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Cesgrains doivent ensuite ĂȘtre lavĂ©s afin que le beurre ne rancisse pas. Puis il est pĂ©tri dans de grands plats ou des auges en bois pour obtenir la

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Un beurre, des produits, des usages
 A Isigny Sainte-MĂšre, nous satisfaisons les amateurs de beurre. Rouleau, plaquette, pain moulĂ©, barattĂ© Ă  partir de crĂšme maturĂ©e, dĂ©couvrez nos beurres doux sous leurs multiples prĂ©sentations. Notre beurre doux d’Isigny Notre Beurre d’Isigny Appellation d’Origine ProtĂ©gĂ©e est fabriquĂ© dans le plus grand respect de la tradition et exclusivement Ă  partir des laits du Bessin et du Cotentin. Les mĂ©thodes de fabrication du beurre d’Isigny n’admettent ni rajout d’additif ni aucune extraction. Issu des meilleures crĂšmes d’Isigny maturĂ©es Ă  l’ancienne de 16 Ă  18 heures, il se distingue par son incomparable couleur, son onctuositĂ© et ses douces notes de lait. Beurre d'Isigny AOP doux 250 gr ou 500 grRouleau Beurre d’Isigny AOP doux 250 grPlaquette Beurre d'Isigny AOP doux 125 grPlaquette Beurre d'Isigny AOP doux 25 grCoupelle Beurre d'Isigny AOP doux 10 grCoupelle Beurre d'Isigny AOP doux 10 grMicro-pain Beurre d'Isigny AOP doux 250 grPain moulĂ© Notre beurre de baratte Notre Beurre de Baratte est fabriquĂ© exclusivement Ă  partir des meilleurs laits de Normandie, lesquels se distinguent par leur exceptionnelle richesse en matiĂšre grasse, en protĂ©ines et en vitamines. Ces laits sont collectĂ©s toutes les 48 heures, puis acheminĂ©s vers nos tanks de rĂ©ception oĂč ils subissent une premiĂšre sĂ©rie de prĂ©lĂšvements afin d’ĂȘtre reconnus conformes Ă  nos exigences de qualitĂ©. Exhalant de douces notes de noisette et de lait, notre beurre est issu d’un barattage Ă  l’ancienne et traditionnel. C’est la maturation lente qui permet Ă  la crĂšme de dĂ©velopper tous ses arĂŽmes et qualitĂ©s organoleptiques. EnsemencĂ©e en ferments lactiques, elle repose de 16 Ă  18 heures, puis barattĂ©e dans le plus grand respect de la tradition
 Favorisant ainsi la formation de beaux grains de beurre irrĂ©guliers et fondants Ă  souhait ! Beurre de baratte doux, pain moulĂ© de 250 gr. Notre beurre bio Notre Beurre Bio est fabriquĂ© exclusivement Ă  partir de laits issus de fermes certifiĂ©es AB. Ces laits bĂ©nĂ©ficient non seulement des garanties de l’Agriculture Biologique, mais aussi de la richesse d’un terroir d’exception le terroir d’Isigny. Ils sont collectĂ©s toutes les 48 heures, puis acheminĂ©s vers nos tanks de rĂ©ception oĂč ils subissent une premiĂšre sĂ©rie de prĂ©lĂšvements afin d’ĂȘtre reconnus conformes Ă  nos exigences de qualitĂ©. Notre Beurre Bio est issu du barattage de nos meilleures crĂšmes, lesquelles acquiĂšrent tous leurs arĂŽmes et toutes leurs qualitĂ©s organoleptiques au cours d’une Ă©tape dĂ©terminante la maturation lente Ă  l’ancienne. EnsemencĂ©es en ferments lactiques minutieusement sĂ©lectionnĂ©s, ces crĂšmes reposent de 16 Ă  18 heures, puis sont barattĂ©es dans le plus grand respect de la tradition. Naturellement riche en vitamine A et carotĂ©noĂŻdes, notre Beurre Bio se distingue par son onctuositĂ© naturelle, sa texture fondante et son grain particuliĂšrement homogĂšne. Beurre bio doux, plaquette 200 gr. La cuisine au beurre doux selon Isigny Sainte-MĂšre Recettes du quotidien prĂȘtes en 20 mn Recettes gastronomiques Nos recettes
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Vous ĂȘtes ici Accueil » Autres actualitĂ©s » Le beurre des pros, le bon goĂ»t des pĂątisseries viennoiseries PubliĂ© le 24 avril 2017 Couramment utilisĂ©e comme ingrĂ©dients dans les recettes de viennoiserie et de pĂątisserie, cette matiĂšre grasse laitiĂšre a la caractĂ©ristique d’ĂȘtre riche et fragile. Le beurre est utilisĂ© dans de nombreuses applications feuilletages et pĂątes levĂ©es feuilletĂ©es, pĂątes levĂ©es, biscuits et pĂątes sablĂ©es, crĂšmes et garnitures, traiteur. Dossier rĂ©alisĂ© avec les formateurs de l’Institut National de la Boulangerie PĂątisserie. En tant qu’ingrĂ©dients, le beurre fait partie intĂ©grante de la recette. Il a un rĂŽle gustatif et un rĂŽle technique. A chaque grande famille de recette en boulangerie ou en pĂątisserie correspondent des beurres bien spĂ©cifiques. Plusieurs applications sont Ă  distinguer feuilletages et pĂątes levĂ©es feuilletĂ©es, pĂątes levĂ©es, biscuits et pĂątes sablĂ©es, crĂšmes et garnitures, traiteur
 Quel beurre choisir pour quelle utilisation ? Pour les feuilletages, comme pour les autres applications, plusieurs familles de beurres sont proposĂ©es aux professionnels ‱ La famille des beurres frais renferme tous les beurres en l’état fin, extrafin et cru, les beurres AOC. C’est la plus faible en volume mais la plus dynamique. Elle correspond aux beurres de qualitĂ© “supĂ©rieure”. ‱ La famille des beurres tracĂ©s, qu’ils soient frais ou concentrĂ©s, est la plus importante en volume, mais elle stagne, surtout pour les concentrĂ©s tracĂ©s. Elle permet la restitution d’aides financiĂšres liĂ©es Ă  leurs utilisations. Attention, il est strictement interdit d’utiliser les beurres tracĂ©s dans les utilisations suivantes garnissages de sandwich, crĂšmes au beurre, cuisson de produits Ă  la poĂȘle. ‱ La famille des beurres concentrĂ©s son utilisation est en rĂ©gression. Lors de leur utilisation, il convient de ne pas oublier d’augmenter la quantitĂ© d’eau de la recette, afin de compenser l’eau absente du beurre, d’environ 18 % de la quantitĂ© de beurre. Autre solution, diminuer la quantitĂ© de beurre de 18 %. ‱ Enfin, les beurres dits fractionnĂ©s. Le beurre a pour principal avantage les valeurs qu’il vĂ©hicule, valeurs qui sont identiques Ă  celles dĂ©veloppĂ©es par l’artisanat matiĂšre premiĂšre de qualitĂ©, produit noble, bĂ©nĂ©ficiant d’une forte image auprĂšs des consommateurs. De plus, il permet aux produits finis de porter l’appellation “au beurre”. Et en matiĂšre de goĂ»t, il n’a pas son pareil. PĂątes levĂ©es feuilletĂ©es et feuilletage Pour ces pĂątes, on utilise du beurre de tourage ou beurre sec pour crĂ©er les strates successives qui procureront la croustillance, le fondant et la lĂ©gĂšretĂ©. Ce beurre possĂšde