines à nouveau prisonniers, cette fois-ci dans la prison de Verviers, ville voisine d’Eupen. Huit cent cinquante et un hommes doivent comparaître devant un tribunal militaire conseil de guerre avec juges militaires assistés d’un magistrat civil belge en 1946. Un soupçon généralisé semble alors peser sur ces hommes. 23Ce n’est là qu’un signe visible du difficile retour de ces soldats dans leur région, dans une société où l’épuration civique ne semble tolérer qu’une version belge » du passé le plus récent [51], où dans de nombreux foyers manquera maintenant l’époux, le père, le frère ou le fils. L’histoire sociale et culturelle de cette perte et de ces familles sans hommes reste encore à écrire. 24L’État belge aura longtemps du mal à aborder la problématique [52]. Dans les négociations bilatérales avec la jeune rfa au cours des années 1950, le sujet est singulièrement absent et, tandis que la France pour les Alsaciens-Lorrains et le Luxembourg le font respectivement en 1954 et 1967, la Belgique ne créera qu’en 1974 le statut d’ incorporé de force ». Cinq mille anciens soldats et réfractaires au service dans la Wehrmacht reçoivent finalement un statut juridique. Le dédommagement financier ne sera décidé qu’en 1989, alors que la rfa avait déjà mis les moyens financiers à la disposition de l’État belge en la veille de la disparition des derniers concernés et des derniers témoins, nous devons constater que de larges pages de l’histoire des enrôlés de force » et de leur sort d’après-guerre restent toujours à écrire. Pour la jeune Communauté germanophone de Belgique, seule une approche critique et sereine de ce passé douloureux permettrait de sortir de la logique de victimisation » qui a trop longtemps dominé le discours politique et social dans la région. Notes [1] Christoph Brüll 1979 est docteur en histoire contemporaine de la Friedrich-Schiller-Universität d’Iéna et titulaire d’un dea en relations internationales et intégration européenne de l’université de Liège. Il est chargé de recherches du Fonds de la recherche scientifique-fnrs auprès de l’université de Liège. Ses publications portent sur l’histoire des relations belgo-allemandes, de la mémoire et de l’historiographie et sur l’histoire de la Communauté germanophone de Belgique. Il a publié Die deutschsprachigen Einheiten in der belgischen Armee zwischen den beiden Weltkriegen, Saint Vith, 2004 et Belgien und Nachkriegsdeutschland Besatzung, Annäherung, Ausgleich 1944-1958, Essen, 2009. [2] Pour des aperçus en langue française voir Alfred Minke, La Communauté germanophone l’évolution d’une terre d’entre-deux », in 1995 [ ; Christoph Brül, Un passé mouvementé. L’histoire de la Communauté germanophone de Belgique », in Katrin Stangherlin éd., La Communauté germanophone de Belgique – Die Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens, Bruxelles, Éd. La Charte, 2005, p. 17-47. Une exception est formée par l’actuelle commune de La Calamine qui formait entre 1815 et 1919 le territoire de Moresnet-Neutre et qui n’a donc jamais fait partie de la Prusse. [3] Quelques données chiffrées et informations de base peuvent être trouvées chez Heinrich Toussaint, Zwangssoldaten », in Alfred Minke éds. Grenzland seit Menschengedenken, Biblio-Cassette 2 Abhängigkeit, Eupen, 1990, no 