đŸ„ Et Au Milieu Coule Une RiviĂšre Film

AprÚsplusieurs rÎles à la télévision britannique, Brenda Blethyn connaßt son premier succÚs à l'international grùce au film de Robert Redford Et au milieu coule une riviÚre dans lequel elle campe, dans un second rÎle, la mÚre de Brad Pitt et de Craig Sheffer qui commencent leur carriÚre. Le film est salué par la critique.
Faisant Ă©cho au cĂ©lĂšbre film “Et au milieu coule une riviĂšre”, le livre de Vincent Lalu se lit comme un journal reprenant ses propres Ă©ditos et articles publiĂ©s dans PĂȘches Sportives et 8’6. J’ai dĂ©couvert ce livre aprĂšs avoir Ă©coutĂ© le podcast d’un extrait du livre sur le site web du magazine 8’6, je l’ai alors commandĂ© et voici mes impressions. Avec mes yeux de trentenaire, je dirai que ce bouquin est un sorte de retour vers le futur halieutique. C’est la prĂ©face, signĂ©e par le journaliste halieutique et excellent pĂȘcheur, Jean-Christian Michel, qui donne le ton de ce livre sans concession. Si vous voulez lire un roman sur la vie d’un pĂȘcheur qui vit paisiblement au milieu d’un paradis avec sa famille, il faut changer d’auteur ! Vincent Lalu, alias Victor Lapron, n’est pas connu pour ses Ă©crits candides, mais plutĂŽt pour sa plume qui dĂ©nonce les dĂ©rives de notre civilisation vis Ă  vis de nos cours d’eau. Je ne suis pas adepte de la politique de l’autruche et c’est sans doute pour cette raison que la ligne Ă©ditoriale de PĂȘches Sportives et 8’6 m’a toujours sĂ©duit. La fiction s’inspire souvent de la rĂ©alitĂ© et Vincent Lalu aurait pu Ă©crire le scĂ©nario d’un Ă©pisode de la sĂ©rie Black Mirror. C’est d’ailleurs ce qui m’a vraiment mis l’eau Ă  la bouche dans le premier chapitre qui s’intitule “Aide MĂ©moire”. Victor Lapron a vu passer les meilleurs jours de sa vie s’écouler vers une Ă©poque difficile, oĂč l’eau potable se fait plus rare que les alcools forts. 2040, cela vous semble loin ? Si vous ĂȘtes sensible Ă  la cause environnementale, ce qui est Ă©crit dans ce chapitre ne vous laissera pas indiffĂ©rent. Si vous n’avez pas lu tous les numĂ©ros de PĂȘches Mouches et de 8’6, vous dĂ©couvrirez la chronique du naufrage aquatique français. Ce qui s’apparente au journal de Victor Lapron est en fin de compte un recueil des diffĂ©rents Ă©ditos, articles et reportages parus dans les deux magazines prĂ©cĂ©demment citĂ©s. Dans ce livre, on retrouve, les premiers signaux d’alerte donnĂ©s par le Doubs, la Loue et d’autres riviĂšres. Victor Lapron retranscrit rĂ©guliĂšrement les faits marquants du monde halieutique entre 1994 et 2020. En fait, toutes les institutions y passent, les Ă©lus, le monde associatif de la pĂȘche, les hydroĂ©lectriciens, les agriculteurs
 De belles photos de SĂ©bastien Lamy Ă  dĂ©couvrir Les trĂšs belles photos en noire et blanc de SĂ©bastien Lamy illustrent trĂšs bien ce livre. Victor Lapron est sans doute un naufragĂ© de la sĂ©cheresse » bien intentionnĂ© puisque ses Ă©crits n’étaient pas confidentiels. Entre le noir et le blanc, il y a toutes les nuances et c’est aussi vrai au bord de nos riviĂšres. Les alertes ont parfois donnĂ© lieu Ă  des prises de conscience fortes en mobilisant des gardiens de l’eau. Ce livre est Ă  mettre entre les mains de toutes les personnes ayant la capacitĂ© d’agir pour la prĂ©servation des milieux aquatiques. Et ils ne sont pas tous pĂȘcheurs ! Nos Ă©lus politiques, Ă©cologistes ou non, devraient lire ce livre et prendre conscience de l’importance de protĂ©ger ce bien commun inestimable qu’est l’eau. J’ai lu, je lis et j’espĂšre lire encore des Ă©crits de Vincent Lalu, dont la plume est dĂ©diĂ©e Ă  la protection de l’eau et ce, depuis plus de 25 ans. Retrouvez le Podcast d’un extrait du livre ici. Vous pouvez acheter ce Et au milieu coulait une riviĂšre » en ligne ici. Si l’hydroĂ©lectricitĂ© vous intĂ©resse, je vous propose la lecture de cet article Florian CARAVEO
Aucours des annĂ©es 1920, dans le Montana. Et au milieu coule une riviĂšre ou le passage Ă  l’ñge adulte des deux fils d'un pasteur presbytĂ©rien, strict mais bienveillant. Une histoire d'amour, de rĂ©bellion, de famille et de pĂȘche Ă  la Parce qu'en VO, c'est la voix de Robert Redford qui commente l'histoireDans une petite ville des Rocheuses, au dĂ©but du siĂšcle dernier, deux frĂšres, Paul et Norman McLean grandissent sous l’autoritĂ© de leur pĂšre, pasteur. Norman est un enfant facile, mais son cadet se rĂ©vĂšle impĂ©tueux et rebelle. Quelques annĂ©es plus tard, Norman quitte sa famille pendant six ans pour faire ses Ă©tudes...1 min avant2 min aprĂšsLes avis sens critiqueLes + de filmo1 min avantLe premier film de Robert Redford derriĂšre la camĂ©ra avait pour titre Des gens comme les autres. Ce n’était pas par hasard. Sans ostentation ni prosĂ©lytisme, le comĂ©dien rĂ©alisateur se plaĂźt en effet Ă  cĂ©lĂ©brer les gens simples, ceux qui demeurent le terreau de cette AmĂ©rique de toujours, loin d’Hollywood et de ses paillettes. Et au milieu coule une riviĂšre... dĂšs le titre nous comprenons que Redford ne va pas nous imposer du cinĂ©ma Ă  l’estomac est le troisiĂšme film signĂ© par le comĂ©dien. Qui nous propose la chronique d’une AmĂ©rique rurale du dĂ©but du XXĂšme siĂšcle. L’histoire est celle de deux frĂšres que la vie rĂ©unit et sĂ©pare... Une histoire simple mais exemplaire, une histoire presque paĂŻenne qui met en valeur la nature comme peu de films le font. Il est vrai que Redford ne fait pas mystĂšre de son engagement Ă©colo et qu’il n’a pas