un point de fusion un peu plus Ă©levĂ© qui procure plus de plasticitĂ© pendant les Ă©tapes de tourage. En revanche, l’utilisation du beurre doux est conseillĂ©e pour la dĂ©trempe. PĂątes levĂ©es Pour les pĂątes levĂ©es, telles que la brioche, on recherche avant tout une matiĂšre grasse souple qui se marie intimement aux autres ingrĂ©dients comme pour la dĂ©trempe. La pĂąte Ă  brioche Ă©tant travaillĂ©e Ă  tempĂ©rature ambiante, on choisit un beurre Ă  bas point de fusion, un beurre doux par exemple. Il apporte alors toute son onctuositĂ©, toute sa saveur et aussi tout son arĂŽme. La brioche n’en est que plus moelleuse. Attention, la matiĂšre grasse est incorporĂ©e toujours en fin de pĂ©trissage pour ne pas perturber la formation du rĂ©seau de gluten, indispensable au bon dĂ©veloppement du produit. Pour une brioche de qualitĂ©, l’artisan peut travailler avec un beurre AOC, surtout s’il se situe dans une zone de production. Dans ce cas, il est conseillĂ© d’afficher dans sa vitrine “brioche au beurre AOC”. Biscuits et pĂątes sablĂ©es Pour ces produits, seul le beurre est couramment utilisĂ©. Il dĂ©veloppe ici un rĂŽle bien particulier lors du sablage, les particules de beurre sont affinĂ©es et enrobĂ©es de farine. La pĂąte devient friable, le biscuit ou la pĂąte sablĂ©e aprĂšs cuisson est sĂšche. Pour bien impermĂ©abiliser les particules de beurre, il faut choisir un beurre froid. CrĂšmes et garnitures inter La crĂšme au beurre, comme son nom l’indique, est exclusivement fabriquĂ©e Ă  partir de beurre. Pour un rendu optimal lors de sa dĂ©gustation, il est prĂ©conisĂ© d’utiliser un beurre Ă  bas point de fusion beurre doux. Article rĂ©alisĂ© avec la participation des formateurs de l’INBP Les appellations des beurres Le dĂ©cret du 30 dĂ©cembre 1988 prĂ©cise les appellations suivantes beurre “cru” beurre obtenu exclusivement Ă  partir de crĂšme n’ayant pas subi de traitement thermique d’assainissement. beurre “extrafin” beurre fabriquĂ© en laiterie Ă  partir de crĂšme pasteurisĂ©e, ni congelĂ©e ni surgelĂ©e, au maximum 72 h aprĂšs collecte. beurre AOC Charentes-Poitou depuis 1979. La collecte a lieu en Poitou Charente Vienne, Deux -SĂšvres, Charente, Charente-Maritime, VendĂ©e et les beurres obtenus sont des beurres extrafins. Les vaches sont nourries en fourrage ce qui confĂšre un beurre de trĂšs grandes qualitĂ©s plastique et gustative. Il a une couleur claire. beurre AOC Isigny depuis 1986. La collecte du lait se fait sur le territoire normand Manche et Calvados, et les beurres fabriquĂ©s sont des beurres extrafins. Les vaches sont nourries en prairie ce qui confĂšre au beurre une tartinabilitĂ© et un goĂ»t intĂ©ressants. Le produit a une couleur jaune agrĂ©able. beurre AOC de Bresse depuis 2012. La collecte a lieu dans l’Ain, la SaĂŽne-et-Loire et le Jura et les beurres sont extrafins. Les vaches sont nourries en prairie l’étĂ© et au fourrage l’hiver. Sa couleur varie selon la saison. beurre “fin” beurre Ă©laborĂ© Ă  partir de crĂšme ou de lait pasteurisĂ©, pouvant comprendre de la crĂšme surgelĂ©e ou congelĂ©e dans la limite de 30 %. Le beurre “demi-sel” contient entre 0,5 Ă  3% de sel. Le beurre “salĂ©â€ contient plus de 3% de sel. Le beurre de cuisine contient plus de 96 % de matiĂšre grasse. Le beurre allĂ©gĂ© contient de 41 Ă  65 % de matiĂšre grasse. Le demi-beurre contient 41 % de matiĂšre grasse. Les autres appellations Le beurre de baratte ne peut s’appliquer qu’à un beurre fabriquĂ© Ă  l’aide d’une baratte pendant la totalitĂ© du cycle de fabrication BID 1994, n° 7-8. Le terme traditionnel ne peut ĂȘtre employĂ© que lorsque le beurre est obtenu directement Ă  partir de lait ou de crĂšme rĂšglement CE 2991/94 du 5/12/1994. RĂ©glementation sur l’appellation au beurre Dans le cas oĂč du beurre concentrĂ© ou du beurre en poudre sont utilisĂ©s dans une recette, le pourcentage de beurre reconstituĂ© peut ĂȘtre indiquĂ© sous rĂ©serve d’utiliser une des formules suivantes – “beurre concentrĂ© soit x % en beurre reconstituĂ©â€ ou – “beurre reconstituĂ© Ă  partir de beurre concentrĂ© 😡 %”. Dans le cas du beurre en poudre, les indications sont identiques. Le beurre de qualitĂ©, un ingrĂ©dient essentiel pour l’artisan Chez SĂ©bastien Mauvieux, installĂ© dans le quartier des Abbesses Paris 18°, le choix du beurre est dictĂ© d’abord par l’utilisation qui va en ĂȘtre faite. Le Montaigu AOP Charentes-Poitou de chez FlĂ©chard en plaque de 2 kilos est particuliĂšrement adaptĂ© Ă  la viennoiserie et au feuilletage, avec son goĂ»t assez marquĂ©. Dans le croissant, c’est avant tout le goĂ»t du bon beurre qui est recherchĂ© et le passage au laminoir se fait simplement en plaçant la plaque prĂ©dĂ©coupĂ©e dans le pĂąton pliĂ© » explique le boulanger pĂątissier. Pour la pĂątisserie et les autres utilisations en revanche, l’artisan opte pour un beurre de Normandie en cube de 25 kg, un produit plus neutre bien adaptĂ© aux mĂ©langes Ă©laborĂ©s ou le goĂ»t du beurre doit se fondre dans un ensemble. FrĂ©dĂ©ric Vielcanet
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Agrandir l'image Beurre de Bresse AOC FabriquĂ© en Baratte 250g RĂ©fĂ©rence 1614 État Neuf Producteur Ferme, souple , fondant, onctueux en bouche, parfum subtil de biologique lente de la crĂšmeBarratage traditionnelLavage des grains de beurre Ă  la mainElaborĂ© en Barrate, il fait le bonheur des amateurs CoopĂ©rative IndĂ©pendante depuis 1936 La Laiterie Etrez est situĂ©e au coeur de la coopĂ©rative ETREZ-BEAUPONT - 01340 ETREZ Plus de dĂ©tails Imprimer En savoir plus Le Lait est collectĂ© auprĂšs de 70 Exploitations beurre et la crĂšme sont fabriquĂ©s de façon trĂšs en Barrate, il fait le bonheur des la Laiterie Etrez le processus de fabrication n'a pas changĂ© depuis des retrouve toutes les Ă©tapes de la fabrication biologique lente de la crĂšmeBarratage traditionnelLavage des grains de beurre Ă  la main 30 autres produits dans la mĂȘme catĂ©gorie Reference 417 Saindoux 250g Saindoux plaquette 250g Il est prĂ©parĂ© uniquement avec de la panne de Porc,... Les clients qui ont achetĂ© ce produit ont Ă©galement achetĂ©... Oignon jaune 700g Provenance Espagne Cat 1 L'oignon s'utilise comme condiment et en garniture...