74. [4] Freddy Cremer, „Verschlusssache Geschichte“. Über den Umgang mit der eigenen Vergangenheit », in Cremer Freddy, Fickers Andreas, Lejeune Carlo eds., Spuren in die Zukunft. Anmerkungen zu einem bewegten Jahrhundert, Büllingen Lexis-Verlag, 2001, p. 9-26 p. 23-24. [5] Martin R. Schärer, Deutsche Annexionspolitik im Westen. Die Wiedereingliederung Eupen-Malmedys im zweiten Weltkrieg, 2e éd., Peter Lang, Francfort/M., 1978 1re éd. 1975 ; thèse défendue en 1972. [6] Peter M. Quadflieg, „Zwangssoldaten“ und „Ons Jongen“. Eupen-Malmedy und Luxemburg als Rekrutierungsgebiet der deutschen Wehrmacht im Zweiten Weltkrieg, Aix-la-Chapelle, Shaker Verlag, 2008. [7] Rudi Van Doorslaer, L’héritage politique de la guerre et en particulier de la collaboration en Belgique, 1945-2000 », in Archives nationales Luxembourg éds, Collaboration Nazification ? Le cas du Luxembourg à la lumière des situations française, belge et néerlandaise. Actes du colloque international de Neumünster, mai 2006, Éd. Archives nationales, Luxembourg, 2008, p. 444-460 p. 453. [8] Heinrich Toussaint, Verlorene Jahre, Schicksale einer Kriegsgeneration im Grenzland, 1, Eupen, Grenz-Echo-Verlag, 1987 ; id., Bittere Erfahrungen, Schicksale einer Kriegsgeneration im Grenzland, 2, Eupen, Grenz-Echo-Verlag, Eupen, 1987. [9] Pour ce qui suit, voir Christoph Brüll, Entre méfiance et intégration. Les germanophones dans l’armée belge 1920-1955 », in Cahiers belges d’histoire militaire, no 4, 2006, p. 135-167. [10] Heidi Christmann, Presse und gesellschaftliche Kommunikation in Eupen-Malmedy zwischen den beiden Weltkriegen, thèse de doctorat en communication, Munich, 1974. [11] Christoph Brüll, Die deutschsprachigen Einheiten in der belgischen Armee zwischen den beiden Weltkriegen, Saint-Vith, Éd. zvs, 2004, p. 109. [12] Cf. Jean Vanwelkenhuyzen, Les Avertissements qui venaient de Berlin, Paris/Gembloux, Duculot, 1982. [13] Heinrich Toussaint, Kollaboration und Widerstand », in Grenzland seit Menschengedenken, Biblio-Cassette 2, Abhängigkeit, no 71. [14] Führererlass du et décret d’exécution du ; Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 777 et 803. Les conséquences historiques et juridiques de cette annexion sont analysées par Carlo Lejeune, Die Säuberung, t. I, Ernüchterung, Befreiung, Ungewissheit 1920-1944, Büllingen Lexis-Verlag, 2005, p. 63-75 et Jacques Wynants, Les autorités belges et la situation des cantons de l’Est 1940-1944 », in Bulletin d’information du Centre liégeois d’histoire et d’archéologie militaires, vol. IX, fasc. IV, mars 2004, p. 15-26. [15] Cf. Walter Pintens, Historische Betrachtungen über das deutschsprachige Gebiet und über die rechtliche Stellung der deutschen Sprache in Belgien », in Fred Stevens et Auweele Van Den, Dirk éds., Houd voet bij stuk. Xenia iuris historiae G. Van Dievoet oblata, Katholieke Universiteit Leuven, Leuven, 1990, p. 541-560. L’auteur estime que 13 % de la population de ces dix communes » avaient l’allemand comme langue maternelle en 1930, taux qui diminuera à 0,72 % en 1947. [16] Schärer, op. cit., p. 79 sq. et 283. [17] Idem, p. 108. [18] David Mennicken, Die Heimattreue Front. Eine „nationalsozialistische“ Organisation in Belgien 1936-1940, mémoire de master en histoire inédit, Université catholique de Louvain, 