besoin de forcer son talent pour faire croire Ă  son amour pour les montagnes du Montana, cet Ă©tat du Nord des Rocheuses oĂč il tournera quelque six ans plus tard L’Homme qui murmurait Ă  l’oreille des chevaux... Mais la simplicitĂ©, l’absence de cynisme, la placiditĂ© des lieux, le doux murmure de la riviĂšre dans laquelle viennent pĂȘcher les deux frĂšres et leur pĂšre, pasteur de son Ă©tat, n’impliquent pas que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes. Car chez Redford le drame n’est jamais bien loin et le gĂąchis de certaines vies qui ne demandaient qu’à s’épanouir, comme dans Des gens comme les autres, comme dans Lions et agneaux, continue Ă  lui labourer le cƓur... Dans le mĂȘme genre vous pouvez trouver INTO THE WILD ou encore A L'EST D'EDEN . Etau milieu coule une riviĂšre: dĂ©couvrez toutes les vidĂ©os avec TĂ©lĂ©-Loisirs. Aller au contenu. Menu. TĂ©lĂ©-Loisirs. Avatar. Me connecter. Mon compte Mes programmes Mes alertes Mes stars

Et au milieu coule une riviĂšre A River Runs Through It Avec Craig Sheffer, Brad Pitt, Tom Skerritt AnnĂ©e 1992 DurĂ©e 2 h 3 minutes Genre Drame US Titre original A River Runs Through It / Couleur / Dolby / Une bourgade du Montana, au dĂ©but du siĂšcle. MarquĂ©s par l'Ă©ducation trĂšs stricte de leur pĂšre pasteur, Norman et Paul vont suivre des routes opposĂ©es. Norman, l'aĂźnĂ©, part Ă  l'universitĂ© et se destine Ă  une vie calme et rangĂ©e alors que Paul va rester au pays et se laisser emporter par son goĂ»t de l'aventure. Pourtant, la vie les ramĂšnera toujours Ă  cette riviĂšre, emplie de leurs souvenirs et de leur amour de la nature... RĂ©alisateurs Acteurs, personnages Craig ShefferNorman Maclean Brad PittPaul Maclean Tom SkerrittLe rĂ©vĂ©rend Maclean Brenda BlethynMme Maclean Emily LloydJessie Burns Edie McClurgMme Burns Stephen ShellenNeal Burns Vann GravagePaul Maclean jeune Nicole BurdetteMabel William HootkinsMurphy Larry LomaxSam Joseph Gordon-LevittNorman jeune Caleb SchiffPaul jeune Michael CudlitzChub Robert Redfordnarrateur Production ScĂ©naristeRichard Friedenberg d'aprĂšs l'Ɠuvre de Norman Maclean CompositeurMark Isham ProducteurRobert Redford, Patrick Markey, Amalia Mato CoproducteurWilliam Kittredge, Barbara Maltby, Annick Smith Producteur exĂ©cutifJake Eberts Directeur de la photographiePhilippe Rousselot MontageRobert Estrin, Lynzee Klingman Chef dĂ©corateurJon Hutman CostumesKathy O'Rear, Bernie Pollack ProductionAllied Filmmakers DistributeurPathĂ© Distribution

ï»żLesfilms Ă  la tĂ©lĂ© du 7 mai : L’üle de Nim, Et au milieu coule une riviĂšre, AstĂ©rix et ObĂ©lix contre CĂ©sar le 07/05/2013 Ă  09:32 par La rĂ©daction

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DĂ©tournementdu film "Et au milieu coule une riviĂšre" par Les Branleurs du Samedi Manu Babar et Geoffray Morin AprĂšs une parenthĂšse hollywoodienne douloureuse une succession d’échecs commerciaux, Jean Renoir adapte en Inde l’autobiographie de Rumer Godden narrant le quotidien bengali d’une famille anglaise au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le pĂšre, qui a perdu un Ɠil au combat, dirige une usine de jute au bord du Gange. Il reçoit la visite d’un ex-camarade de rĂ©giment, en plein syndrome post-traumatique - unijambiste, il peine Ă  reconstruire sa vie. Il n’en demeure pas moins un fantasme sur pattes pour Harriet, la fille adolescente de la famille, comme pour deux voisines Ă  peine plus une Ɠuvre-somme qui circule sur l’écran, majestueuse, sereine et implacable comme ce fleuve que Renoir filme sous toutes les coutures, Ă  toutes les saisons, cƓur et artĂšre, sanctuaire humain et corne d’abondance. Ainsi posĂ©, cela pourrait paraĂźtre pompeux alors que pas du tout le cinĂ©aste n’a pas son pareil pour aller droit au but, embrasser mille sujets tout en musclant le rythme, slalomer entre les Ă©cueils contemplatifs ou pittoresques du world-cinĂ©ma. Il y a pourtant bien ici une touche documentaire, une fascination immodĂ©rĂ©e pour l’exotisme des lieux, le charme des locaux, la beautĂ© de leur culture, sauf que Renoir articule chacun de ces motifs dans son Ă©cheveau habituel de fable chorale sentimentaliste et suite aprĂšs la publicitĂ©Comme dans la RĂšgle du jeu » ou la BĂȘte humaine », il tisse la chronique d’amoureux sans cesse Ă©conduits, raccorde les rĂ©actions de ses personnages aux humeurs de leur cadre gĂ©ographique, oppose la fugacitĂ© d’instants minuscules et dĂ©cisifs aux cycles millĂ©naires de la vie. Il y a cette famille anglaise qui, au sortir de la guerre, vit sans le savoir ses derniers instants bengalis l’indĂ©pendance de l’Inde date de 1947. Ce frais Ă©clopĂ© qui apprend autant Ă  panser ses plaies qu’à accepter sa diffĂ©rence. Ces jeunes filles en fleur sur le point de dĂ©laisser leurs jeux d’enfant pour l’ivresse des sentiments gueule de bois comprise et le monde adulte. Le plus beau film du monde ? AssurĂ©ment. Le visionnage de cette vidĂ©o est susceptible d'entraĂźner un dĂ©pĂŽt de cookies de la part de l'opĂ©rateur de la plate-forme vidĂ©o vers laquelle vous serez dirigĂ©e. Compte-tenu du refus du dĂ©pĂŽt de cookies que vous avez exprimĂ©, afin de respecter votre choix, nous avons bloquĂ© la lecture de cette vidĂ©o. Si vous souhaitez continuer et lire la vidĂ©o, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous. Samedi 31 aoĂ»t Ă  20h50 sur CinĂ© + Classic. Drame de Jean Renoir 1951. Avec Esmond Knight, Thomas Breen. 1h49. En multidiffusion et A la demande.