PetitsFinanciers normands Ă  la pomme. 4,90 €. Le Local Shop vous propose ces petits financiers Ă  la pomme qui sont Ă©laborĂ©s en Normandie de maniĂšre artisanale. Ces financiers se dĂ©gustent Ă  tout instant, avec un cafĂ© en sortie de dĂ©jeuner, Ă  l’heure du goĂ»ter avec un thĂ© vert ou bien en grignotage dans le canapĂ©, Ă  vous de
Notre produit en quelques mots Famille Produit laitier Type Lait de vache Label AOP DĂ©couvrir le beurre de baratte La baratte est un outil trĂšs ancien qui permet de transformer la crĂšme du lait en beurre. Le barattage consiste Ă  agiter Ă©nergiquement la crĂšme pour la sĂ©parer du lactosĂ©rum aussi appelĂ© babeurre ou petit lait les grains de beurre qui se soudent entre eux, apparaissent pour permettre la fabrication du beurre. À l’origine la baratte Ă©tait en bois en forme de tonneau ou de jarre et Ă©quipĂ©e au centre d’un bĂąton ou d’une manivelle pour battre le beurre. Mais c’est dĂ©sormais de maniĂšre industrielle que le beurre est fabriquĂ©, dans des butyrateurs. Le procĂ©dĂ© ne dure plus que quelques minutes. Tous les beurres sont donc produits par barattage, mais certains portent la mention beurre de baratte » il s’agit de beurres qui ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s dans une baratte, selon un procĂ©dĂ© traditionnel avec maturation de la crĂšme. Le beurre de baratte est donc un produit de qualitĂ© supĂ©rieure, dont les arĂŽmes sont plus dĂ©veloppĂ©s, le goĂ»t plus riche. Comment le consommer et le cuisiner ? Le beurre de baratte se distingue du beurre classique par ses arĂŽmes plus dĂ©veloppĂ©s. On l’apprĂ©ciera tout simplement au petit-dĂ©jeuner sur des tartines de pain par exemple. À noter pour ĂȘtre appelĂ© beurre, le produit doit contenir 82 % de matiĂšres grasses, le reste Ă©tant exclusivement de l’eau. Il n’existe que trois appellations officielles beurre cru, beurre fin et beurre extra-fin. Enfin certains beurres disposent d’une AOP il s’agit du beurre de Charentes-Poitou, du beurre d’Isigny et du beurre de Bresse. Les conseils de votre fromager Comment le conserver ? Au contact de l’oxygĂšne, le beurre devient rance et le phĂ©nomĂšne est accentuĂ© par la chaleur. Il est donc conseillĂ© de conserver le beurre au rĂ©frigĂ©rateur dans son emballage d’origine. Il permet de le protĂ©ger Ă  la fois de la lumiĂšre et des odeurs. Une fois ouvert, le beurre peut ĂȘtre gardĂ© pendant environ quelques jours, bien emballĂ© dans son papier aluminium et placĂ© dans le beurrier du rĂ©frigĂ©rateur. Il est possible de congeler le beurre, en le plaçant en plus de son emballage classique dans un sac congĂ©lation. En lire plus Notre astuce Lorsqu'il vous reste un surplus d'herbes fraĂźches, prĂ©parez un beurre avec les herbes finement hachĂ©es. Placez le tout dans un bac Ă  glaçon emballĂ© de film alimentaire et conservez au congĂ©lateur. Vous pourrez vous en servir Ă  votre guise ! Nos idĂ©es recettes DĂ©couvrez toutes nos recettes Ă  base de beurre de baratte. RecetteTartelettes au brie de Meaux et aux noisettes RecettePancakes aux poireaux et aux herbes RecetteCupcakes Ă  la fraise RecettePetites galettes poire, chocolat et noisettes RecetteGratin de poireaux au Stilton RecetteCrĂȘpes Ă  la farine d'Ă©peautre RecetteCrĂȘpes marbrĂ©es vanille chocolat Votre fromager vous propose Ă©galement Nous cherchons tous l’ñme sƓur. Chez Grand Frais, soyez sĂ»rs detrouver le partenaire idĂ©al Ă  n’importe quel produit.
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Beurrede Normandie demi-sel, fabrication en baratte à l'ancienne. Fromager affineur - fromagerie en ligne- fromage . Menu Menu Retour Nos Fromages Fromage de Vache. Fromage de Vache. FROMAGE DE VACHE. Fromage de ChÚvre. Fromage de Chevre. FROMAGE DE CHÈVRE. Fromage de Brebis. Fromage de Brebis. FROMAGE DE BREBIS. Nos Plateaux & Préparations L'épicerie
DÉCOUVREZ LA MAISON DU BISCUIT À SORTOSVILLE-EN-BEAUMONT, AU SAVOIR-FAIRE ARTISANAL DEPUIS 5 GÉNÉRATIONS La biscuiterie Burnouf, une biscuiterie unique dans la Manche La Maison du Biscuit Ă  Sortosville-en-Beaumont, est une institution dans le Cotentin, et une histoire de famille. De gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, depuis 1 siĂšcle, les traditions se perpĂ©tuent et se transmettent. Entre les biscuits au beurre de Normandie, les petits fours financiers, les sablĂ©s diamants ou les madeleines, les recettes familiales sont un secret bien gardĂ© par le chef pĂątissier. DĂ©sormais, la biscuiterie normande du Cotentin Ă©tend son pouvoir culinaire et envahit l’AmĂ©rique
 le French biscuit » est lĂ  ! Entreprise familiale depuis 1903, elle est une rĂ©fĂ©rence pour fabriquer des biscuits dans la Manche. Des biscuits savoureux et un savoir-faire unique en Normandie L’établissement Burnouf a Ă©tĂ© fondĂ© en 1903 par Paul Ă  L’Haye du Puits dans la Manche. PĂątissier-biscuitier de pĂšre en fils dans la famille Burnouf, l’histoire se perpĂ©tue maintenant avec Kevin Burnouf, fils de Marc Burnouf et Carole Burnouf. Il s’agit d’une biscuiterie artisanale qui produit des gĂąteaux et biscuits en utilisant du pur beurre de Normandie. Ce savoir-faire s’est ensuite transmis de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, jusqu’à nos jours. InstallĂ©e dans une ancienne laiterie, la famille Burnouf fait partie dĂ©sormais des meilleures biscuiteries artisanales de Normandie. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, lors de votre sĂ©jour dans le Cotentin, vous pouvez dĂ©guster de dĂ©licieux biscuits fabriquĂ©s sur place, dans l’atelier de la biscuiterie de Sortosville ! Gage de qualitĂ© et de savoir-faire, ces artisans biscuitiers travaillent avec des produits du terroir normand farine, oeufs
 et pour le reste des produits de la recette, ces professionnels choisissent avec soin les produits pour vous proposer des biscuits de qualitĂ©. Une des meilleures biscuiteries artisanales de Normandie ! Rendez-vous Ă  Sortosville-en-Beaumont, pour dĂ©couvrir la Maison du Biscuit Venez donc Ă©moustiller vos papilles en goĂ»tant nos biscuits. Les senteurs de chocolat, la poudre d’amande et le dĂ©licieux beurre vont vous envahir. Vous y dĂ©couvrirez d’incroyables recettes de petits fours financiers, de cookies au chocolat ou aux Ă©clats de caramel, de dĂ©licieux sablĂ©s, de meringues, des doigts de Dames l’assortiment festif ou encore les tuiles au chocolat. Le cadre d’époque ajoute cette dĂ©licate touche d’authenticitĂ© Ă  laquelle font rĂ©fĂ©rence tous les gourmets qui ont goĂ»tĂ© les biscuits. Vous pourrez dĂ©couvrir Ă©galement leur Ă©picerie fine plus de 6000 rĂ©fĂ©rences et un salon de thĂ©. Pour une pause dĂ©tente, c’est une adresse incontournable pour dĂ©couvrir le savoir-faire et les produits du terroir du Cotentin. Il y en a pour tous les goĂ»ts confiture, miels, confiseries
 Pour les petits et grands gourmets, amateurs d’authenticitĂ©, rendez-vous Ă  Sortosville-en-Beaumont, pour dĂ©couvrir la biscuiterie du Cotentin ! Pour Commander La Maison du Biscuit en Normandie propose Ă©galement aux plus gourmands de commander en ligne sur son site internet. La Biscuiterie Burnouf met Ă©galement Ă  votre disposition un bon de commande Ă  tĂ©lĂ©charger, puis imprimer pour commander vos produits prĂ©fĂ©rĂ©s. Pour accĂ©der plan de Sortosville Bar Boutique souvenir Chiens acceptĂ©s Parking Parking bus Wifi Horaires d'ouverture 7j/7 de 8 h 30 Ă  19 h sans interruption. Fermeture annuelle en janvier et du 2 au 12 septembre 2022 inclus. Tarifs Visite libre et gratuite. AccĂšs / Contact Avis des visiteurs Superbe boutique pleine de charme. Les biscuits sont succulents. Entre les financiers, les sablĂ©s et autres gourmandises, comment choisir ? C’est vraiment un lieu unique. Allez-y, car ça vaut le dĂ©tour ! SolĂšne R. 35 ans La Maison du Biscuit est un trĂšs bel endroit oĂč on nous propose de dĂ©licieux produits. J’en ai achetĂ© pour moi, mais aussi pour offrir. L’endroit est vraiment typique du dĂ©but du siĂšcle, dans un dĂ©cor gĂ©nial ! Pascal B. 60 ans ActualitĂ©s DĂ©couvrez dans le dĂ©partement de la Manche, la Maison du Biscuit sur la commune de Sortosville-en-Beaumont. La biscuterie artisanale Burnouf met tout son savoir-faire dans la fabrication de dĂ©licieux biscuits. Avis aux gourmands, si vous aimez les biscuits, rendez-vous le site internet pour dĂ©couvrir les services et offres adaptĂ©s. Ou si vous souhaitez commander, connectez-vous au site internet.