2009-2010. [19] Schärer, op. cit., p. 56 sq. et 146. [20] Idem, p. 113 et 125. [21] Idem, p. 140-143 ; Carlo Lejeune, Die Säuberung, t. II, Hysterie, Wiedereingliederung, Assimilierung 1945-1952, Büllingen Lexis-Verlag, 2007, p. 181-189. [22] Schärer, op. cit., p. 133 sq. [23] Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 1222 sq. et l’arrêté d’exécution du Reichsgesetzblatt, 1941 I, p. 376 sq. [24] Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 803. [25] Reichsgesetzblatt, 1942 I, p. 584. Cf. Schärer, op. cit., p. 143-158. [26] Idem, p. 161. [27] Idem, p. 162 ; Quadflieg, op. cit., p. 68, 143 sq. Un document trouvé par l’auteur aux archives de la ville d’Eupen et réalisé dans le courant de l’épuration civique d’après-guerre comporte 96 noms de volontaires pour les années 1940 à 1944. Si la proportion de volontaires ne diffère pas trop du nombre d’habitants, le chiffre avancé de 700 volontaires concernerait alors probablement la période 1940-1944 et non la seule période entre mai 1940 et septembre 1941. Archives de l’État à Eupen, Eupen Neuzeit, Nr. 1415 y 11 Dossier Ausschluss vom Militärdienst 1945-1949, Liste Des volontaires à l’armée allemande ». Cela correspond également aux données relevées par Quadflieg dans un échantillon de 263 soldats originaires d’Eupen-Malmedy. [28] Schärer, op. cit., p. 161-162. [29] Quadflieg, op. cit., p. 69-71. [30] Idem, p. 73-74. [31] Carlo Lejeune et Klauser Klaus-Dieter, Die Säuberung, t. III, Verdrängte Erinnerungen – 340 Zeitzeugen berichten, Büllingen Lexis-Verlag, 2008, p. 133. [32] Lejeune, Säuberung, t. II, p. 179-180. [33] Lejeune, Säuberung, t. I, p. 79. [34] Idem, t. II, p. 180. Ces estimations sont établies sur la base des chiffres donnés par les différentes communes, à l’exception des deux Kreisstädte pour lesquelles on ne possède pas de chiffres précis. [35] Lejeune et Klauser, Säuberung, t. III, p. 139-147 reprend des témoignages sur les réfractaires et le silence qui entourait leur fuite. [36] Tous les chiffres sont cités par Schärer, op. cit., p. 165. [37] Cf. les remarques chez Quadflieg, op. cit., p. 84-85. [38] Schärer, op. cit., p. 163-164 ; Quadflieg, op. cit., p. 76-79. [39] Idem, p. 157-159. [40] Schärer, p. 162. [41] Exemples chez Toussaint Bitte Erfahrungen et Verlorene Jahre. Une étude systématique des lettres de campagne – champ de recherche de plus en plus fréquenté en Allemagne – manque. [42] Nous ne citons que la synthèse du grand projet Wehrmacht im Vernichtungskrieg » de l’Institut für Zeitgeschichte de Munich Christian Hartmann, Johannes Hürter, Peter Lieb et Dieter Pohl, Der deutsche Krieg im Osten 1941-1944. Facetten einer Grenzüberschreitung, Oldenbourg Munich, 2009. [43] Lejeune et Klauser, Säuberung, t. III, p. 135 et 139. [44] Quadflieg, op. cit., p. 132-133. [45] Idem, p. 148-149. [46] Idem, p. 150. [47] Idem, p. 151-154. [48] Idem, p. 158. [49] Pour ce qui suit Lejeune, Säuberung, t. II, p. 204-207. [50] Idem, t. I, p. 82-84. [51] Freddy Cremer, Als man den aufrechten Gang wieder lernen musste. Von den “Incivique“ zu den “Modellbelgiern“ », in Cremer Fickers et Lejeune, op. cit., p. 99-116. [52] Nicolas Dewald, L’Indemnisation des enrôlés de force dans l’armée allemande, mémoire de licence en histoire inédit, Université de Liège, 2004-2005.