Jusquau 19 juillet 2022, date de fin des soldes d'été, préparez-vous à faire de trÚs belles économies sur notre site marchand ! Au total, ce sont 78 Et Au Milieu Coule Une Riviere qui sont susceptibles de voir leur prix d'achat baisser à l'occasion des soldes.Une raison supplémentaire, s'il en fallait une, de commander sans plus tarder, et à petit prix, votre produit Et Au Milieu
RĂ©servĂ© aux abonnĂ©s PubliĂ© le 23/05/2017 Ă  2100, Mis Ă  jour le 23/05/2017 Ă  2139 VIDÉO - Dans les salles obscures, Jack Sparrow vous en met plein la vue avec du spectaculaire industriel alors que le Festival de Cannes projete une version restaurĂ©e du film de Robert Redford. ● Pirates des caraĂŻbes la vengeance de Salazar» Aventures de Joachim Ronning et Espen Sandberg, 2 h 5e film de la franchise Disney est Ă©galement le plus colossal, financiĂšrement, mais aussi en termes de grand spectacle et d'effets spĂ©ciaux. Jack Sparrow Johnny Depp a pour ennemi le capitaine Salazar Javier Bardem, terrifiant Ă  la tĂȘte de son Ă©quipage de spectres. Il s'agit de trouver le trident de PosĂ©idon et de s'emparer de cet objet mythique qui donne le pouvoir sur les ocĂ©ans. À vrai dire, l'histoire n'a pas d'importance. Le film est un catalogue d'attractions des parcs Disney. Épaves, requins fantĂŽmes, abordages par des revenants, avec un dĂ©filĂ© de stars et la 3D. C'est lourd et sans vrai dynamisme, mais on vous en met plein la vue avec du spectaculaire de Roman Polanski, avec Catherine Deneuve Rue des Archives/BCA● Roman Polanski, trois Ɠuvres de jeunesse». Cycle de rééditions travers son premier film, Le Couteau dans l'eau 1962, tournĂ© en Pologne, puis RĂ©pulsion 1965 et Cul-de-sac 1966, ce cycle permet
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Etau milieu coule une riviÚre A river runs through it. Robert Redford (le donneur de cartes chez Lolo), Tracy Mayfield (le videur chez Lolo), Anne Merrem (une prostituée chez Lolo), Chuck Tweed (l'ivrogne en prison), Prudence Johnson (la chanteuse du pavillon), D. Gorton (le présentateur au pavillon), Lincoln Quesenberry

Casting Date de sortie 20/01/1993 Au cinĂ©ma 02h03 Titre original A River Runs Through It RĂ©alisĂ© par Robert Redford Avec Brad Pitt , Craig Sheffer , Tom Skerritt , Brenda Blethyn , Edie McClurg , Stephen Shellen , Vann Gravage , Susan Traylor , Nicole Burdette , Emily Lloyd , William Hootkins , Joseph Gordon-Levitt Genre ComĂ©die dramatique NationalitĂ© États-Unis ComĂ©die dramatique Synopsis Et au milieu coule une riviĂšre L'histoire de deux frĂšres, Norman et Paul Maclean, Ă©levĂ©s au dĂ©but du siĂšcle sous le signe de la religion presbytĂ©rienne et de la pĂȘche Ă  la mouche, deux disciplines d'une Ă©gale rigueur qui façonneront leur vision du monde.
Etau milieu coule une Riviùre - Redford - 10x15cm - CARTE POSTALE. 1,95€. Recevez-le entre le samedi 16 octobre et le mardi 19 octobre. Livraison à
27 ans aprĂšs avoir tournĂ© le film "Et au milieu coule une riviĂšre" qui avait fait dĂ©couvrir au monde entier la beautĂ© et la magie de la pĂȘche Ă  la mouche, le tournage d’une nouvelle version est prĂ©vu dans la vallĂ©e du Tech dans les PrĂ©nĂ©es-Orientales avec comme acteur principal Brad Pitt. Vrai ou faux? AprĂšs avoir fait le tour du monde pendant un an pour trouver un lieu similaire aux riviĂšres du Montana, l’équipe de tournage est tombĂ©e littĂ©ralement sous le charme de la riviĂšre Tech et de ses magnifiques paysages en Vallespir. Le tournage doit avoir lieu un peu avant l’étĂ© afin de profiter des belles lumiĂšres et de la vĂ©gĂ©tation luxuriante, ce qui permettra de mettre en valeur la pĂȘche Ă  la mouche et le magnifique territoire. Le quotidien des habitants du Vallespir risque d’ĂȘtre un peu chamboulĂ© par la prĂ©sence des Ă©quipes de tournage et de la star amĂ©ricaine. Mais si la diffusion internationale de cette nouvelle version de "Et au milieu coule une riviĂšre 2", peut avoir le mĂȘme impact sur l’économie et le tourisme local, comme cela a pu se passer dans le Montana lors de sa sortie en 1993, le pari sera gagnĂ©. MalgrĂ© toute la beautĂ© du site et la crĂ©dibilitĂ© que cela pouvait donner au projet, il s'agissait au final d'une fausse information publiĂ©e dans le cadre du 1er avril 2019... Etau milieu coule une riviĂšre Film amĂ©ricain de Robert Redford Avec Craig Sheffer, Brad Pitt, Tom Skerritt Genres Drame, Biopic DurĂ©e : 2h03min Bande annonce Et au milieu coule une riviĂšre. L'histoire de deux frĂšres, Norman et Paul Maclean, Ă©levĂ©s au dĂ©but du siĂšcle sous le signe de la religion presbytĂ©rienne et de la pĂȘche Ă  la mouche, deux disciplines d'une Ă©gale rigueur qui
France 5 diffuse ce lundi 11 janvier le film Et au milieu coule une riviĂšre, pour lequel Brad Pitt a dĂ» s'entraĂźner dans une discipline ce lundi 11 janvier sur France 5 Ă  partir de 20h50, Et au milieu coule une riviĂšre est sorti au cinĂ©ma en 1992. RĂ©alisĂ© par Robert Redford, le film raconte l'histoire de John Maclean, un pasteur du Montana qui va transmettre sa passion pour la pĂȘche Ă  la mouche Ă  ses deux fils, Norman et Paul. Ces derniers vont ensuite mener des vies complĂštement diffĂ©rentes, mais cette passion pour la pĂȘche va continuer de les rĂ©unir. Les personnages principaux sont jouĂ©s par Craig Sheffer, Tom Skerritt et Brad Pitt a appris Ă  pĂ©cher pour le filmLa pĂȘche occupe donc un rĂŽle central dans le film et on voit souvent les personnages principaux s'y adonner. Pour que ça paraisse rĂ©aliste, les acteurs et notamment Brad Pitt ont dĂ» s'y entraĂźner pendant de longues heures. Ce dernier a commencĂ© son entraĂźnement Ă  Los Angeles quatre semaines avant le tournage. Comme il n'y avait pas de riviĂšre Ă  proximitĂ©, il s'est entraĂźnĂ© Ă  la pĂȘche du haut d'un immeuble ! Le roman dont est