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Vichy LE MARCHE DE PROXIMITE DES PROS DE LA RESTAURATION Produits Promotions Catalogues Accueil CrĂšmerie Beurres et spĂ©cialitĂ©s laitiĂšres Beurre 82% mg Visuel non informations communiquĂ©es le sont Ă  titre commercial et seule la liste figurant sur l'Ă©tiquette du produit fait foi. Veillez Ă  prendre connaissance des informations figurant sur l'emballage du produit Ă  la livraison et/ou avant toute consommation, notamment si vous prĂ©sentez des risques d'allergies. La plaquette de 500 g NO NAME Ifls 563719 Informations gĂ©nĂ©rales Description IngrĂ©dients Mes contacts Informations gĂ©nĂ©rales Description A conserver Ă  +6°C maxi. IngrĂ©dients Beurre. MatiĂšre grasse 82%. Mes contacts Lecamembert « FabriquĂ© en Normandie » fait de la rĂ©sistance 10.05.22. PRIX DU LAIT SPOT (LAIT ENTIER 38/32) : SEMAINES 18-19 Retour du prix Ă  la « normale », aprĂšs le coup de mou de la semaine 18 09.05.22. union Ă©levage Union de moyens entre Elvup, Conseil Touraine Élevage et la chambre d’agriculture d’Eure-et-Loir 05.05.22. marchĂ©s Eurial voit la vie en blanc
1La place accordĂ©e aujourd’hui Ă  la reconnaissance des terroirs, aux saveurs issues des origines est au cƓur des choix de consommation des produits agroalimentaires et du devenir de l’agriculture française on est de plus en plus soucieux de prĂ©server la diversitĂ© des fromages, des vins, des fruits, des charcuteries. Ce phĂ©nomĂšne concerne peu le beurre Ă  l’heure actuelle. Pourtant, dĂšs le dĂ©veloppement de l’élevage laitier et du commerce alimentaire, au milieu du XIXe siĂšcle, le beurre se distingue comme un produit de luxe dont la diversitĂ© des saveurs et l’origine sont valorisĂ©es, tant au niveau rĂ©gional que national et mĂȘme international. 2On verra donc dans un premier temps comment se constitue la hiĂ©rarchie rĂ©gionale des beurres au tournant du XIXe siĂšcle et, en particulier, l’idĂ©e de l’importance des liens entre saveur et origine. Puis on analysera les modifications apportĂ©es dans la gĂ©ographie rĂ©gionale du beurre par les progrĂšs techniques et en particulier la naissance de la microbiologie et de l’industrie laitiĂšres, ainsi que les contestations » ou dĂ©bats » que soulĂšve l’adoption de certains progrĂšs techniques en termes de qualitĂ© liĂ©e Ă  l’origine. Enfin, dans un troisiĂšme temps, on envisagera la mise en valeur de la diversitĂ© des crus rĂ©gionaux français dans l’entre-deux-guerres et cela dans le contexte lĂ©gislatif de cette pĂ©riode ainsi que les contextes juridique et sociĂ©tal. On verra comment la valorisation de la diversitĂ© des crus de beurre participe Ă  la constitution de clichĂ©s sur la supĂ©rioritĂ© de la France. L’affirmation d’une hiĂ©rarchie rĂ©gionale des saveurs du beurre 3Avant l’usage gĂ©nĂ©ralisĂ© du froid au milieu du XIXe siĂšcle, le beurre Ă©tait un produit pĂ©rissable. Difficile Ă  transporter, le beurre une fois fabriquĂ© rancit trĂšs vite. On le sale plus ou moins, ou on le fait fondre et on le conserve dans des pots en grĂ©s... Les beurres les plus renommĂ©s sont ceux qui arrivent frais ou le moins salĂ© possible sur les marchĂ©s de consommation et dont l’arĂŽme peut ainsi mieux s’exprimer. Ainsi se dessine une hiĂ©rarchie des crus de beurre selon la fraĂźcheur du produit. Une hiĂ©rarchie de la qualitĂ© qui repose sur la provenance des beurres 4Cette hiĂ©rarchie dĂ©pend Ă©galement des aires de production, et en particulier du degrĂ© de spĂ©cialisation des exploitations agricoles. La qualitĂ© du beurre est liĂ©e Ă  la quantitĂ© fabriquĂ©e par l’exploitation plus on en produit, plus la crĂšme est barattĂ©e souvent, moins vite rancit le beurre. DĂšs cette Ă©poque, on dĂ©bat dans les ouvrages de laiterie et d’économie domestique de la qualitĂ© des beurres. La couleur intervient en premier, elle doit ĂȘtre jaune riche, c’est gĂ©nĂ©ralement celle du beurre fourni pendant le printemps par les vaches en bonne santĂ©, nourries dans de bons pĂąturages et qui a Ă©tĂ© fabriquĂ© avec soin carotte, souci... » collectif, 1844, puis vient l’odeur qui doit ĂȘtre douce, agrĂ©able, lĂ©gĂšrement aromatique ». Enfin, la saveur est importante Celle du beurre frais est douce et agrĂ©able, onctueuse, dĂ©licate et fraĂźche » idem. C’est le paramĂštre le plus variable puisqu’il change avec les saisons, l’animal et beaucoup d’autres causes » idem. La consistance en dernier lieu est souvent un indice de bonne fabrication » ibid.. 5On rappelle, dans ces ouvrages, l’importance de l’origine Si la propretĂ©, les soins assidus exercent une grande influence sur la qualitĂ© du beurre, il est notoire que la nature du sol, son exposition et le choix des aliments contribuent Ă©galement Ă  la supĂ©rioritĂ© ou Ă  la mĂ©diocritĂ© de cette denrĂ©e » MoriĂšre, 1877, p. 17. 6La pĂąte, quant Ă  elle, prĂ©sente une synthĂšse du sol, des pĂąturages, de l’alimentation et, jusqu’à un certain point du milieu. Elle est, en un mot, le trait d’union entre le sol et son produit » Dornic, 1909, p. 600-604. 7La hiĂ©rarchie de la qualitĂ© dĂ©pend donc essentiellement du rapport au pays et Ă  la provenance » et rĂ©pond aux exigences des consommateurs. Elle aboutit Ă  une reconnaissance par le prix dans les villes-marchĂ© et en particulier sur les Halles de Paris. Les beurres sont cotĂ©s en fonction de leur provenance et on leur donne le plus souvent le nom de la ville oĂč se tient le marchĂ© de gros beurre de Gournay, beurre d’Isigny.... Aussi comme l’explique Louis Figuier dans Les Merveilles de l’industrie Le beurre d’Isigny, auquel il faut joindre celui de la Bretagne, dit de la PrĂ©valais, et celui de Gournay, sont les plus renommĂ©s de France,... » Figuier, 1876, p. 162-163, ce que corroborent tous les auteurs d’ouvrages de laiterie ou la statistique du prĂ©fet Husson Husson, 1873. La suprĂ©matie des beurres normands face aux autres bassins beurriers » 8Jusqu’en 1870, nul ne songe Ă  contester la prééminence normande. Elle est essentiellement le fait du pays de Bray et du Bessin avec les beurres de Gournay et d’Isigny. Bien fabriquĂ©s, d’une grande rĂ©gularitĂ©, mais chers, ils satisfont les amateurs les plus exigeants, une clientĂšle urbaine aisĂ©e, et fournissent les marchĂ©s parisien et londonien. Il n’est pas rare que des recettes exigent le beurre d’Isigny comme condition sine qua non d’une pleine rĂ©ussite. Quant aux Britanniques, ils semblent l’avoir particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© Ă  l’heure du thĂ©. 9Les deux grands bassins beurriers » normands, Bray et Bessin, font figure de modĂšle pour les soins accordĂ©s Ă  la fabrication du beurre. Les grandes exploitations normandes ont rompu trĂšs tĂŽt avec l’autarcie traditionnelle. DĂšs le dĂ©but du XIXe siĂšcle le prĂ©fet Cambry en parcourant le pays de Bray note Les beurreries de ces grandes fermes sont de vĂ©ritables usines agricoles. Elles comprennent le plus souvent de 20 Ă  60 hectares de prairies. Les quantitĂ©s de lait traitĂ©es sont suffisamment importantes pour justifier l’entretien de vastes laiteries oĂč, outre la patronne, travaillent de nombreuses servantes ». 10D’autres auteurs expliquent que dĂšs le milieu du XIXe siĂšcle les laiteries des grandes fermes sont spĂ©cialement amĂ©nagĂ©es pour conserver chaleur en hiver et fraĂźcheur en Ă©tĂ©. Jules MoriĂšre, un agromane normand, qui consacre de nombreuses pages au beurre dans la revue de la SociĂ©tĂ© d’agriculture de Normandie, s’attarde Ă  dĂ©crire les soins donnĂ©s aux vaches, l’attention portĂ©e aux matĂ©riels, l’entretien mĂ©ticuleux des locaux... 