\n affiche de recrutement pour la waffen ss
7Pour une analyse détaillée de la confrontation entre l’administration militaire et les SS en Belgiq ; 6 Cette détermination de l’administration militaire de Bruxelles à conserver la responsabilité de la propagande allemande n’a pas été sans conséquence sur le rôle des SS. La Germanische Leitstelle (direction germanique), département de la SS, employée à promouvoir le
Identification Letter ; Lettre du bureau de recrutement pour la Waffen SS au maire de Nomain. Iconographic description Lettre du bureau de recrutement pour la Waffen SS au maire de Nomain concernant la réglementation de diffusion et collage des afffiches de la Waffen SS dans la municipalité. Subject/theme Second World War ; Occupation ; Poster ; Waffen SS ; Recruiting Creation/ProductionAuthor/Conceptor BUREAU DU RECRUTEMENT POUR LA WAFFEN SS NameBUREAU DU RECRUTEMENT POUR LA WAFFEN SS Author Conservation site Musée de la Résistance, Bondues Category Communication ; Administrative life
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COMMUNAUTE GERMANIQUE x191 Communauté germanique - Germanische Gemeinschaft Par le SS-Ostubaf Franz Riedweg. Ed. de L'Homme Libre. 148 pages illustrées, photos n&b. Album relié, cousu, format 21 x 29,5 cm, papier couché semi-mat 135 grammes. Edition limitée à 500 exemplaire. Réf 121628 Edition en français-allemand de deux brochures publiées pendant la guerre pour la promotion des volontaires non allemand dans la Waffen-SS et consacrée plus spécialement à la Division Wiking. Au moment historique où la faillite de l'idée européenne libérale devient un fait que l'on ne peut plus contester, la réédition en un volume des deux ouvrages publiés sous la direction du SS-Obersturmbannführer Franz Riedweg pendant la guerre est un hommage à ces précurseurs de l’idée européenne que furent les Waffen-SS, qui eut pour source la nécessité de défendre le continent européen contre la menace bolchevique. L'alliance des ploutocraties occidentales et de la Russie stalinienne rendait nécessaire celle de toutes les authentiques forces européennes. Quelques rares esprits lucides l'ont compris très tôt, avant même le tournant de la guerre, la défaite de Stalingrad, à partir de laquelle il devenait évident que l'Allemagne seule ne pouvait plus vaincre. L'extension du recrutement de la Waffen-SS a été une réponse trop tardive et trop pragmatique pour pouvoir être efficace et permettre la conscience vive d'un héritage commun à défendre. Le Suisse Franz Riedweg en fut l'un le grand pionnier et il fit tout ce qu'il put pour insuffler à la Waffen-SS cet esprit européen qui devait préserver les peuples d'Europe. L'héritage résidait pour Franz Riedweg dans la germanité, une unité de chair et de sang, plus que dans le germanisme, qui était encore trop l'expression politique du vieil Etat-Nation prussien. Les cahiers dont il dirigeait la rédaction devaient former la conscience politique, dans le noble sens du terme, évocateur des intérêts supérieurs des peuples, des soldats de race germanique, les nouveaux gardiens du Saint Empire romain germanique et de la liberté de ses peuples, pour qu'ils dressent un rempart contre la barbarie soviétique. Il concevait la défense de l'Europe comme une geste chevaleresque. La poésie de sa conception européenne transparaît magnifiquement dans les volumes rassemblés, où l'image est reine et où le texte fait plus figure d'illustration. Franz Riedweg avait une haute intelligence de la beauté comme instrument de la conscience politique. Il faut saluer la splendide collaboration d’Erna Lendvai Dircksen, qui a su faire de la photographie le nouveau genre artistique pour exprimer l'âme de la race dans les visages d'un peuple, qui dépassait les Gau de l'Allemagne pour resplendir sur les terres norvégiennes, danoises, hollandaises et flamandes. Franz Riedweg a eu au plus haut point l'intuition de la prégnance du sang dans l'identité européenne. Il faut se laisser guider par les instants paysans, artisans ou guerriers, les paysages, les vestiges de l'histoire... ISBN 9782368960295