tirĂ© le film Ă©tant basĂ© sur la vĂ©ritable vie de Norman Maclean, Brad Pitt a Ă©tĂ© entraĂźnĂ© Ă  la pĂȘche par le vĂ©ritable meilleur ami de son personnage. Cet homme s'appelle George Croonenberghs et a Ă©tĂ© initiĂ© Ă  la pĂȘche Ă  la mouche par John Maclean lui-mĂȘme, comme il le fait dans le film Ă  ses deux film qui a lancĂ© la carriĂšre de Brad PittRĂ©compensĂ© par l'Oscar de la meilleur photographie en 1993, Et au milieu coule une riviĂšre Ă  participĂ© Ă  lancer la carriĂšre de Brad Pitt, ĂągĂ© de 29 ans Ă  l'Ă©poque. En 1994 il dĂ©clare au magazine Rolling Stone "J'ai ressenti un peu de pression sur le tournage de Et au milieu coule une riviĂšre. Je pense que c'Ă©tait une de mes performances les moins bonnes, c'est bizarre que ce soit celle qui ait le plus retenu l'attention". La carriĂšre de Brad Pitt va exploser deux ans plus tard quand il est Ă  l'affiche de deux film Ă  succĂšs Seven de David Fincher oĂč il joue un jeune policier qui traque un tueur en sĂ©rie et L'ArmĂ©e des douze singes de Terry Gilliam oĂč il interprĂšte un militant de la cause animale internĂ© dans un asile psychiatrique. Inscrivez-vous Ă  la Newsletter de pour recevoir gratuitement les derniĂšres actualitĂ©s
Dansune petite ville des Rocheuses, au dĂ©but du siĂšcle dernier, deux frĂšres, Paul et Norman McLean grandissent sous l’autoritĂ© de leur pĂšre, pasteur. Norman est un enfant facile, mais son cadet se rĂ©v&egrav. Regardez ET AU MILIEU COULE UNE RIVIÈRE (VERSION RESTAURÉE) en streaming et VOD VM, Drame de 1993 de Robert Redford avec Brad Pitt et Craig Sheffer . Essai Culture Le Festival du cinĂ©ma amĂ©ricain fĂȘte ses 40 ans, jusqu'au 14 septembre. Le Off courts » souffle ses quinze bougies. Trouville-Deauville, sa gare, ses festivals Ă  la descente du train, durant la semaine du 5 au 13 septembre, un choix cornĂ©lien s'offre au cinĂ©phile. S'il prend sur sa gauche, il n'a plus qu'Ă  filer vers le Centre international de Deauville CID. La ville est pavoisĂ©e aux couleurs des Etats-Unis, le Festival du cinĂ©ma amĂ©ricain fĂȘte ses 40 ans. Lire le focus Revue des troupes qui dĂ©barqueront Ă  Deauville Si notre voyageur choisit de partir vers la droite, passĂ© le pont des Belges qui enjambe la Touques, il se retrouvera Ă  Trouville. Une minuscule signalĂ©tique lui indiquera que le Off courts » en est Ă  sa quinziĂšme Ă©dition. EntrĂ©e gratuite, trois compĂ©titions de courts-mĂ©trages et un Village off » accueillent des mordus de cinĂ©ma, histoire de permettre Ă  qui veut de rĂ©aliser en moins de dix jours un petit film. HOMMAGE À JESSICA CHASTAIN A Deauville, tout a commencĂ© le 5 septembre par une cĂ©rĂ©monie d'ouverture Ă  la cannoise » tapis rouge, photographes, vedettes. Cofondateur du festival, Lionel Chouchan rendit hommage Ă  son alter ego, AndrĂ© Halimi, mort en 2013. Le maire de Deauville, Philippe Augier, se chargea d'Ă©voquer la mĂ©moire de deux AmĂ©ricains rĂ©cemment disparus Lauren Bacall et Robin Williams. Pierre Lescure, prĂ©sident du Festival de Cannes et membre du jury deauvillois prĂ©sidĂ© par Costa-Gavras, accueillit Jessica Chastain, Ă  laquelle le festival rendait hommage. Puis fut projetĂ© Magic in the Moonlight, le nouveau Woody Allen, film dĂ©licieux en forme de jeu de l'amour et de l'illusion. Premier film en compĂ©tition, A Girl Walks Home Alone at Night, d'Ana Lily Amirpour, en farsi et en noir et blanc, conte l'histoire d'une vampire qui dĂ©barque dans la glauquissime » Bad City. EsthĂ©tisme sanguinolent projetĂ© Ă  11 heures du matin, rĂ©veil garanti. Le deuxiĂšme film en compĂ©tition, Un homme trĂšs recherchĂ©, est l'adaptation du roman de John Le CarrĂ© rĂ©alisĂ©e par Anton Corbijn et interprĂ©tĂ© par Philip Seymour Hoffman. Parmi les films attendus, Love Is Strange, d'Ira Sachs, avec Alfred Molina et John Lithgow, qui sera montrĂ© vendredi 12 septembre. HORS-D'ƒUVRE Ouvert au public, le Festival est aussi l'occasion de dĂ©couvrir des films en avant-premiĂšre. En guise de hors-d'Ɠuvre, deux films vantant les mĂ©rites d'une gastronomie inventive et ouverte sur le monde . Les Recettes du bonheur, de Lasse Hallström Ma vie de chien, 1985, produit par Steven Spielberg et Oprah Winfrey, raconte le destin d'un jeune surdouĂ© originaire de Bombay, qui, aprĂšs avoir Ă©prouvĂ© des difficultĂ©s pour s'installer dans le sud de la France, connaĂźtra la gloire des Ă©toilĂ©s du Michelin. MĂȘme avalanche de bons sentiments et de clichĂ©s dans Chef, de et avec Jon Favreau Iron Man, avec Dustin Hoffmann et Scarlett Johansson. Ambiance plus dĂ©contractĂ©e au Off Courts » de Trouville. Les organisateurs ont imaginĂ© un Village » qui fonctionne Ă  la fois comme une maison de production, un studio et un laboratoire de crĂ©ation numĂ©rique. Off Courts » n'entretient aucune relation avec son voisin deauvillais. La Touques est bel et bien une frontiĂšre. Franck NouchiMĂ©diateur du Monde Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Et au milieu coule une riviĂšre"Chaque soir au coucher, je prononce Ă  voix basse "et au milieu coule une riviĂšre" et je descends dans un sommeil de vie rejoi

RĂ©sumĂ©Fils du rĂ©vĂ©rend Maclean, Norman et Paul passĂšrent leur enfance en ce dĂ©but du siĂšcle sous le signe de la religion presbytĂ©rienne et
 de la pĂȘche Ă  la mouche dans les eaux de la Blackfoot River. Mais si l'aĂźnĂ© Norman fut studieux aussi bien pour ce sport que dans la vie, Paul en revanche connut un destin tout diffĂ©rent. page a Ă©tĂ© visitĂ©e 11787 fois.
Ala fin, toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une riviĂšre. La riviĂšre a creusĂ© son lit au moment du grand dĂ©luge, elle recouvre les rochers d’un Ă©lan surgi de l’origine des temps. Sur certains des rochers, il y a la trace laissĂ©e par les gouttes d’une pluie immĂ©moriale.