11Autre grand foyer de production, la Bretagne prĂ©sente pourtant un visage diffĂ©rent. Presque toutes les fermes produisent du beurre mais les quantitĂ©s par exploitation sont faibles. Dans cette rĂ©gion de production, les fermes ne possĂšdent qu’exceptionnellement un local destinĂ© Ă  la laiterie. Laits, crĂšmes et beurres sont conservĂ©s dans des espĂšces de huches rectangulaires placĂ©es au milieu de la cuisine ». Les beurres sont presque toujours salĂ©s, ce qui en assure la conservation pendant la durĂ©e du transport. Les beurres salĂ©s sont apprĂ©ciĂ©s pour leur saveur propre, ceux des environs de Saint-Brieuc et de Rennes comptent parmi les plus estimĂ©s. Les principaux dĂ©bouchĂ©s sont Paris et les marchĂ©s anglais. 12Il est d’autres rĂ©gions oĂč la fabrication du beurre revĂȘt une importance Ă©conomique certaine. C’est le cas du Nord industriel dont la population est particuliĂšrement attachĂ©e Ă  la consommation de beurre. La Bresse est aussi renommĂ©e pour ses beurres largement apprĂ©ciĂ©s sur le marchĂ© lyonnais. 13D’autres beurres sont qualifiĂ©s de petits beurres et retiennent peu l’attention des amateurs, ce sont, comme l’écrit le prĂ©fet Husson Ă©voquant les mets arrivant dans la capitale en 1870, des beurres prĂ©parĂ©s en morceaux ou en mottes, de formes diverses, que l’on rĂ©unit dans de grands paniers, sans les envelopper de linges. Ils se fabriquent dans les dĂ©partements de l’Aube, de l’Eure-et-Loir, d’Indre-et-Loire, de Maine-et-Loire, de la Sarthe, de la Marne, de la Seine-et-Marne, etc. » Ibid.. Une qualitĂ© et une origine qui s’affirment par le biais des concours 14Les beurres de crus se vendant chers, leur aire de production s’étend rapidement. Ainsi la fabrication du beurre de Gournay atteint les villages des plateaux qui bordent le pays de Bray, des agriculteurs du Vexin s’y essaient Ă©galement Delfosse, 1991, p. 4-17. Une telle extension n’est pas sans rĂ©percussion sur la qualitĂ© et sur les prix. TrĂšs vite les agromanes et les sociĂ©tĂ©s d’agriculture s’émeuvent de cette situation et exigent que les beurres des marges soient distinguĂ©s des beurres du cƓur de l’aire de production, ne serait-ce que par le terme de façon-Gournay ». 1 Sur l'importance et le rĂŽle des concours voir Jean-Luc Mayaud, 1991. 2 Industrie laitiĂšre, 1906 courrier de M. de Saint-Quentin Ă  l'attention de M. Marsais sur le nom d ... 15Les concours sont les lieux oĂč apparaĂźt l’excellence des beurres et oĂč s’exerce le contrĂŽle collectif des Ă©lites agricoles1. LĂ , joue l’émulation entre producteurs, lĂ  se diffusent les progrĂšs et amĂ©liorations Ă  apporter Ă  la production, lĂ  se construit une qualitĂ© collective ». On y fait reconnaĂźtre la supĂ©rioritĂ© de l’origine. C’est Ă  l’occasion de la dĂ©finition des droits Ă  concourir dans la catĂ©gorie des beurres de grands crus que se formule une des premiĂšres exigences sur la protection et la dĂ©finition de l’origine des beurres. Aussi, un agromane producteur de beurre d’Isigny demande-t-il Ă  la commission qui gĂšre le concours gĂ©nĂ©ral agricole de ne pas Ă©tendre aux rĂ©gions du voisinage le droit de donner Ă  leur produit un nom, qui jusqu’alors appartenait en propre Ă  une rĂ©gion nettement dĂ©terminĂ©e » car ce serait porter prĂ©judice aux producteurs qui exploitent, et cela souvent depuis de longues annĂ©es, une marque d’origine Ă  l’égal d’une marque de fabrique » ; cela aboutirait Ă©galement, selon lui, Ă  diminuer la valeur des produits de cette rĂ©gion »2. 3 DĂšs 1860, les archives dĂ©partementales du Calvados tĂ©moignent de l’importance et de la rĂ©gularitĂ© d ... 16Le concours gĂ©nĂ©ral de Paris revĂȘt une importance particuliĂšre. Les diffĂ©rents crus rĂ©gionaux s’y mesurent, s’y donnent Ă  voir et y affirment leurs ambitions sur le marchĂ© international. Hors du dĂ©bat français qu’en est-il, en effet, de la reconnaissance du goĂ»t et des saveurs de beurre ? Vers 1860 la France est une puissance » exportatrice de beurre ; de beurres fondus vers le BrĂ©sil par exemple3, mais aussi de crus renommĂ©s sur le marchĂ© de connaisseurs que sont les Anglais. 4 L'industrie laitiĂšre de 1907. C’est l’Anglais qui, avec son thĂ©, son ’toast’ et ses muffins’, est le Client le plus important des marchands de beurre du monde »4. Le dĂ©veloppement de l’industrie laitiĂšre une remise en cause des critĂšres de qualitĂ© et de la carte rĂ©gionale des crus 17À partir du dernier tiers du XIXe siĂšcle, les progrĂšs scientifiques et techniques dans le domaine de la laiterie, ainsi que ceux du transport et du commerce bouleversent la hiĂ©rarchie des beurres rĂ©gionaux. Le dĂ©veloppement de l’industrie du beurre et l’évolution de la gĂ©ographie rĂ©gionale du beurre 18L’écrĂ©meuse centrifuge est l’innovation qui, dans le cas du beurre, a rendu possible Ă  partir du dernier tiers du XIXe siĂšcle tous les progrĂšs ultĂ©rieurs Figure 1. Elle facilite le travail, augmente les rendements et rĂ©volutionne la laiterie en garantissant au beurre une fraĂźcheur jusque-lĂ  compromise par une trop longue exposition de la crĂšme Ă  l’air. La durĂ©e de l’écrĂ©mage est, en effet, ramenĂ©e d’une journĂ©e Ă  une heure. Dans le mĂȘme temps les barattes s’amĂ©liorent et traitent des quantitĂ©s croissantes de crĂšme. Les techniques d’écrĂ©mage centrifuge sont rĂ©guliĂšrement amĂ©liorĂ©es on a recours Ă  la vapeur comme force mĂ©canique pour faire tourner les centrifugeuses et travailler de plus grandes quantitĂ©s. L’usage de ces machines a des incidences sur les structures de production il est dĂ©sormais possible de traiter de plus grandes quantitĂ©s de lait et c’est alors que naissent les premiĂšres beurreries industrielles » qui collectent le lait de plusieurs exploitations. Cet Ă©quipement suppose une maĂźtrise technique diffĂ©rente du savoir-faire fermier traditionnel transmis au sein de la famille. On distingue dĂ©sormais les beurres fermiers des beurres dits laitiers qui sont produits dans des Ă©tablissements industriels beurreries et fromageries. Ceux-ci naissent un peu partout en France. 19La rĂ©partition des rĂ©gions beurriĂšres se modifie rapidement. La part de la Normandie dĂ©cline sensiblement. Le phĂ©nomĂšne est particuliĂšrement important dans le pays de Bray dont la production ne cesse de dĂ©cliner. Dans cette partie de la Normandie proche de Paris, la fourniture de lait frais pour l’agglomĂ©ration parisienne dont la population ne cesse d’augmenter, s’avĂšre souvent plus intĂ©ressante que la fabrication du beurre. Dans ce mĂȘme pays de Bray, de puissantes industries fromagĂšres Pommel, Gervais se sont dĂ©veloppĂ©es ; des industries qui collectent de plus en plus de lait dans certaines parties du pays de Bray. 20Par ailleurs, la question de la conservation et du transport une fois rĂ©solue, la proximitĂ© cesse d’ĂȘtre un facteur dĂ©terminant de qualitĂ© des beurres. Ainsi les beurres normands se heurtent Ă  l’affirmation d’une nouvelle origine l’origine Charentes ». En effet, Ă  la faveur de la crise du phylloxĂ©ra, qui ruine son Ă©conomie agricole, la rĂ©gion des Charentes adopte une nouvelle orientation agricole fondĂ©e sur l’élevage et la transformation du lait en beurre dans les laiteries coopĂ©ratives. La premiĂšre coopĂ©rative est fondĂ©e Ă  ChaillĂ© en 1888. Le nombre de coopĂ©ratives ne cesse de croĂźtre 19 en 1890, 50 en 1893, 95 en 1900 et la production de beurre d’augmenter 690 000 kg en 1890 Ă  presque 16 millions en 1913. En une dizaine d’annĂ©es, le pays des Charentes a trouvĂ© dans la production du lait et du beurre un profit autrement abondant et rĂ©gulier que celui fourni autrefois par la vigne Pornic, 1906 ; Reverseau, 1925, p. 218. En 1893, les coopĂ©ratives des Charentes ont fondĂ© une association qui organise la vente sur le marchĂ© parisien et qui prend en charge des Ă©quipements collectifs dont le wagon frigorifique. La rĂ©ussite charentaise suscite des Ă©mules dans les rĂ©gions voisines. Aussi la production industrielle » de beurre gagne-telle le Poitou et la Touraine Figure 2. 