Afficherecrutement Waffen SS Créé et vendu par LeFrancais- Affiche recrutement Waffen SS Sticker Créé et vendu par LeFrancais- 2,59 $US 1,94 $US dès 4 acheté (e)s 1,30 $US dès 10 acheté (e)s Aspect Taille Petit (2.2 x 3 in) Voir le guide des tailles Ajouter au panier Les retours sont faciles et gratuits Qui sont les SS dans l'Allemagne nazie ?Issue des Jeunesses hitlériennes, la SS était au début du nazisme la Schutzstaffel, la section de protection » des chefs. Elle fournit ensuite les gardiens des camps de concentration. La Waffen-SS est la branche armée de la SS, des troupes d'élite qui doivent, sous les ordres d'Himmler, supplanter un jour la Wehrmacht, qui n'est plus considérée comme parfaitement fidèle aux nazis. Himmler recrute de plus en plus dans les pays occupés des fanatiques, comme les SS bosniaques de la division Handschar, recrutés avec l'appui du Grand Mufti de Jérusalem. Pour lui, les Juifs sont les ennemis communs de l'Islam et de l'Allemagne Isabelle Clarke, Daniel CostelleProducteur CC&C, ECPAD, NHKPublié le 11/06/14Modifié le 11/12/20Ce contenu est proposé par Lamise sur pied de cette 11. SS-Division débute en mars 1943 au camp d'entraînement de Gräfenwöhr. Le noyau en est est constitué par le SS-Panzergrenadier Regiment Nordland, détaché de la division Wiking et les Freiwilligen Legion Norwegen et Freikorps Danmark. Afiche de recrutement du régiment Norge (à l'époque encore un bataillon) Trier par Mina petite souris Date de sortie inconnue 11 min De Mirjam de With Avec Kiki Wartena, Merel Polat Genre Mina est une petite fille dont l'idole est Minnie, la souris emblématique du monde de Disney. Elle se déguise en la femme de Mickey tous les jours... Presse Spectateurs 3,0 Voir la bande-annonce Une curieuse conjonction de coïncidences Date de sortie inconnue 9 min De Joost Reijmers Avec Kees Prins, Ronald van Elderen Genre Ferdy Bloksma, Erich Reinhardt et Jacob van Deyck bien que ces trois personnages vivent à des siècles différents, ils ont tous un point commun ... Presse Spectateurs 3,2 Voir la bande-annonce Sinner's disease Date de sortie inconnue 56 min De Jan Jaap Kuiper Genre Presse Spectateurs Voir la bande-annonce Nina Satana Date de sortie inconnue 39 min De Bram Schouw Avec Abbey Hoes, Sabri Saddik Genre Nina est une jeune fille au look gothique qui va en cours dans un lycée très chic d'Amsterdam. Un jour, Momo arrive dans sa classe. Elle tombe... Presse Spectateurs 3,1 Voir la bande-annonce Soldiers In Black Date de sortie inconnue 48 min De Joost Seelen Genre Documentaire Pendant la Seconde Guerre Mondiale, 25 000 hommes, les SS néerlandais, ont rejoint la Waffen SS et grossi les rangs de l’armée hitlérienne. Dans... Presse Spectateurs Voir la bande-annonce Elephant Feet Date de sortie inconnue 16 min De Dan Geesin Genre Comédie Le premier soir d’un gardien de nuit d’une station-service. Personnage naïf et tragi-comique, il veut bien faire mais il ne sait pas trop comment... Presse Spectateurs Voir la bande-annonce Oedipe Date de sortie inconnue 13 min De Paul Driessen Genre Pour le jeune laitier ?dipe, les femmes sont une énigme. Pourquoi, alors qu'elle est enfin débarrassée de son mari encombrant, sa maîtresse... Presse Spectateurs Voir la bande-annonce Now You Know It Anyway Date de sortie inconnue 2 min De Bastiaan Schravendeel Genre Animation Lors d'un marché aux puces sous le soleil, Robin essaie de vendre ses propres histoires. Tous les personnages principaux tendent une oreille... Presse Spectateurs Voir la bande-annonce Audition Date de sortie inconnue 6 min De Udo Prinsen Genre Animation Un père et son fils sont détenus dans un camp de la mort. Le père, un joueur de trompette, passe une audition pour entrer dans l'orchestre du camp. Presse Spectateurs Voir la bande-annonce Chase Date de sortie inconnue 10 min De Adriaan Lokman Genre Un personnage X bleu marche le long d'une route isolée lorsqu'un véhicule passe et se débarrasse d'un corps. X ramasse le portable se trouvant... Presse Spectateurs 3,0 Voir la bande-annonce
Recherchede personne, de lieu : affiche la page : Recherche type Google : propose des pages : Page d'accueil : Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France: 109 annonces de recherche: 39/45 en France (WWII) base des données identifiées par AJPN.org. Nouveaux articles Une page au hasard 38080 noms de communes 95 départements
C' est exacte Systema, ça concernait les jeunes appelés sous les drapeaux, afin d' effectuer leur service national. Ils pouvait donc devancer l' appel, c' est à dire partir plus vite que leurs classe , certains à l' inverse faisaient un report pour finir leurs études. Pour rappel A 16 ans tout les garçons devaient se rendre à leur mairie afin de se faire recenser, là le jeune pouvait demander un report pour finir ses études. A 18 ans ou plus si il y avait report le jeune partait faire ses " 3 jours ", qui en réalité duraient un jour et demi, à l' issue soit il était déclarer " apte " soit " exempté " ou " ajourné " réexaminé plus tard . " L' appel " se faisait dans la vingtième année appel les mois pairs février - avril - juin - aout - octobre - décembre mais en devançant l' appel, on pouvait partir à partir de 18 ans, pour 10 ou 24 mois au choix de l' appelé.