Et au milieu coule une riviÚre A river runs through it Robert Redford Etats-Unis / 1992 Générique Réalisateur Robert Redford Réalisateurs seconde équipe Paul Ryan, Steve Perry, Patrick Markey Assistants réalisateurs J. Stephen Buck, Kaaren F. Ochoa Scénariste Richard Friedenberg Auteur de l'oeuvre originale Norman Maclean d'aprÚs le roman "A River Runs Through It" Sociétés de production Allied Filmmakers London, Wildwood Enterprises Producteurs Robert Redford, Patrick Markey Coproducteurs Annick Smith, William Kittredge, Barbara Maltby Producteur délégué Jake Eberts Directeur de production Jerry L. Ballew Distributeur d'origine AMLF Directeur de la photographie Philippe Rousselot Ingénieur du son Gary Rydstrom Compositeur de la musique originale Mark Isham Auteurs des chansons préexistantes Harry B. Smith "The Sheik of Araby", Mort Dixon "Bye Bye Blackbird", Ray Gilbert "Muskrat Ramble", Francis Wheeler "The Sheik of Araby", Irving Cohn "Yes! We Have No Bananas", Frank Silver "Yes! We Have No Bananas" Compositeurs des chansons préexistantes Ted Snyder "The Sheik of Araby", Ray Henderson "Bye Bye Blackbird", Edward " Kid " Ory "Muskrat Ramble", Irving Cohn "Yes! We Have No Bananas", Frank Silver "Yes! We Have No Bananas" InterprÚte des chansons préexistantes Prudence Johnson "Bye Bye Blackbird" Chorégraphe Miranda Garrison Directeur artistique Walter Martishius Décorateur Gretchen Rau Costumiers Bernie Pollack, Kathy O'Rear, Elizabeth Barber pour les costumes féminins, Amelia C. Andrews pour les costumes masculins Maquilleurs Jean A. Black, Gina Homan, Anne Pattison Coiffeurs Bunny Parker-Adamson, Anne Morgan, Karen O'Connor, Tenita A. Parker Monteurs Lynzee Klingman, Robert Estrin, Brent White montage additionnel Script Cynthia Upstill Régisseur Jerry L. Ballew Directeur de casting Elisabeth Leustig Coordinateur des effets spéciaux Richard Stutsman Cascadeurs John Robotham, Dan Barringer, Jason Borger, David Burton, John Dietsch, Annie Ellis, Tracy Keehn-Dashnaw, Noon Orsatti, Stagg Summers Photographes de plateau Joel Snyder, D. Gorton, John Kelly, Bill Coleman InterprÚtes Craig Sheffer Norman Maclean, Brad Pitt Paul Maclean, Tom Skerritt le revérand Maclean, Brenda Blethyn Madame Maclean, Emily Lloyd Jessie Burns, Edie McClurg Madame Burns, Stephen Shellen Neal Burns, Joseph Gordon-Levitt Norman jeune, Vann Gravage Paul jeune, Nicole Burdette Mabel, Susan Traylor Rawhide, Michael Cudlitz Chub, Rob Cox Conroy, Buck Simmonds Humph, Fred Oakland Monsieur Burns, David Creamer Ken Burns, Madonna Reubens la tante Sally, John Reubens l'oncle Jimmy, Arnold Richardson Norman ùgé, MacIntyre Dixon le sergent de police, William Hootkins Murphy, Al Richardson Mister Murchison, Jess Schwidde Mister Sweeney, Chuck Adamson Harry, le rédacteur en chef, Rex Kendall un journaliste, Jack Kroll un journaliste, Martina Kreidl la secrétaire du journal, Noah Snyder le coursier du journal, Margot Kiser Sal, Philip A. Braun le donneur de cartes chez Lolo, Tracy Mayfield le videur chez Lolo, Anne Merrem une prostituée chez Lolo, Chuck Tweed l'ivrogne en prison, Prudence Johnson la chanteuse du pavillon, D. Gorton le présentateur au pavillon, Lincoln Quesenberry l'ivrogne dans la ruelle, Hawk Forssell le videur du speakeasy, Jim Dunkin le barman du speakeasy, Jacob Snyder le pianiste, Kathy Scharler la serveuse du speakeasy, Don Jeffery le croupier au blackjack, Byron Dingman un client du speakeasy, Cecily Johnson une cliente du speakeasy, Caleb Shiff John jeune
Unebourgade du Montana, au dĂ©but du 20Ăšme siĂšcle. MarquĂ©s par l'Ă©ducation trĂšs stricte de leur pĂšre pasteur, Norman et Paul vont suivre des routes opposĂ©es : Norman, l'aĂźnĂ©, part Ă  l'universitĂ© et se destine Ă  une vie calme et rangĂ©e alors que Paul va rester au pays et se laisser emporter par son goĂ»t de l'aventure. Pourtant, la vie les ramĂšnera toujours Ă  cette riviĂšre Synopsis Au dĂ©but du siĂšcle, Ă  Missoula, petite ville du Montana, Norman et Paul Maclean passent une enfance marquĂ©e par l’exercice assidu de deux disciplines inculquĂ©es par leur pĂšre, pasteur la religion et la pĂȘche Ă  la mouche. Autant Norman est sage et disciplinĂ©, autant Paul est impulsif et rebelle. Mais leurs diffĂ©rences ne les empĂȘchent pas d’ĂȘtre profondĂ©ment complices et Norman se laisse bien volontiers entraĂźner par son frĂšre dĂšs qu’il s’agit de s’amuser. Norman part Ă  l’universitĂ© et, six ans plus tard, en revient diplĂŽmĂ©, ce qui lui permet de postuler un emploi de professeur. Paul, de son cĂŽtĂ©, est devenu reporter dans le journal local. Les deux frĂšres se retrouvent avec le mĂȘme plaisir, mais Norman s’aperçoit que Paul est devenu coureur, joueur et alcoolique, cultivant Ă  plaisir la provocation. Norman le rĂ©cupĂšre parfois au poste de police aprĂšs ses beuveries. ParallĂšlement, Norman tombe amoureux de l’excentrique Jessie et obtient un poste d’enseignant Ă  Chicago. Les deux frĂšres se retrouvent de temps en temps pour une partie de pĂȘche et Norman propose maladroitement Ă  son frĂšre de l’aider. Paul refuse et Norman n’ose pas insister. Lors de la derniĂšre partie de pĂȘche qui rĂ©unit les deux frĂšres et le pĂšre avant le dĂ©part de Norman, Paul invente de nouvelles rĂšgles et son style personnel fascine Norman et le RĂ©vĂ©rend qui, tout en restant fidĂšles Ă  la tradition, sont conscients de la perfection des gestes de Paul. Mais ñ€œ la vie n’est pas une œuvre d’art ñ€ et, un soir, Paul est retrouvĂ© assassinĂ© dans une ruelle, la main droite brisĂ©e. Les Maclean supportent silencieusement le malheur, rĂ©alisant qu’ils n’ont pas su aider Paul. Norman, mariĂ© Ă  Jessie, part enseigner Ă  Chicago. Cinquante ans plus tard, Norman se souvient de son passĂ© en pĂȘchant au bord de la riviĂšre. ThĂšme Souvenirs d’une vie Norman Maclean et son frĂšre Paul passent leur enfance dans le Montana entre la pĂȘche et la religion, inculquĂ©s par leur pĂšre, pasteur. Norman deviendra enseignant tandis que son frĂšre dĂ©cĂ©dera tragiquement. Le rĂ©cit Ă  la premiĂšre personne de deux destinĂ©es. Distribution Le RĂ©vĂ©rend Maclean Pasteur presbytĂ©rien, il se partage