21Par ailleurs, le dĂ©veloppement de l’industrie laitiĂšre concerne Ă©galement la production fromagĂšre. Aussi, celle-ci se dĂ©veloppe-t-elle dans l’Est dĂ©partements de la Marne, Meuse... autour de fromages comme le brie, ainsi que dans l’Est central autour de la production de gruyĂšre. Les fromageries fabriquent du beurre avec la part du lait destinĂ© au fromage qui est Ă©crĂ©mĂ© saisonniĂšrement, lorsque la production de fromage Ă  pĂąte molle est trop risquĂ©e. 22Toutefois, la petite production individuelle demeure vivante, souvent confortĂ©e par la diffusion d’écrĂ©meuses manuelles. Quelques rĂ©gions sont opposĂ©es Ă  la fabrication industrielle du beurre, comme la Bretagne. En 1937, la production fermiĂšre reprĂ©sente encore 50 % de la production française de beurre. ProgrĂšs techniques et dĂ©bats sur la qualitĂ© du beurre 23Les progrĂšs techniques ne se diffusent pas sans rĂ©sistance et cela au nom du goĂ»t du produit. Les premiers portent sur l’usage de l’écrĂ©meuse centrifuge, qui, en supprimant la phase de maturation de la crĂšme, donne des beurres sans bouquet. On pensa trĂšs vite qu’il fallait laisser les crĂšmes mĂ»rir, c’est-Ă -dire s’acidifier sous l’influence de ferments lactiques. Cependant l’acidification Ă  elle seule n’est pas suffisante pour obtenir le goĂ»t de noisette. Aussi, les Ă©tudes de microbiologie laitiĂšre, une science qui s’affirme en ce dernier tiers du XIXe siĂšcle, cherchent-elles Ă  y remĂ©dier. En 1890, un Danois, Storch a eu l’idĂ©e d’ensemencer la crĂšme avec des ferments qu’il avait isolĂ©s et cultivĂ©s. Ces ferments sont trĂšs vite utilisĂ©s par les industriels danois et allemands, mais ne correspondent pas aux amateurs de goĂ»t français. 24Dans ce contexte il est Ă©tonnant toutefois de constater avec quelle rapiditĂ© les beurres laitiers » des Charentes conquiĂšrent le marchĂ©. Moins chers et produits en plus grand nombre, ils permettent, dans un premier temps, de mettre Ă  la portĂ©e du plus grand nombre de consommateurs une denrĂ©e dĂ©licieuse qu’ils n’avaient pu se procurer jusqu’ici en payant beaucoup trop cher » Perlat, 1904, p. 26. Puis les beurres des Charentes Ă©galent, voire distancent les beurres fermiers de cru. Les cotations en donnent la preuve, ainsi que les rĂ©sultats dans les concours nationaux et internationaux. Aussi, Ă  l’exposition universelle de Milan de 1904 ; sur 9 grands prix d’honneur les coopĂ©ratives des Charentes et du Poitou en remportent 8, sur 31 mĂ©dailles d’or, elles en remportent 20, largement plus que le Calvados qui ne remporte qu’un grand prix d’honneur et 4 mĂ©dailles d’or, la Seine-InfĂ©rieure avec ses beurres de Gournay, n’en ayant que trois. 25À proprement parler, ce n’est pas tant le goĂ»t qui en fait une nouvelle origine apprĂ©ciĂ©e, mais les qualitĂ©s de leur pĂąte et leur conditionnement Les beurres charentais ont une pĂąte plus sĂšche, plus consistante ; de plus, ils voyagent dans des wagons frigorifiques installĂ©s et entretenus de glace aux frais des coopĂ©ratives, ils arrivent ainsi sur le marchĂ© dans des conditions bien plus favorables que les nĂŽtres [c’est un Normand qui parle], ils se tiennent mieux et ne subissent jamais d’altĂ©ration au cours de route » Anonyme, 1906. 26La rĂ©sistance aux progrĂšs technologiques se fait Ă©galement au nom des usages locaux, loyaux et constants qui ont fait la renommĂ©e des grands crus de beurres fermiers. Ainsi le prĂ©sident de la Chambre syndicale des marchands de beurre, Ɠufs et crĂ©miers de Paris dĂ©plore dans un article consacrĂ© aux beurres surfins de Normandie que les fermiers possesseurs de grandes marques de crus, ceux-lĂ  mĂȘmes qui ont rĂ©pandu de façon mondiale le renom des beurres du Bessin » ne soient plus citĂ©s en exemple et incitĂ©s Ă  conserver leurs procĂ©dĂ©s traditionnels de fabrication. Et l’auteur de souhaiter le dĂ©veloppement d’un enseignement de laiterie qui apprendrait certes les mĂ©thodes nouvelles, mais aussi les vieux procĂ©dĂ©s. Aussi compare-t-il les beurres d’Isigny de cru aux grands vins qui font la gloire de nos vignobles », pour lesquels les vieux procĂ©dĂ©s de vinification ont Ă©tĂ© conservĂ©s en tenant compte des progrĂšs scientifiques », c’est donc un plaidoyer pour que l’on conserve, Ă  des pays comme la rĂ©gion de Bayeux et d’Isigny, les procĂ©dĂ©s locaux grĂące auxquels les produits de ces pays ont acquis une notoriĂ©tĂ© si mĂ©ritĂ©e » BouchĂ©, 1908, p. 133. 27Le dĂ©bat sur les liens entre progrĂšs technologiques et qualitĂ© des beurres reprend, dans l’entre-deux-guerres, notamment Ă  partir du moment oĂč les beurres issus de crĂšme pasteurisĂ©e commencent Ă  se diffuser. En effet, le lait Ă©tant porteur du virus de la tuberculose, l’amĂ©lioration de la qualitĂ© hygiĂ©nique des produits laitiers participe Ă  la lutte contre cette maladie. La pasteurisation du lait et des produits laitiers apparaĂźt donc nĂ©cessaire. Afin de rĂ©duire les risques en matiĂšre d’hygiĂšne et d’amĂ©liorer la durĂ©e de conservation des beurres, les spĂ©cialistes prĂ©conisent non seulement le dĂ©veloppement de la production du beurre en laiteries, mais surtout la gĂ©nĂ©ralisation de la pasteurisation des crĂšmes. Toutefois, celle-ci n’a pas que des partisans et elle remet Ă  l’ordre du jour la question de l’origine de l’arĂŽme qui s’était dĂ©jĂ  posĂ©e Ă  la fin du XIXe siĂšcle, lorsque l’écrĂ©mage centrifuge s’était substituĂ© Ă  l’écrĂ©mage spontanĂ©. En effet, la pasteurisation ayant pour effet de dĂ©truire pratiquement toute la microflore des crĂšmes, il est nĂ©cessaire, afin d’obtenir un dĂ©veloppement suffisant de l’arĂŽme, de les rĂ©-ensemencer avec des ferments sĂ©lectionnĂ©s sur des beurres ayant obtenu des rĂ©compenses aux concours. 28Il reste que les producteurs dont la marque est rĂ©putĂ©e, des commerçants en gros et des restaurateurs rĂ©sistent Ă  la diffusion de la pasteurisation. Les spĂ©cialistes de laiterie eux-mĂȘmes reconnaissent que les beurres pasteurisĂ©s n’ont pas la mĂȘme finesse que les beurres crus tout en dĂ©nonçant la rapiditĂ© avec laquelle le goĂ»t de rance se dĂ©veloppe chez les beurres de fermentation spontanĂ©e Daire, 1913, p. 431. 5 "La production beurriĂšre de la France", dans l'Office national de propagande du lait, beurre et fro ... 6 Annales de la crĂ©merie, 1937. 