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2. La domination à travers l’affiche. Ü Doc.3 p.93 : Affiche de propagande pour les Waffen S.S en Belgique . à Méthode pour l’étude d’une affiche : Présenter le ou le commanditaire (s) : · le Commandement des Waffen SS de Belgique Dater la conception et faire
La SS, organisation meurtrière nazie au pouvoir tentaculaire SS la police militarisée du régime nazi d’Hitler Le Schutzstaffel SS était un groupe paramilitaire nazi, formé sur les ordres d’Adolf Hitler en avril 1925. Initialement de petite taille, les SS ont grandi sous la direction d’Heinrich Himmler pour devenir l’organisation paramilitaire d’élite du NSDAP et l’avant-garde des croyances nazies sur pureté raciale. Fondée en 1925, la Schutzstaffel », en allemand pour Échelon de protection », a d’abord servi de gardes du corps personnels au chef du parti nazi Adolf Hitler 1889-1945, puis est devenue l’une des organisations les plus puissantes et les plus redoutées de toute l’Allemagne nazie. Heinrich Himmler 1900-1945, fervent antisémite comme Hitler, prend la tête du Schutzstaffel, ou SS, en 1929 et élargit le rôle et la taille du groupe. Les recrues, qui devaient prouver qu’aucun de leurs ancêtres n’était juif, recevaient une formation militaire et apprenaient également qu’elles étaient l’élite non seulement du parti nazi mais de toute l’humanité. Au début de la Seconde Guerre mondiale 1939-45, les SS comptaient plus de 250 000 membres et de multiples subdivisions, engagées dans des activités allant des opérations de renseignement à la gestion des camps de concentration nazis. Lors des procès de Nuremberg d’après-guerre, Heinrich Himmler ami de HITLER Origines des SS En 1921, Adolf Hitler est devenu le chef d’une organisation politique naissante appelée le Parti national-socialiste des travailleurs allemands nazi. Le groupe a promu le nationalisme et l’antisémitisme allemands extrêmes et n’était pas satisfait des termes du traité de Versailles, le règlement de paix de 1919 qui a mis fin à la Première Guerre mondiale 1914-18 et a exigé de nombreuses concessions et réparations de l’Allemagne. Hitler a blâmé les juifs et les marxistes pour les problèmes de l’Allemagne et a épousé le concept d’une race supérieure » aryenne. À la fin de 1921, Hitler avait sa propre armée privée, la Sturmabteilung » Division d’assaut », ou SA, dont les membres étaient connus sous le nom de storm troopers ou de chemises brunes pour la couleur de leurs uniformes. Les SA accompagnaient Hitler lors de ses apparitions publiques et l’entouraient lorsqu’il prononçait des discours passionnés exhortant ses partisans à perpétrer la violence contre les Juifs et ses adversaires politiques. En 1925, Hitler ordonna la formation du Schutzstaffel, une entité distincte de la SA, bien que liée à celle-ci. Les SS se composaient initialement de huit personnes, qui étaient toutes chargées de garder personnellement Hitler et d’autres nazis de haut niveau. Julius Schreck 1898-1936, loyaliste hitlérien, devint le premier commandant des SS. L’année suivante, Schreck, qui portait fréquemment une fausse moustache ressemblant à celle d’Hitler, est remplacé par Joseph Berchtold 1897-1962. Erhard Heiden 1901-1933 a pris le contrôle des SS en 1927. Cette même année, les membres SS ont été interdits de participer au débat politique et ont dû professer une loyauté indéfectible envers Hitler et le reconnaître sans aucun doute comme leur seul et unique prophète. Heinrich Himmler, architecte des SS Le 6 janvier 1929, Hitler nomma Heinrich Himmler commandant des SS, qui comptaient alors près de 300 membres. Himmler, qui comme Hitler était un fervent antisémite, avait