entre ses activitĂ©s religieuses et les joies de la pĂȘche. AttachĂ© Ă  ses fils, il veut en faire des hommes responsables et honnĂȘtes. Mais il n’adopte pas la mĂȘme attitude vis-Ă -vis de chacun d’eux sĂ©vĂšre avec Norman, le bĂ»cheur, tout en s’entendant bien avec lui, il semble en revanche faible face Ă  Paul, le rebelle, et ne parvient pas Ă  avoir une emprise sur lui. Il les a tous deux Ă©levĂ©s selon des principes rigoureux, leur inculquant la discipline quasi religieuse de la pĂȘche au lancer. Son bureau est un antre, un lieu sacrĂ© oĂč il convoque ses fils, le lieu de son autoritĂ©. Le temple dans lequel il prĂȘche est en revanche le lieu de ses doutes et, aprĂšs la mort de Paul, de son autocritique. Norman C’est le narrateur de l’histoire. SĂ©rieux, solide, travailleur, il suit des Ă©tudes universitaires, deviendra professeur de littĂ©rature et ira enseigner en ville. Il voue un amour profond Ă  ses parents et reste trĂšs attachĂ© aux valeurs familiales. PlutĂŽt austĂšre et sans humour, il tombe curieusement amoureux de Jessie, une fille exubĂ©rante. Un lien trĂšs fort l’unit Ă  son frĂšre Paul en dĂ©pit de leurs caractĂšres opposĂ©s et de leurs conceptions de la vie diamĂ©tralement diffĂ©rentes. Norman a le goĂ»t de l’ordre et le sens de l’effort ; il aimerait ramener Paul sur le droit chemin mais ne sait comment s’y prendre. Taciturne, sombre, maladroit, il se sait moins brillant que son cadet qu’il regarde avec une certaine admiration et dont il jalouse secrĂštement la belle assurance. À la mort de son frĂšre, il se sent certainement coupable de ne rien avoir osĂ© tenter pour l’aider. Paul Le jeune frĂšre, un “ artiste ”, dira de lui Norman. Plein d’humour, lumineux, charmeur, douĂ© et instinctif, il possĂšde toutes les qualitĂ©s pour rĂ©ussir mais se refuse Ă  devenir adulte. D’oĂč son cĂŽtĂ© casse-cou, bagarreur et flambeur. Il adore la pĂȘche qu’il pratique naturellement depuis l’enfance. Provocateur, il aime aller Ă  l’encontre des prĂ©jugĂ©s, se faisant un point d’honneur Ă  amener la jeune Indienne au dancing malgrĂ© les protestations de ses copains. DerriĂšre la façade de chien fou, se cache un ĂȘtre meurtri qui souffre d’un cruel manque d’amour, un ĂȘtre blessĂ© qui masque son dĂ©sarroi sous un aspect frondeur. EndettĂ©, il se jette dans la gueule du loup en retournant dans la boĂźte oĂč il est interdit de jeu, provoquant ainsi sa propre mort. RouĂ© de coups, son corps sera retrouvĂ© dans une ruelle. Jessie Elle a eu une enfance heureuse et une adolescence facile au sein d’une famille mĂ©thodiste et fantaisiste. Elle aime s’amuser, danser et rire. Comme toutes ses amies, elle est attirĂ©e par le charme de Paul mais choisira la sĂ©curitĂ© en la personne de Norman. Elle veut que Norman s’occupe de Neal, son frĂšre. “ Pourquoi ceux qui en ont besoin refusent qu’on s’occupent d’eux ”, dit-elle Ă  Norman aprĂšs le dĂ©part de Neal, le rejoignant ainsi dans son dilemme fraternel. Madame Maclean EffacĂ©e, c’est une femme entiĂšrement soumise Ă  son mari. Il Ă©mane d’elle une sensation de force sensible, elle souffre en silence quand ses fils s’éloignent. Elle laisse Ă  son mari le rĂŽle d’éducateur et n’intervient jamais dans la discussion pour expliquer le pourquoi du comment Ă  ses enfants. PrĂ©sente et aimante mais silencieuse, elle symbolise la douceur et la comprĂ©hension. GĂ©nĂ©rique Titre original A River Runs Trough It Production Allied Filmmakers, Robert Redford et Patrick Markey Producteur exĂ©cutif Jake Eberts ScĂ©nario Richard Friedenberg, d’aprĂšs le roman de Norman Maclean RĂ©alisation Robert Redford Dir. Photo Philippe Rousselot AFC IngĂ©nieurs du son Hans Roland et Gary Rydstrom DĂ©cors Jon Hutman Costumes Bernie Pollack et Kathy O’Rear Musique Mark Isham Orchestrateur et dir. Ken Kugler Montage Lynzee Klingman et Robert Estrin Monteur son Richards Hyms Conseillers artistiques Jean Maclean Snyder et Joel Snyder InterprĂ©tation Norman Maclean /Craig Sheffer Paul Maclean /Brad Pitt RĂ©vĂ©rend Maclean /Tom Skerritt Mrs. Maclean /Brenda Blethyn Jessie Burns /Emily Lloyd Mrs. Burns /Edie McClurg Neal Burns/ Stephen Shellen Paul, jeune/ Vann Gravage Mabel /Nicole Burdette Rawhide/ Susan Traylor Chub Michael /Cudlitz Conroy /Rob Cox Humph /Buck Simmonds Mr. Burns/ Fred Oakland Ken Burns/ David Creamer Tante Sally/ Madonna Reubens Oncle Jimmy/ John Reubens Norman, vieux/ Arnold Richardson Film 35 mm Couleurs 1/1,66 Son Dolby StĂ©rĂ©o Distribution AMLF Sortie France 20 janvier 1993 N° de visa 81 913 DurĂ©e 2h03 Autour du film Des AmĂ©ricains bien tranquilles “ Dans notre famille, nous ne faisions pas clairement le partage entre la religion et la pĂȘche Ă  la mouche ”, clament en chƓur Maclean et Redford en ouvrant leur rĂ©cit. La famille, la religion et la nature tels sont les principes d’une Ă©ducation oĂč les choses essentielles ne sont jamais dites mais se devinent Ă  travers les gestes et les regards. À l’image du livre, le film se prĂ©sente comme une chronique sans psychologisme, une sorte de poĂšme, d’hymne Ă  la nature avec ses paysages grandioses et sauvages. Mais aussi ses joies simples et plus particuliĂšrement celles que procure la pĂȘche Ă  la mouche avec les gestes appris, rĂ©pĂ©tĂ©s, sublimĂ©s du lancer de ligne. Dans son premier film, Des Gens comme les autres, Robert Redford dĂ©crivait les ravages du non-dit dans une famille ordinaire. Dans Milagro, il illustrait l’importance de la nature et la nĂ©cessitĂ© de la protĂ©ger. Avec ce troisiĂšme film, il rĂ©unit ces deux thĂšmes Ă  travers une histoire qui plonge dans un passĂ© rĂ©volu. Et au milieu coule une riviĂšre prend la forme d’un long flash-back sur une certaine AmĂ©rique disparue, d’un constat doux-amer sur la dĂ©suĂ©tude dans laquelle sont tombĂ©es des valeurs comme la foi, l’honneur ou la famille