29Le dĂ©bat sur la pasteurisation rĂ©actualise l’ancienne hiĂ©rarchie des petits » et des grands » beurres de cru, dont le beurre charentais fait dĂ©sormais partie. Ainsi, Paul Mercier, prĂ©sident de l’Association centrale des laiteries coopĂ©ratives des Charentes et du Poitou voit dans la pasteurisation l’occasion d’amĂ©liorer la qualitĂ© des petits beurres », issus de rĂ©gions oĂč la nature n’a pas donnĂ© au lait un arĂŽme particuliĂšrement dĂ©licat », mais il reste trĂšs rĂ©servĂ© quant Ă  son utilisation pour les beurres de cru5. De mĂȘme, on peut lire dans un article de la revue syndicale des crĂ©miers Ă  propos de la standardisation rĂ©clamĂ©e par certains » et qui est celle de la pasteurisation, que pour Dieu, laissez au beurre charentais sa contexture, au beurre normand sa finesse et son parfum, au beurre breton sa saveur particuliĂšre, et ne nous faites pas un beurre uniforme dans tout le pays ; ce serait aller vers une dĂ©ception gĂ©nĂ©rale »6. DĂ©fendre la diversitĂ© des crus de beurre dans l’entre-deux-guerres 30Dans l’entre-deux-guerres les progrĂšs scientifiques et techniques se poursuivent et se diffusent. Alors que la production demeure majoritairement fermiĂšre, l’industrie s’affirme. Le secteur laitier, comme la plupart des filiĂšres agroalimentaires, s’organise, notamment Ă  la suite de la crise de 1929. Et il semble qu’entre amĂ©liorer une production standard et valoriser la diversitĂ© et l’origine, les spĂ©cialistes de laiterie et les politiques » hĂ©sitent. Il reste qu’avec la crise de 1929 qui touche de plein fouet le commerce du beurre, tant sur le marchĂ© intĂ©rieur, qu’extĂ©rieur, il convient de valoriser le beurre. En effet, si la France jouissait d’une bonne position sur le marchĂ© international des beurres autour des annĂ©es 1870 Ă  1880, tel n’est plus le cas. La valorisation passe par celle de la diversitĂ© et de la dĂ©fense des crus. Elle s’inscrit Ă©galement dans le contexte juridique qui est celui de la promulgation de la loi dite d’organisation et d’assainissement du marchĂ© du lait et des produits laitiers » de 1935. Cette loi institue un ComitĂ© central du lait, ancĂȘtre des interprofessions actuelles. Elle cherche Ă©galement Ă  dĂ©velopper la consommation intĂ©rieure en renforçant le rĂŽle du ComitĂ© de propagande des produits laitiers créé en 1932 par les organisations laitiĂšres. DĂ©fendre son origine 31Sur le plan juridique c’est la loi de 1905 sur la rĂ©pression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrĂ©es alimentaires et des produits agricoles » et les lois et dĂ©crets la prĂ©cisant qui avaient ouvert le dĂ©bat sur la dĂ©finition et la protection des grands crus beurriers. Il s’agissait de garantir au consommateur que sous le mĂȘme nom il trouverait toujours le mĂȘme produit, ce qui supposait que soit dĂ©finie la nature habituelle des denrĂ©es que l’acheteur a en vue » Roux, 1913, p. 37-49. Elle protĂ©geait non seulement le consommateur, mais aussi les producteurs contre les concurrences dĂ©loyales. La loi Ă©tait complĂ©tĂ©e par des dĂ©crets dĂ©finissant les grands types de produits alimentaires comme le beurre, l’huile, le vin, le fromage, etc., et dans un deuxiĂšme temps l’huile d’olive, l’huile de colza... Mais c’est essentiellement par la loi de 1935 que l’on rĂ©glemente la question de la provenance et de l’origine des beurres et cette fois trĂšs clairement au nom de la fraude plus qu’au nom des liens entre saveur et origine. Art. 10 Le beurre vendu comme provenant d’un pays ou d’une rĂ©gion doit provenir exclusivement du dit pays ou de ladite rĂ©gion ». 32Par ailleurs, face aux mĂ©langes de beurres de provenances diverses que pratiquent certaines maisons, tout en leur gardant un nom d’origine prestigieuse, l’article 11 de cette loi prĂ©cise que le mĂ©lange des beurres de provenances diverses ne pourra pas ĂȘtre vendu avec mention d’origine ». 33Dans un contexte corporatiste, les producteurs de beurres de cru s’organisent en dĂ©posant une marque syndicale qui leur permet de dĂ©finir et de dĂ©limiter l’aire de production du produit. Aussi, les coopĂ©ratives des Charentes, toujours fĂ©dĂ©rĂ©es au sein de leur association crĂ©ent-elles en 1930 une Union des laiteries de l’Association centrale. Cette union, au statut de syndicat, a pour objet la crĂ©ation et la dĂ©fense des marques destinĂ©es Ă  donner aux beurres des laiteries syndiquĂ©es, tant en France qu’à l’étranger, une garantie d’origine en mĂȘme temps qu’à en certifier les conditions de fabrication. Le syndicat avait fait commissionner un agent syndical plus spĂ©cialement chargĂ© de rĂ©primer les fraudes sur les beurres et notamment les fausses origines. 34De mĂȘme en Bresse oĂč les coopĂ©ratives beurriĂšres se multiplient, Ă  l’instar du modĂšle charentais, leurs organisateurs prĂŽnent la crĂ©ation d’une marque collective garantissant non seulement une qualitĂ© mais la provenance beurre de Bresse. 35À Isigny, on tente aussi de se fĂ©dĂ©rer, mais les structures de production sont plus hĂ©tĂ©rogĂšnes producteurs fermiers, maisons de nĂ©goce, laiteries privĂ©es, laiteries coopĂ©ratives... Les conflits revĂȘtent surtout un caractĂšre corporatiste, aussi est-ce au sein d’un syndicat groupĂ© autour de ce qui deviendra la laiterie coopĂ©rative d’Isigny-Sainte-MĂšre qu’une marque collective dĂ©fendant la provenance Isigny est dĂ©posĂ©e. 36Plus on avance, plus la question des goĂ»ts de beurres et des origines des beurres dĂ©passe un cadre strictement agricole. Cette question mĂȘle dĂ©sormais dĂ©bats scientifiques et arsenal juridique. Elle a Ă©galement des rĂ©sonances rĂ©gionalistes. Reconnaissance et valorisation gastronomique des diversitĂ©s rĂ©gionales des saveurs et des goĂ»ts 37Ainsi, lors de la Grande semaine du beurre organisĂ©e en 1935 par le ComitĂ© national du lait, on compte, parmi les animations, une fĂȘte enfantine organisĂ©e Ă  Montmartre. Un char de beurre a dĂ©filĂ© dans les rues du Vieux Montmartre, ce char Ă©tant prĂ©cĂ©dĂ© des reprĂ©sentants des provinces françaises en costume. Ainsi, le beurre est associĂ© Ă  la richesse et Ă  la diversitĂ© des provinces françaises. Ce dĂ©filĂ© de reprĂ©sentants des provinces françaises en costume doit ĂȘtre mis en rapport avec le contexte folkloriste et rĂ©gionaliste des annĂ©es trente. Il ne faut pas oublier, en effet, que la France qui accueille l’exposition universelle en 1937 Ă  Paris a choisi de se prĂ©senter sous l’angle de la diversitĂ© de ses provinces. Cette exposition est Ă©galement couplĂ©e avec un congrĂšs international de folklore et des manifestations gastronomiques Ă  caractĂšre rĂ©gionaliste. 38Avec l’intĂ©rĂȘt portĂ© aux diffĂ©rences rĂ©gionales, des publications Ă©tudient les pratiques rĂ©gionales de consommation. Les folkloristes, associĂ©s aux historiens et aux gĂ©ographes, lancent de grandes enquĂȘtes sur les traditions et en particulier une enquĂȘte sur les graisses de cuisine. Albert Demangeon dans sa gĂ©ographie de la France souligna l’absence de consommation de beurre dans la France du Sud-Ouest, alors qu’il insiste sur l’importance de la consommation de beurre dans la France du Nord Tout fermier flamand fabrique son beurre chez lui ; il le vend sur les marchĂ©s locaux, oĂč les preneurs sont foule. Chaque jour et Ă  chaque repas, le beurre figure dans le rĂ©gime des paysans et des ouvriers. Dans le bissac du travailleur des champs et du mineur, la mĂ©nagĂšre prend soin de placer l’épaisse tartine de pain sur laquelle, au moment du repas, il Ă©tale son beurre » Demangeon, 1946, p. 242. 