rejoint le parti nazi en 1923 et avait finalement été chef adjoint de la propagande d’Hitler. Himmler était déterminé à séparer les SS des SA, à transformer les SS en une force d’élite plus grande et plus puissante que les SA et, enfin, à modifier la fonction de l’organisation au sein du parti nazi. Heinrich Himmler avec ses officiers SS Sous la direction de Himmler, les SS ont évolué au cours des quatre années suivantes en une unité paramilitaire de premier ordre. Pour se qualifier pour les SS, les membres potentiels devaient prouver qu’aucun de leurs ancêtres n’était juif et n’accepter de se marier qu’avec le consentement de leurs officiers supérieurs. En plus de recevoir une formation militaire, les recrues ont appris qu’elles étaient l’élite non seulement du parti nazi mais de toute l’humanité. Par-dessus tout, ils devaient valoriser l’allégeance et l’obligation à l’idéal nazi, mettre de côté les préoccupations individuelles et s’acquitter de leurs fonctions avec diligence et en tant qu’unité cohérente. De telles attentes se reflétaient dans la devise des SS La loyauté est mon honneur ». Consolidation du pouvoir En 1932, les SS avaient grandi pour inclure des milliers de membres et le groupe a commencé à porter des uniformes entièrement noirs. Lorsqu’ Hitler devint chancelier d’Allemagne le 30 janvier 1933, le nombre de membres SS était passé à plus de 50 000. En mars de cette année-là, Himmler annonça l’ouverture du premier camp de concentration nazi, dans la ville de Dachau, en Allemagne. Le camp abritait initialement des prisonniers politiques opposés aux nazis. Himmler, un jeune bourgeois ordinaire devenu assassin de masse» Il faut savoir qu’une aile séparée du camp de concentration de Dachau a été réservée aux membres SS reconnus coupables d’infractions graves. Près de 130 SS sont internés à Dachau lors de la libération du camp par les forces militaires américaines le 29 avril 1945. En avril 1934, Himmler est nommé chef de la police secrète d’État allemande, la Geheime Staatspolizei », plus connue sous le nom de Gestapo ». La Gestapo, créée l’année précédente, était chargée de traquer et d’arrêter les adversaires d’Hitler. Sans bénéficier de procès, ces prétendus ennemis ont été exécutés ou envoyés dans des camps de concentration. SS la police militarisée du régime nazi d’Hitler En même temps, Himmler était l’une des principales forces en coulisses dans le retrait du pouvoir d’Ernst Röhm 1887-1934, chef de la SA. Le 30 juin 1934, lors d’une purge des principaux responsables SA connue sous le nom de Nuit des longs couteaux », Röhm fut arrêté. Il a été exécuté quelques jours plus tard. L’élimination de Röhm a encore accru le profil de Himmler au sein de la hiérarchie nazie et l’a partiellement conduit à devenir l’un des hommes les plus puissants et les plus redoutés de toute l’Allemagne nazie. Expansion des SS Milieu des années 1930 Au milieu des années 1930, deux subdivisions SS importantes ont vu le jour. L’un était le SS Verfügungstruppen », ou SS-VT, une unité militaire dont les membres étaient cantonnés dans des casernes. Pour être acceptés dans le SS-VT, les recrues devaient accepter un mandat obligatoire de quatre ans. La deuxième subdivision était l’unité de la tête de la mort », dont les membres exploitaient les camps de concentration d’Hitler. L’unité de la tête de la mort a été ainsi nommée parce que les casquettes portées par ses membres étaient décorées d’un insigne représentant l’image d’un crâne. La Seconde Guerre mondiale et la Waffen-SS Au début de la Seconde Guerre mondiale 1939-1945, date à laquelle les SS comptaient plus de 250 000 membres, Himmler créa la Waffen-SS » ou Armed-SS », essentiellement