 Symbolique, la pĂȘche s’identifie avec les principes rigides que le pĂšre veut inculquer Ă  ses fils le silence, la patience, la maĂźtrise de soi, un sens de l’harmonie. Les caractĂšres se dessinent trĂšs jeunes inventif, Paul Ă©chappe aux mouvements codĂ©s pour innover, pour tenter l’aventure, alors que Norman applique Ă  la lettre l’enseignement du pĂšre. Redford s’est mis tout entier dans ce film, devenu membre de cette histoire de famille jusqu’à incarner lui-mĂȘme la voix de Maclean. Cette voix-off qui structure tout le dĂ©roulement du film devient triplement symbolique elle est celle de l’écrivain qui raconte son histoire, celle de son personnage et bien sĂ»r celle du rĂ©alisateur qui endosse le rĂŽle de Maclean. Une maniĂšre de boucler la boucle. Redford a, lui aussi, vĂ©cu une jeunesse tumultueuse et rebelle. Il avait le mĂȘme caractĂšre que Paul mais aussi des points communs avec Norman, comme la passion de la littĂ©rature. “ C’est grĂące Ă  la littĂ©rature que j’ai pu comprendre la rĂ©volte de Paul qui grondait en moi et la surmonter, dit-il. Quelque part, le Norman en moi a survĂ©cu au Paul ”. “ Il faut s’intĂ©resser Ă  l’autre quand il est dans le besoin, mais on ne sait pas comment l’aider ”. Ce dernier sermon du pĂšre s’adresse aussi bien Ă  Norman qu’à lui-mĂȘme, mais Ă©galement Ă  Jessie qui a connu ce problĂšme avec son frĂšre. En fait, tout le monde est concernĂ© par ces propos car chacun Ă©prouve du mal Ă  communiquer avec les ĂȘtres chers. On se doit de surmonter ses blocages, tel est le message du rĂ©vĂ©rend, oĂč se devinent ses remords et son amertume. À la fin, il reste Ă  Norman, vieilli et solitaire, les souvenirs et la riviĂšre. “ À la fin, toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une riviĂšre ”, commente-t-il. “ Ce livre a quelque chose de zen , dit Redford. C’est un livre mystique dont le succĂšs immense renvoie Ă  l’attrait actuel pour l’AmĂ©rique d’avant la chute. ” Une maniĂšre secrĂšte et dĂ©licate de traquer les derniers paradis perdus. DaniĂšle Parra Autres points de vue La pĂȘche Ă  la mouche comme parabole “ Que l’Ɠuvre ait sĂ©duit Robert Redford, dont on connaĂźt le militantisme obsessionnel du retour aux sources du “ Pays du Premier Homme ”, ne surprendra pas. Son rĂŽle dans l’élaboration de plusieurs dĂ©crets pour la protection de l’environnement, la rĂ©daction d’un ouvrage sur les lĂ©gendes de l’Ouest, ses propres origines et son Ă©ducation d’immigrĂ© Ă©cossais dans l’Ouest amĂ©ricain ne pouvaient que le rapprocher de l’Ɠuvre de Maclean, ce fils de pasteur presbytĂ©rien qui pratiquait comme lui l’art de la pĂȘche Ă  la mouche, parabole active au centre du rĂ©cit et du film. Pour Redford, l’affinitĂ© premiĂšre est devenue identification, si l’on en juge par le choix et la direction de l’acteur choisi pour incarner Paul, le plus jeune des deux frĂšres Brad Pitt, qui figure comme son double tant sa ressemblance avec le cinĂ©aste comĂ©dien est saisissante. ” Michel Sineux, in Positif, n° 384 janvier 1993. VirilitĂ©, nature et religion “ En dĂ©crivant un univers viril sans connotation machiste en harmonie avec la nature, Redford reste sincĂšre et fidĂšle Ă  ses idĂ©aux qui ne datent pas de la derniĂšre mode Ă©colo. Il suit lĂ  une tradition amĂ©ricaine assez ancienne, celle d’écrivains panthĂ©istes comme Thoreau ou Emerson. Mais le film lui-mĂȘme n’est que thĂ©oriquement sĂ©duisant. Quand Redford s’essaie Ă  nous faire ressentir l’éveil Ă  la nature puis Ă  la sociĂ©tĂ© des deux fils d’un pasteur, il n’évite pas les facilitĂ©s de l’acadĂ©misme ni celles du romanesque hollywoodien quand il embraye sur une intrigue. VirilitĂ©, nature, religion l’équation est bien posĂ©e, mais gĂąchĂ©e par une volontĂ© d’illustration trop appliquĂ©e. ” Vincent Ostria, in Cahiers du CinĂ©ma, n° 464, janvier 1993. La riviĂšre sans dĂ©tour “ Les rebondissements de l’action sont trop rares pour qu’on en dĂ©flore la dĂ©licate construction, et sur ce point Redford a eu la sagesse d’une humilitĂ© convenable. Sa transposition archi-respectueuse coĂŻncide parfaitement avec le cinĂ©ma dont il favorise l’avĂšnement Ă  travers son Ă©cole “ libre ”, le Sundance Institute nature, dĂ©mocratie, tradition et humanisme.” Olivier SĂ©guret, in LibĂ©ration, 23 janvier 1993. Pistes de travail Robert Redford, acteur et rĂ©alisateur Retracer l’itinĂ©raire de Robert Redford en mettant en parallĂšle sa carriĂšre d’acteur et son travail de rĂ©alisateur. On mettra ainsi en avant sa position paradoxale de star adulĂ©e et d’auteur soucieux de dĂ©livrer un message. Évoquer comment son engagement s’est traduit par diverses livre au film Raconter le long cheminement qu’a reprĂ©sentĂ© l’élaboration du film Ă  partir du moment oĂč Robert Redford a souhaitĂ© entreprendre l’adaptation du roman de Maclean. Se heurtant tout d’abord au refus catĂ©gorique de l’écrivain, le rĂ©alisateur entreprend de lui proposer un droit de regard sur le scĂ©nario. À partir de lĂ , suivre la longue genĂšse du mĂ©taphore de la pĂȘche Expliquer le principe de la pĂȘche Ă  la mouche; en quoi c’est un art de l’apparence destinĂ© Ă  tromper le poisson, et en quoi il est une mĂ©taphore du cinĂ©ma. Montrer comment sont filmĂ©es les scĂšnes de pĂȘche, comment la pĂȘche est conçue comme un moyen d’apprĂ©hender la nature. Étudier comment les scĂšnes de pĂȘche reflĂštent l’état psychologique des personnages, soulignent leur Ă©volution, leur caractĂšre, leur union et leurs dĂ©saccords. L’importance de la famille Montrer l’importance de la famille dans le film, comme chez les poĂštes et les philosophes “ transcendentalistes ” – Ralph Waldo Emerson 1803-1882, Henry David Thoreau 1817-1862, Mark Twain 1835-1910 ou Jim Harrison nĂ© en 1937. Recenser les scĂšnes significatives des relations entre les enfants et les parents. Comment se dessine petit Ă  petit la figure du pĂšre ? Comment, en tant que pasteur, il se pose en garant d’un ordre divin au sein mĂȘme de l’ordre naturel et familial? Une histoire personnelle Il semble intĂ©ressant de souligner Ă  quel point Robert Redford s’est appropriĂ© cette histoire, la faisant entiĂšrement sienne. Illustrer cette idĂ©e en mettant en lumiĂšre les similitudes entre la personnalitĂ© du metteur en scĂšne et celle de ses personnages, notamment dans sa maniĂšre de se projeter dans ceux, trĂšs contrastĂ©s, des deux frĂšres. Richesse du cinĂ©ma indĂ©pendant En crĂ©ant le Sundance Institute et son festival, Robert Redford a