39De mĂȘme Pierre Souchon, un professionnel du lait, explique, au dĂ©but des annĂ©es quarante, les archaĂŻsmes » de la production de beurre dans le Nord, et en particulier le maintien et le poids des fabrications fermiĂšres et de vente directe, par les habitudes de consommation. Il montre l’attachement de la population du Nord au beurre et poursuit Dans ce tableau apparaĂźt l’aspect rĂ©el du dĂ©partement au point de vue laitier celui d’une rĂ©gion fermiĂšre Ă  qui n’échappe mĂȘme pas l’arrondissement le plus agricole et le moins peuplĂ©, celui d’Avesnes. Il est dĂ» au fait de la coexistence l’un prĂšs de l’autre d’une production agricole et d’une population abondantes, dont les goĂ»ts, façonnĂ©s par l’habitude, s’adaptent sans effort aux particularitĂ©s des produits ce terroir qu’ils ne dĂ©sirent pas voir changer, fĂ»t-ce pour s’amĂ©liorer » Souchon, 1941. 40Cet attachement gĂ©nĂšre aussi des formes de vente qui perdurent et vont se maintenir trĂšs tard dans la rĂ©gion du Nord la vente directe, ainsi que le rĂŽle des malaxeurs-vendeurs... Le gĂ©ographe Pierre Deffontaines, qui a enseignĂ© Ă  la chaire de l’universitĂ© catholique de Lille et qui porte un intĂ©rĂȘt particulier aux petits mĂ©tiers, s’est lui aussi intĂ©ressĂ© au commerce du beurre dans un article qu’il a consacrĂ© aux colporteurs d’une petite rĂ©gion au Sud de Lille Deffontaines, 1937. 41Revenons Ă  Albert Demangeon et Ă  son tour de France agricole ». Il Ă©voque l’importance de la production de beurre en Bretagne et souligne la particularitĂ© de cette production rĂ©gionale et ses liens avec les habitudes de consommation locales. Il explique ainsi que pour conserver le beurre on a pris l’habitude de le saler, de sorte que l’on ne consomme guĂšre dans le pays que du beurre salĂ© » Demangeon, 1946, p. 226. À cette production bretonne, il oppose la qualitĂ© des beurres normands pour lesquels il Ă©voque mĂȘme la notion de crus renommĂ©s » assimilant le beurre au cidre auquel il a consacrĂ© un long dĂ©veloppement Ibid., p. 226. Il n’oublie pas d’évoquer la qualitĂ© des beurres des Charentes Avec la crĂšme on fabrique un beurre fin et dĂ©licat, de bonne conservation, renommĂ© sur le marchĂ© de Paris » Ibid., p. 291. Il reconnaĂźt donc les spĂ©cificitĂ©s rĂ©gionales en matiĂšre de beurre, ce qui participe de la diversitĂ© de la France. DiversitĂ© des beurres, diversitĂ© de la France 42Le thĂšme cher aux gĂ©ographes de la diversitĂ© de la France se retrouve aussi dans les milieux professionnels agricoles pour justifier la diversitĂ© des beurres français ; une diversitĂ© qu’il convient de valoriser dans le contexte Ă©conomique et international difficile qui est celui des annĂ©es trente. Il convient surtout d’afficher sa diffĂ©rence face Ă  la concurrence danoise qui ne cesse de se dĂ©velopper. Les Danois vendent sous une mĂȘme marque un beurre pasteurisĂ© aux qualitĂ©s standards. La qualitĂ© du beurre danois repose donc sur un goĂ»t unique et constant, certifiĂ© par une origine danoise. Cela lui permet, dans l’entre-deux-guerres, d’ĂȘtre payĂ© plus cher que le beurre des autres pays. DĂšs lors, affirmer la supĂ©rioritĂ© de la France en matiĂšre de goĂ»t du beurre passe par la mise en avant de sa diversitĂ© gĂ©ographique et culturelle. Aussi peut-on lire, dans un article des Annales de la crĂ©merie de 1937, Ă  propos de la standardisation rĂ©clamĂ©e par certains » Y-a-t-il une hĂ©rĂ©sie plus grande que de demander, dans un pays comme la France, pays de diversitĂ©s Ă  tous les points de vue, le goĂ»t unique pour un produit de la terre ». 7 Annales de la crĂ©merie, 1937. 43Cet article reprend ainsi les thĂšmes chers Ă  cette Ă©poque de la diversitĂ© de la France comme source de richesse et de grandeur Non seulement chaque province a son terroir, ses qualitĂ©s et ses dĂ©fauts, mais encore ses productions particuliĂšres »7. On retrouve les termes de province, de terroir qui sont Ă©galement mis en avant par les gastronomes rĂ©gionalistes, comme Curnonsky ou Maurice des Ombiaux, pour affirmer la supĂ©rioritĂ© gastronomique française. 44L’auteur de l’article des Annales de la crĂ©merie ajoute que ce que l’on dĂ©nomme aujourd’hui liens aux lieux » portent en ce qui concerne le beurre », sur la race laitiĂšre et le sol ». Ainsi, Paul Mercier, dans un article consacrĂ© Ă  la production beurriĂšre, dans un ouvrage intitulĂ© La France laitiĂšre Ă©ditĂ© Ă  l’occasion d’un congrĂšs international de laiterie en 1934, affirme-t-il non seulement que le climat de la France est favorable Ă  la production beurriĂšre, mais aussi que la France se caractĂ©rise par une grande diversitĂ© gĂ©ologique qui permet l’élevage de diffĂ©rentes races laitiĂšres. Ces derniĂšres sont elles-mĂȘmes bien acclimatĂ©es sur les sols de leur rĂ©gion d’habitat ». Les vaches se nourrissent de vĂ©gĂ©taux qui poussant sur des terrains aussi divers n’ont pas une composition identique », aussi il est facile de penser que leur action a une influence sur l’équilibre, l’arĂŽme et la composition de la matiĂšre grasse des laits, puis des crĂšmes et enfin des beurres ». L’auteur ajoute ensuite C’est cette situation qui fait dire, avec raison, que la France possĂšde des crus de lait comme elle possĂšde des crus de vins et qu’un lait de Normandie, par exemple est aussi dissemblable, pour un amateur, d’un lait des Alpes qu’un vin de Bourgogne est d’un vin bordelais ; pour les uns comme pour les autres, la qualitĂ© peut en ĂȘtre parfaite, mais les arĂŽmes sont diffĂ©rents ». 45Reste Ă  justifier le passage de ces crus de lait dans les beurres L’arĂŽme des laits Ă©tant particuliĂšrement absorbĂ© par les matiĂšres grasses qu’ils renferment, la France possĂšde des crus de beurre ». 46Les microbiologistes s’en mĂȘlent ; ils dĂ©noncent les pratiques des industriels qui achĂštent leurs ferments aux laboratoires Ă©trangers plus en avance que les Français sur ce point Ne les a-t-on pas vus, toutes ces derniĂšres annĂ©es, s’en aller chercher au Danemark et en Hollande les ferments lactiques destinĂ©s Ă  l’ensemencement de leurs crĂšmes, mĂȘme lorsque les crĂšmes Ă©taient charentaises ou normandes ? » Guittonneau, 1939. 47Cela leur apparaĂźt comme un contresens national. Aussi cet important microbiologiste laitier qu’est Guittonneau, encourage-t-il les savants français Ă  travailler sur les ferments des crus de beurre français. Ces positions sont Ă  considĂ©rer comme une forme de rĂ©action Ă  l’inĂ©luctable normalisation du beurre qui commence Ă  poindre dans les annĂ©es trente. Celle-ci sera effective Ă  partir des annĂ©es cinquante-soixante. Le beurre devient mĂȘme un produit de stockage des excĂ©dents laitiers gĂ©nĂ©rĂ©s par la politique agricole commune Ă  partir du milieu des annĂ©es soixante. 48Que conclure de ce regard rĂ©trospectif portĂ© sur le goĂ»t des beurres français et leurs liens Ă  l’origine ? En premier lieu, il nous apparaĂźt que la reprĂ©sentation qu’on se fait de la France imprime profondĂ©ment la façon d’apprĂ©hender les produits agroalimentaires et leurs liens aux lieux dans les milieux professionnels. C’est donc une question que les gĂ©ographes qui travaillent sur les produits de terroir ne peuvent Ă©luder. Il reste, par contraste, que si l’on considĂšre la production actuelle de beurre en France, la thĂ©matique des crus a presque totalement disparu alors que l’on ne cesse de valoriser la diversitĂ© des produits de terroir locaux et rĂ©gionaux. Sans doute les politiques agricoles des annĂ©es soixante sont-elles en cause, ainsi que la place du beurre dans notre consommation alimentaire.
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