une version étendue du SS-VT. La Waffen-SS se composait d’un cadre de troupes de combat impliquées dans des fusillades de masse, la guerre anti-partisane et la fourniture de gardes pour les camps de concentration nazis. Certaines troupes se sont spécialisées dans la brutalisation et le meurtre d’individus dans les territoires occupés par les nazis. Ils étaient également impliqués dans le fonctionnement quotidien des camps de la mort d’Hitler. Dans les six mois suivant sa formation, les membres de la Waffen-SS étaient au nombre de 150 000, selon certains rapports. Tous n’étaient pas des ressortissants allemands. En 1940, Himmler a proposé le recrutement de citoyens non allemands, et la Waffen-SS a finalement inclus des Allemands de souche originaires de Hongrie, de Yougoslavie, de Roumanie et d’ailleurs, ainsi que des volontaires de pratiquement tous les pays annexés par les nazis, ainsi que de Grande-Bretagne. Par exemple, la division Waffen-SS Charlemagne, formée en 1944, comptait plus de 20 000 Français. Au fur et à mesure que la guerre progressait, les récits différaient quant au nombre réel de membres SS et Waffen-SS. Selon un rapport, en juin 1944, 800 000 nazis et partisans nazis avaient été acceptés dans la SS et ses subdivisions. Un autre récit citait à lui seul l’adhésion à la Waffen-SS entre 800 000 et 910 000 en octobre 1944. Le destin d’Himmler En 1945, alors que la défaite de l’Allemagne nazie semblait de plus en plus certaine, Himmler devint l’organisateur en chef de la Volkssturm» ou People’s Storm Troop», une unité dont les membres étaient à l’opposé de ceux qui se qualifiaient pour les SS. Le Volkssturm se composait d’une armée bricolée d’adolescents et d’hommes âgés dont la tâche improbable était d’être la dernière ligne de résistance contre les Alliés. Alors que l’Allemagne perdait, Himmler fut capturé par des soldats alliés. Il s’est suicidé le 23 mai 1945 en ingérant une capsule de cyanure. Après la Seconde Guerre mondiale, les tribunaux militaires de Nuremberg, en session de 1945 à 1949, ont été habilités à traduire en justice les criminels de guerre. Le tribunal a déclaré les SS une organisation criminelle en raison de leur implication directe dans la commission d’atrocités de guerre.
ANevers (Nièvre), l'une des colistières de la tête de liste frontiste affichait ouvertement sa sympathie envers le IIIème Reich, ainsi que pour des groupes extrémistes comme le
Eh eh si tu plonges dans le bordel bureaucratique du IIIe Reich tu ne t'en sortiras jamais... L'appareil sécuritaire du IIIe Reich était tentaculaire, avec de nombreuses administrations, d'innombrables polices, Wehrmacht c'est l'armée allemande classiqueLa SS c'est un terme très vaste qui désigne l'Etat dans l'Etat qu'a constitué l'appareil sécuritaire du parti nazi il ne faut pas oublier que l'Etat et le Parti ne font plus qu'un. Au début c'était les gardes du corps personnels d'Hitler mais ils ont rapidement grandit en importance et en compétences jusqu'à devenir tout l'appareil sécuritaire du Reich et a avoir leur propre armée. Waffen-SS, SS tête de mort, SD, Gestapo, RHSA office central de sécurité du Reich, KriPo la police criminelle etc.,tout ça c'est la SS. Alors bien sûr il y a des subtilités. Ainsi les divisions de la Waffen-SS sont des SS, mais ils sont soumis à la hiérarchie militaire de la Einsatzgruppen sont officiellement des groupes de police militarisée, donc composé en majorité de policiers de la SS ainsi que de collabos, chargé d'appliquer la politique criminelle du Reich derrière les divisions régulières qui mettent bien souvent la "main à la pâte"
  1. Урсխζո ኑг
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