offert au cinĂ©ma indĂ©pendant amĂ©ricain un lieu de travail et d’expression. Il paraĂźt important de marquer la diffĂ©rence entre les grosses productions hollywoodiennes et ces films novateurs qui bĂ©nĂ©ficient d’une totale libertĂ©. En s’appuyant sur des exemples, montrer que les auteurs de demain se trouve dans ce riche vivier. Des Ă©crivains utopistes Et au milieu coule une riviĂšre est adaptĂ© d’un court roman de Norman Maclean Ă©crit en 1976. Il s’apparente Ă  un courant d’écrivains amĂ©ricains divinisant la nature et cĂ©lĂ©brant l’AmĂ©rique sauvage et immortelle. DĂ©finir les caractĂ©ristiques de certains de ces auteurs. Proposer la lecture de quelques poĂšmes de Emerson ou de Thoreau. Montrer la cassette vidĂ©o consacrĂ©e Ă  Jim Harrison. RĂ©flĂ©chir Ă  la filiation entre la philosophie “ transcendentaliste ” et l’idĂ©ologie du “ politiquement correct ” qui a envahi les États-Unis et dont Redford est l’un des figures emblĂ©matiques. Un hymne a la nature Le film se prĂ©sente comme un hymne Ă  la nature, une nature magnifiĂ©e par la beautĂ© contemplative des images. PrĂ©ciser comment le rĂ©alisateur a adaptĂ© sa mise en scĂšne Ă  son propos, exprimant sans cesse la fusion entre l’homme et la nature. Mise Ă  jour17-06-04 ExpĂ©riences Quelques films Ă©cologistes C’est surtout Ă  partir des annĂ©es 70 que les prĂ©occupations Ă©cologiques apparaissent au cinĂ©ma. Et au milieu coule une riviĂšre s’inscrit dans cette lignĂ©e de films qui, en exaltant la beautĂ© des paysages, restituent le lien sacrĂ© qui unit l’homme aux Ă©lĂ©ments naturels. Louisiana Story 1940 de Robert Flaherty Le grand documentariste amĂ©ricain, Robert Flaherty qui rĂ©alisa des documentaires nourris de la fiction, fut sans doute le premier cinĂ©aste Ă  mettre en scĂšne les rapports de l’homme Ă  la nature non tant son Homme d’Aran qui dĂ©crit l’enracinement de l’homme dans une nature hostile, que Louisiana Story qui, au dĂ©but du film, montre la profonde harmonie qui unit un pĂšre et un fils aux mystĂ©rieux bayous de la Louisiane. Chez Flaherty, ce sont les “ couleurs ” du noir et blanc qui suggĂšrent cette osmose, tandis que Redford l’exprime Ă  travers le fonctionnement du “ leurre ” que requiĂšre la pĂȘche Ă  la mouche l’art du cinĂ©ma pour l’un, l’art de la pĂȘche pour l’autre. La ForĂȘt interdite 1958 de Nicholas Ray Nick Ray rĂ©alise avec La ForĂȘt interdite un poĂšme d’une grande beautĂ© formelle, un hommage Ă  la splendeur du monde et un avertissement au risque de destruction qu’il encourt. Dans les marais de Floride, peuplĂ©s d’une faune fabuleuse, un garde-chasse tente de faire respecter les lois Ă©cologiques et se heurte Ă  un chasseur d’oiseaux. On est ici au cƓur d’un Éden sauvage dĂ©crit avec un lyrisme tellurique. Dersou Ouzala 1974 d’Akira Kurosawa Kurosawa pĂ©nĂštre dans les steppes glacĂ©es de SibĂ©rie en posant un regard Ă©mu sur une nature encore vierge. Un trappeur mongol initie un topographe russe aux lois de la survie et lui apprend la nĂ©cessitĂ© de la solidaritĂ©. Outre un lieu de contemplation, la nature y apparaĂźt comme un lieu de confrontation initiatique, au sortir duquel l’homme se retrouve face Ă  sa condition. Jeremiah Johnson 1972 de Sydney Pollack Robert Redford exprimait dĂ©jĂ  des valeurs Ă©cologistes en 1972 dans Jeremiah Johnson. Dans cette histoire d’un homme qui renie la sociĂ©tĂ© pour aller vivre dans des montagnes inviolĂ©es, il personnifie la quĂȘte d’une nouvelle vie, libĂ©rĂ©e des contraintes de la civilisation. Cette Ɠuvre marquante exalte la communication de l’homme avec la nature et la possibilitĂ© d’inventer d’autres lois, en dehors de celles Ă©dictĂ©es par la sociĂ©tĂ©. En adoptant un rythme volontairement lent, le film fait ressentir de l’intĂ©rieur un nouveau mode de vie, une existence entiĂšrement tributaire des Ă©lĂ©ments naturels. Ce retour Ă  la mĂšre-nature, aurĂ©olĂ©e de vertus protectrices, vĂ©hicule souvent de douces illusions et d’amĂšres dĂ©ceptions. DĂ©livrance 1971 de John Boorman Un film comme DĂ©livrance verse une douche froide sur cette dĂ©marche utopiste. À travers la virĂ©e de quatre citadins venus se ressourcer en entreprenant la descente en canoĂ« d’un fleuve destinĂ© Ă  disparaĂźtre, le rĂ©alisateur les plonge dans un cauchemar tragique. Ici, la vie primitive est apparentĂ©e Ă  une rĂ©gression mentale prĂ©cipitant les personnages au cƓur de l’horreur. Le message est clair la nostalgie de l’Éden n’est plus de mise, l’homme moderne doit s’accommoder de la civilisation, car cette rĂ©gion sans pollution est aussi le berceau d’une dĂ©gĂ©nĂ©rescence inquiĂ©tante. Le retour Ă  la nature peut aussi ĂȘtre dangereux et meurtrier, c’est ce que nous clame ce film violent qui contrebalance, non sans un certain cynisme, la quĂȘte du paradis perdu cher Ă  Robert Redford. Dans« Et au milieu coule une riviĂšre », Redford retrouve son obsession des couleurs pastel et des paysages pittoresques. C’est un enfant des sixties, avec le cƓur Ă  gauche mais une imagerie wasp dans la tĂȘte. Il dĂ©fend les Indiens et les sapins, protĂšge les tatous, vote dĂ©mocrate. Quelque part dans ses bagages, il y a Katmandou, Bob Dylan et Kennedy. Son film est beau,
Fiche techniqueUn film de Robert RedfordAvec Brad Pitt Craig Sheffer Tom Skerritt Brenda BlethynNationalitĂ© amĂ©ricainAnnĂ©e de production 1992DurĂ©e 2h03Titre original A river runs through it DescriptionAvisMissoula, une petite ville du Montana. Norman et Paul sont les fils du pasteur McLean, un homme rude qui Ă©lĂšve ses enfants dans une Ă©ducation stricte et moralisatrice. Si Norman est un garçon calme, Paul se rĂ©vĂšle impĂ©tueux. Mais, si diffĂ©rents soient-il, les trois hommes sont unis par une mĂȘme passion la pĂȘche Ă  la mouche dans la riviĂšre Blackfoot. Le temps passant, les deux frĂšres vont Ă©prouver chacun de leur cĂŽtĂ© l’amour, les larmes, la rĂ©ussite et les affres de l’échec. Mais malgrĂ© leurs diffĂ©rences, leurs destinĂ©es les conduit toujours, quoi qu’il arrive, autour de cette riviĂšre chargĂ©e de souvenirs et d’harmonie. Article créé par RĂ©daction le 29 janv. 2008
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